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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 12:36

karachi.jpg 

Si dans les années 1960-1970, l’âge d’or du roman d’espionnage, un auteur œuvrant dans ce domaine de la littérature populaire avait osé imaginer et écrire une telle histoire, nul doute que les lecteurs se seraient extasiés devant une telle trouvaille, l’auraient trouvée extravagante, tout en sachant pertinemment que souvent ces auteurs ne couchaient pas sur le papier des inventions mais des faits souvent occultés.

D’ailleurs le Président de la République n’a-t-il pas décrété, en balayant l’air d’un revers de main négligent, voire limite méprisant, que tout ceci n’était qu’une fable ? Oubliant que toute fable qui se respecte doit posséder en épilogue une morale. Morale qui actuellement n’est toujours pas à l’ordre du jour.

Le 8 mai 2002, onze salariés de la Direction des Constructions Navales (la DCN) de Cherbourg (Manche), perdaient la vie dans un attentat perpétré à Karachi au Pakistan. Ces employés des arsenaux de la Marine française étaient en compagnie d’autres ouvriers dans un bus de la DCN lorsque celui-ci fut percuté par une voiture kamikaze. Bilan : quatorze morts dont onze Français et douze blessés. Aussitôt les instances dirigeantes françaises pointent du doigt les terroristes d’Al Qaida. Ce qui semblait logique après notamment l’attentat aux USA des Twin Towers le 11 septembre 2001. De plus la date du 8 mai n’était pas choisie au hasard, puisque c’est le jour de la commémoration de l’armistice de 1945. Enfin, ce drame c’est déroulé trois jours après la réélection de Jacques Chirac à la présidence française. Tout un faisceau de présomptions qui on s’en rendra compte plus tard arrangeait bien le monde politique aussi bien Français que Pakistanais. Le 13 mai 2002, lors de la cérémonie officielle des victimes de l’attentat, Jacques Chirac déclare : La République honore la mémoire des victimes de ce drame. Elle sait ce qu’elle leur doit et ne l’oubliera pas. Une déclaration à prendre comme toutes les déclarations avec recul et scepticisme. Entre décembre 2002 et janvier 2003 Asif Zaheer et Mohamed Bashir sont arrêtés sous diverses inculpations dont terrorisme. Le 1er avril 2003 débute le procès des deux hommes, ainsi que de cinq autres personnes suspectées de collusion, par contumace. Le 5 mai 2009 Zaheer est acquitté, faute de preuves suffisantes.

Si les familles des victimes étaient invitées tous les ans à l’Elysée, lorsque commencent les suspicions concernant non plus Al Qaida mais de sombres et triviales opérations financières, les fameuses rétro-commissions, les Karachi comme ils étaient appelés deviennent personae non grata. Depuis, tel le monstre du Loch Ness ou le Yéti, cette affaire provoque des vagues, des remous dans les couloirs, et les déclarations fusent de part et d’autres, qualifiant les allégations suggérées par les médias, qui souvent possèdent des sources considérées comme fiables, de mensonges. Et certains hommes politiques se rebiffent, s’offusquent, se vexent, se sentent offensés alors qu’ils n’hésitent pas à accuser leurs « ennemis intimes» de coupables, mettant la présomption d’innocence sous le coude. Pourtant les annonces, édictées à grand renfort de roulement de tambour, souvent contradictoires, que toute la vérité sera étalée au grand jour, fleurissent. Mais dans les faits qu’en est-il exactement ? Le 30 décembre 2008, Magali et Sandrine effectuaient une demande d’audience auprès de Nicolas Sarkozy. Le 20 janvier 2009, Patrick Ouart (ex-conseiller de Sarkozy, considéré par de nombreuses personnes comme un réel second ministre de la justice) leur adresse une fin de non-recevoir, leur expliquant que la séparation des pouvoirs ne permettait pas au Président de la République de s’exprimer sur un dossier en cours d’instruction. Il l’avait pourtant fait en avril 2009 et le refera six mois plus tard à Bruxelles et à d’autres reprises, dans l’affaire Clearstream par exemple. D’autres demandes sont effectuées, et lasses du mépris qui leur est prodigué, elles décident une nouvelle fois en septembre 2009 de renouveler leur demande mais cette fois par voie de presse, sous forme de lettre ouverte. La réponse fut sans appel. Selon Philippe Jacob, qui a eu une conversation téléphonique avec Magali, après de nombreuses tractations, des propositions leur fut faites, dont celle qui était que certaines victimes soient reçues mais sans leur avocat, « On n’impose pas ses choix au Président de la République ». Réponse de Magali « Monsieur le Président a le droit de ne pas nous recevoir en présence de notre avocat… Mais comme nous ne sommes pas encore dans une dictature, nous avons le droit de refuser votre proposition ». En guise de réponse, Jacob lâcha alors cette phrase choquante : « Mais, madame, le Président en a assez que n’importe qui demande audience pour des bobos personnels ». Edifiant non ? Et quelle marque de mépris lorsque l’on se réfère à la proclamation publique qu’avait effectuée le prédécesseur de Nicolas Sarkozy. Ceci n’est qu’un exemple parmi tant d’autres qui nous sont relatés dans ce document, des claques morales assénées par des institutions dont la déontologie, l’éthique pourtant devrait être irréprochable : Préfet (celui qui était en place à l’époque, pas celui qui a été muté suite aux incidents qui ont salué la venue de Nicolas Sarkosy à Saint-Lô en 2009 avec plus de 3000 manifestants, de nombreux blessés et des arrestations arbitraires), dirigeants de la DCN et différents services, assistantes sociales, la liste n’est pas exhaustive. Sans compter les tracasseries en tout genre, les propos choquants, blessants, méprisants, cyniques.


karachiSandrine et Magali, séparément ou ensembles, nous racontent ces huit années de galère, d’espoir, de frustrations, de colères, de ressentiments à l’encontre de personnes qui ne leur offrent que mépris, morgue, dédain, indifférence.

Mais Magali et Sandrine ne s’épanchent pas dans un pathos ou au contraire ne sombrent pas dans une émotivité à outrance, deux sentiments qui pourraient s’avérer hors de proportion et choquer le lecteur. Elles restent dignes. Certains lecteurs trouveront peut-être que notre récit manque de « sentiment » ou d’ « émotion »… Nous n’avons pas pour objectif premier de susciter la pitié, ni même la compassion. Notre but est simplement que chacun puisse se faire une idée de ce qu’est pour nous l’ « affaire Karachi ». Elles préfèrent narrer avec simplicité leur combat, d’autant que, comme elles le précisent, si la piste d’Al Quaida ne leur semblait pas crédible, celle qui relève de la scène politico-financière actuelle ne leur plait pas plus qu’une autre. « Simplement, nous ne voulons pas nous satisfaire de n’importe quelle hypothèse commode pour être soulagées ».

 


Un document à lire sans idée préconçue, sans préjugé, avec objectivité, même si, je le sais, c’est parfois difficile. Un témoignage écrit de l’intérieur dépouillé du parti pris qui anime les propos de certains journalistes. Ce document a été fini d’écrire le 30 septembre 2010, mais l’affaire continue sporadiquement à enflammer l’actualité. Et l'on comprend pourquoi Nicolas Sarkosy tient tient à être réélu. En cas de défaite il perdrait son immunité présidentielle et avec toutes les affaires qu'il détient dans ses poches sous forme de boules puantes...


Magali DROUET & Sandrine LECLERC : On nous appelle les « Karachi ». Editions Fleuve Noir. Novembre 2010.

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 15:39

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- Ce n’est pas risqué de tester un vaccin encore expérimental sur des êtres humains, même si ce sont des détenus ?

- Ce ne sont pas des détenus, seulement des Polonais. Et les Polonais ne sont pas des êtres humains, coupa le Dr Gräfe.

En ce mois d’avril 1943, le professeur Eugen Haagen est décidé à quitter la faculté de médecine de Strasbourg et à continuer ses recherches et ses expériences de virologie au camp de Natzweiler-Struthof. Déjà reconnu mondialement dès le début des années 1930 pour ses travaux sur les virus et la vaccination, après avoir obtenu un contrat à la fondation Rockefeller de New-York, avoir été nobélisable pour ses recherches scientifiques, travaillé dans un Institut à Berlin, il veut poursuivre ses études sur le typhus puis d’autres maladies contagieuses et élaborer un vaccin, non plus à base de bacilles morts mais vivants.

Indisposé par les sarcasmes et les railleries du professeur Jensch, spécialisé en neuropsychiatrie, qui ne ménage pas ses insinuations sur une possible homosexualité, Haagen rejoint donc le camp de Schirmeck, une annexe de Natzweiler-Struthof, avec la recommandation de Heinrich Himmler. Pourtant le professeur August Hirt, spécialiste d’anatomie, n’était pas chaud. En effet haagen.jpgsi Haagen est membre du parti nazi, il est militaire à la Luftwaffe et non membre des SS. Le professeur Hirt est très à cheval sur les principes comme il le rappelle à Himmler : Pourtant les consignes, que vous avez rappelées dernièrement, insistent sur l’obligation d’interdire les camps à toute personne non-SS. A quoi Himmler répond : Nous entrons dans une phase de purification raciale dont le secret doit être gardé impérativement. Seule la SS, l’élite de l’élite, est à même de remplir cette mission. Pour Haagen, nous devons faire une exception. Il aura besoin de cobayes humains pour tester l’efficacité de ses vaccins. C’est une condition pour qu’il ait des résultats au plus vite.

Haagen se révèle un homme distant, hautain, froid, méthodique, imperturbable, flegmatique, dépourvu de sentiment sauf en certaines conditions. En effet afin de mener à bien ses expériences concernant le typhus, de la fièvre jaune, il obtient des cobayes humains, des Polonais, d’où la réflexion placée en accroche de cet article. Mais ces détenus, malades, amoindris, affaiblis, ne résistent pas aux expériences et il fait appel à d’autres sujets, mais il les veut en bonne santé. Evidemment tout est relatif. Ce seront des Juifs, des Tziganes, des Russes. Mais pour cela il demande à ce que son « matériel » soit nourri correctement, au grand dam du responsable du camp et des geôliers.

Une fournée de tziganes est proposée. Ces Tziganes, Allemands naturalisés et issus des forces militaires allemandes, ont été emprisonnés car ne se conformant pas aux critères exigés pour être considérés comme appartenant à la race aryenne. D’ailleurs entre les professeurs Hirt et Haagen, s’établit, non pas une forme de complicité mais une communion de pensée :

- En conséquence, si cela peut sauver notre peuple, il est tout à fait légitime de sacrifier des vies de races inférieures. Vous êtes d’accord, Haagen ?

- Bien sûr que je suis d’accord, je vous l’ai bien prouvé. Je suis prêt à sacrifier sans hésitation et sans faiblesse des centaines d’êtres de races inférieures pour sauver une vie allemande.

Eugen Haagen est arrêté en avril 1945 par les Américains. Les organismes en chasse d’armes nouvelles et de savants nazis étaient fort intéressés par le virologue mais ses travaux n’étaient pas aussi aboutis qu’il le prétendait. Utilisé comme témoin à charge dans le procès des médecins de Nuremberg, il est libéré le 15 juin 1946. Mais à la mi-novembre il est contrôlé par l’armée britannique qui possède un dossier fort accablant à son encontre et il est remis en janvier 1947 aux autorités françaises. Brigitte Crodel, sa fidèle assistante, secrètement amoureuse de lui, tente par tous les moyens de le dédouaner, en vain. Haagen attend durant six ans son procès qui débute le 16 mars 1952 à Metz. Le 24 décembre 1952 il est condamné aux travaux forcés à perpétuité, mais le procès est cassé un an plus tard pour vice de forme. Rejugé par le tribunal de Lyon en mai 1954, il écope de vingt ans de réclusion. Des voix officielles s’élèvent pour demander l’oubli, et en septembre 1955 il est amnistié et libéré. Il épouse enfin Brigitte Crodel et après avoir travaillé de 1956 à 1965 au centre fédéral de recherches de Tübingen sur les maladies virales des animaux, il meurt en 1972.

hirt.jpgLe professeur August Hirt, qui apparait rapidement dans la première partie de ce récit documentaire, est traité longuement dans la deuxième partie du livre.

Hirt vitupère violemment. Il possède une impressionnante collection de crânes humains mais il se désole car il lui en manque une catégorie. Je n’ai pas de crânes de Juifs ! Personne n’en a ! C’est inimaginable ! Mon Institut d’anatomie et les musées regorgent de crânes de singes, d’australopithèques, de néandertaliens, de sauvages des cinq continents, de nègres, d’Arabes, de Chinois, de Japonais, autant comme autant, mais nous n’en avons pas de Juifs. On parle continuellement d’eux, on croit les connaître, et je découvre qu’il n’existe aucune, je dis bien aucune, collection représentative de leur race.

Ce ne sont pas les représentations imagières, les caricatures et autres dessins datant de plusieurs siècles que lui propose le docteur Lehmann qui l’intéressent. Il veut du concret. Cela devient urgent car selon Heinrich Himmler bientôt tous les Juifs auront été rayés de la carte européenne. Et il lui en faut, afin d’affiner ses calculs, ses classifications, afin de pouvoir les débusquer malgré les mixités qui se sont opérées depuis des décennies. Le meilleur moyen selon lui d’en posséder, c’est de s’attaquer aux commissaires politiques russes, des commissaires judéo-bolchéviques. Après les avoir ausculté sous toutes les coutures, peu lui importe quel sera leur avenir. De toute façon ils n’auront pas d’avenir. Car le professeur Hirt, parallèlement à sa phobie, ses envies et ses recherches, travaille sur l’ypérite, ou gaz moutarde (qui pour la petite histoire a été amélioré et exploité par les laboratoires Bayer, lesquels sont à l’origine par le jeu des alliances et rachats de laboratoires, de médicaments tels que l’Aspirine, mais surtout de pesticides dont le plus connu est le Gaucho). Le professeur Hirt est vivement encouragé par Heinrich Himmler à développer ses recherches, lui promettant de le couvrir en cas d’incidents. Mon Reichsführer, je n’ai pas besoin d’être couvert. J’assume entièrement. Je suis un SS, j’adhère à toutes nos valeurs. S’il le faut, pour sauver ne serait-ce qu’un Allemand, je suis prêt à sacrifier un millier de sous-hommes.

Le troisième vbickenbach.jpgolet de cet ouvrage est consacré à Otto Bickenbach, virologue et professeur de biologie à l’Université de Strasbourg, et qui réalisa des expériences sur des détenus de droit commun et des tziganes au camp de Natzweiler-Struthof, utilisant lui aussi la trop malheureusement célèbre chambre à gaz.

Je ne saurais souligner l’importance de cet ouvrage, qui comporte un cahier iconographique, à une période où les valeurs d’humanisme se perdent, où les voix racistes et négationnistes se font entendre de plus en plus fortement. Je ne sais si cela a été fait, mais je suggère à l’auteur, Serge Janouin-Benanti, d’en envoyer au moins un exemplaire à, par exemple, Dieudonné, à la famille Le Pen, au président-candidat et au ministre de l’Intérieur. Nul doute que cette lecture leur serait profitable, à moins que trop engoncés dans leurs idées, ils ne soient pas capables de réfléchir à leurs actes et à leurs paroles.

Serge JANOUIN-BENANTI : Si ce sont des hommes… Médecins de la mort au Struthof. Editions L’Ápart. 300 pages. 20€.

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22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 09:02

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Nous retrouvons notre jeune ami Wiggins, aide occasionnel de Sherlock Holmes. Lorsqu’il ne vend pas les journaux à la criée, il s’occupe à droite ou à gauche, afin de subsister. Depuis que Sherlock Holmes a fait embaucher sa mère comme aide-cuisinière chez les Brazenduke, des nobles qui demeurent dans les beaux quartiers londoniens, Wiggins vit seul à Whitechapel dans la petite chambre qu’il partageait avec sa mère, mais comme celle-ci est logée et nourrie, il n’y a plus de problème de place. De temps à autre il va la voir tout en essayant de ne pas se faire remarquer. Sa mère vient d’attraper une mauvaise bronchite et elle a peur d’être renvoyée. Ne lui a-t-on point signifié que ses gâteaux n’étaient pas aussi bons que d’habitude !

Un matin, alors qu’il vient de se réveiller, il entend du bruit derrière la porte. Il découvre sur le palier, non sans étonnement, une bouteille de lait. C’est bien la première fois que cela lui arrive, car il n’a pas d’argent à dépenser pour ce genre de petites folies. Or, il découvre dans ce flacon un bout de papier qui l’intrigue. Son ami Sherlock Holmes, quoique celui-ci a tendance à l’oublier, à ne pas lui confier d’enquêtes depuis un certain, Sherlock Holmes a besoin de lui. Wiggins doit se rendre dans un pub de Whitechapel, Le Sanglier. Ni une ni deux, Wiggins se rend sur place car il pense que le grand homme est en difficulté. Il ne lui reste plus qu’à visiter le pub en catimini, et il s’engouffre dans la cave. Horreur, un homme est pendu en lequel il reconnait Sherlock. Heureusement il s’agit d’un mannequin qui ressemble à s’y méprendre au détective. Mais un papier signifiant que son ami a été emmené ailleurs ne résout pas le problème. Angoissé, Wiggins entend soudain du bruit. C’est le propriétaire du pub qui descend à la cave et le jeune adolescent s’enfuit par un conduit de cheminée. A peine arrivé sur le trottoir, il a l’impression qu’un hippopotame lui tombe sur le dos. Ce n’est qu’un autre enfant, prénommé Louis, vendeur de chapelets d’oignons de Roscoff. Louis est ce que les Anglais appellent un Johnnie, c'est-à-dire un breton venant durant quelques mois proposer les bulbes bretons aux Londoniens. Louis devient rapidement son ami, d’autant que Wiggins est momentanément fâché à ses compagnons des Irréguliers de Baker Street, notamment Simpson et Jonathan. Wiggins pense que la disparition de Sherlock peut lui réserver de mauvaises surprises, aussi il quitte son petit logement et décide, avec l’accord de Louis, de dormir chez les Johnnies. Louis est un petit futé et il suggère que le patron du Sanglier a quelque chose à cacher. Ce qui va se confirmer par la suite.

Cette nouvelle aventure de Wiggins, qui fait suite à Wiggins et le perroquet muet et à Wiggins et la ligne chocolat, est tout autant une histoire de détection, avec à la clé quelques scènes qui plongent notre héros dans une frayeur bien compréhensible, se révèle être humoristique et empreinte de ces petits riens qui en relèvent la saveur. Ainsi entre Louis et Wiggins, se glissent quelques incompréhensions, des remarques qui fusent encore de nos jours, malgré une ouverture qu’offrent les médias, la mixité, les voyages touristiques et autres. Pourquoi tu n’as pas un prénom comme tout le monde, pourquoi tu ne parles pas anglais, ou français comme tout le monde, etc. Mais c’est l’occasion, malgré ces différents, pour Wiggins et Louis de justement connaître les autres. Autres scène marquante, le combat de chiens et de rats agrémentés par les cris des parieurs. Je rassure tout de suite les âmes sensibles, les scènes ne sont que suggérées, heureusement.

Béatrice NICODEME : Wiggins chez les Johnnies. Editions Syros, collection Souris Noire. 112 pages. 6€. Première édition 2003.

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21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 15:51

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Petit avertissement à l’attention des parents qui surveillent les lectures de leur progéniture et qui seraient interloqués par le titre. Aucune corrélation avec un trait de poudre de cacao sur une table ou un comptoir, à déguster avec une paille puisée dans une menthe à l’eau. Quoique le chocolat soit, parait-il, un euphorisant énergétique. Non, il s’agit tout simplement de l’appellation d’une ligne de bus londonienne, le réseau n’étant pas numéroté mais désigné par des couleurs. Du moins en cette fin de XIXème siècle. Cette petite précision étant apportée, plongeons-nous maintenant dans l’intrigue qui a pour héros Wiggins, le gamin de quinze ans qui assiste Sherlock Holmes lorsque le détective a besoin de ses qualités juvéniles d’observation, de diligence, d’indépendance et ses capacités à pouvoir surveiller un quidam sans se faire repérer.

En ce mois de novembre 1889, le début de l’hiver est rude, peut-être plus à Whitechapel que partout ailleurs à Londres. Le dimanche, Wiggins a l’habitude de se rendre chez le comte de Brazenduke pour rendre visite à sa mère qui est employée comme aide-cuisinière. Ce jour-là, la mère de Wiggins est dans tous ses états. Des objets disparaissent, successivement une carafe à porto, un service à découper le gigot en argent et dernièrement la marquise de la comtesse, une énorme bague de grande valeur. Et comme elle est la dernière arrivée, elle est immédiatement soupçonnée. D’autant que Marjorie, la fille de la maison, affirme l’avoir vue traîner dans les étages. En réalité le comte et la comtesse ont deux enfants, un garçon, Charles, et Marjorie. Mais elle ne sait pas ce qui est arrivé à Charles, car contrairement à sa sœur, il ne vit plus chez ses parents. Il est interdit d’en parler. Peut-être est-il décédé ?

La mère de Wiggins pense que Marjorie a probablement quelque chose à cacher, d’autant qu’elle l’a vue discuter avec un jeune homme à l’allure pas vraiment franche dans une ruelle sise derrière l’hôtel particulier des Brazenduke. Alors Wiggins se met à suivre Marjorie dans ses divers déplacements, ce qui n’est pas facile, mais pour sa mère il ne compte pas sa peine. C’est ainsi qu’il aperçoit la jeune femme qui s’engouffre dans une maison située dans un quartier sinistre. Il se faufile dans l’habitation et remarque qu’elle discute avec trois hommes d’allure patibulaire et qu’il surnomme immédiatement Gueule de Bronze, Porcinet et Jacky, en référence à Jack L’éventreur. Il écoute leur conversation, regarde attentivement un plan que l’un des hommes vient de tracer sur la porte d’un placard, et apprend qu’ils doivent se retrouver sur la ligne chocolat.

Wiggins ne peut raisonnablement pas résoudre cette affaire seul et il narre à Sherlock Holmes les événements auxquels il vient d’être confronté. Le détective prend au sérieux ce que lui raconte Wiggins, mais pas forcément dans l’optique de celui-ci. Autre chose le turlupine, la date du rendez-vous notamment.

Une enquête mouvementée pour Wiggins mais surtout qui démontre que de petits riens peuvent se transformer en grands effets. Et sans le savoir il va aider Sherlock Holmes à déjouer des projets beaucoup plus graves qu’un simple vol. Une lecture agréable, fluide, qui respecte le Canon holmésien et en conclusion une histoire détonante. Un livre pour enfants qui donne envie de lire… aux adultes !

Vous pouvez retrouver mon portrait de Béatrice Nicodème ici ainsi que la première aventure de Wiggins : Wiggins et le perroquet muet.

Béatrice NICODEME : Wiggins et la ligne chocolat. Editions Syros, collection Souris Noire. 94 pages. 5€. Première édition 1995.

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21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 08:45

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Pour une fois ce n’est pas le docteur Watson, le fidèle compagnon et historiographe de Sherlock Holmes qui nous narre une de ces aventures, une des enquêtes du célèbre détective anglais, mais Wiggins, un gamin déluré. Holmes ne pouvait être au four et au moulin, et l’aide apportée par ceux qu’il nommait les Irréguliers de Baker Street, s’avère prépondérante. Des gamins habitués à se faufiler partout, insaisissables, rusés, capables de passer inaperçus dans la foule. Wiggins vit seul avec sa mère et il ne mange pas tous les jours à sa faim. Aussi lorsque le grand homme le quémande, il accourt sachant que contre un coup de main il pourra aider sa mère à faire bouillir la marmite. Ce jour-là, Holmes, débordé par les affaires en suspens, lui demande d’enquêter sur le meurtre d’une jeune danseuse de cabaret retrouvée étranglée. Le fantôme de Jack l’Eventreur rôde encore dans les parages de Whitechapel. Pour seul indice, Wiggins ne dispose que d’une constatation effectuée par Holmes sur le terrain : une trace de pas, ou plutôt une empreinte due à une jambe de bois. Courageux, ne rechignant pas devant le danger, Wiggins se lance sur la piste de l’assassin. Après avoir écrit quelques bons romans policiers pour adultes, Béatrice Nicodème aborde la littérature juvénile, genre au combien difficile. Wiggins et le perroquet muet est habilement construit, fort bien documenté et allie à la description minutieuse de l’époque un humour léger, acidulé comme les bonbons anglais.

Cet ouvrage est le premier d’une série de 5 romans parus aux éditions Syros.

A lire également : Wiggins et la ligne chocolat

Wiggins chez les Johnnies

Wiggins et les plans de l’ingénieur

Wiggins et Sherlock contre Napoléon.

Vous pouvez aussi retrouver un portrait de  Béatrice Nicodème

 Béatrice NICODEME : Wiggins et le perroquet muet. Editions Syros. 5€.

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 13:09

 B.-Nicodeme.jpgNée à Versailles le 26 novembre 1951, dernière d’une famille de six enfants, elle passe son Bac C puis une préparation HECJF parce qu’elle ne savait quoi faire et que ce concours abordait toutes les matières. Seulement les matières étudiées - gestion, marketing, comptabilité - sont aux antipodes de ce qu’elle avait aimé en préparation : littérature, culture générale, etc. Au bout d’un mois d’école, une grippe miraculeuse lui permet de prendre du recul et, après une licence d’allemand et un passage à l’institut des techniques documentaires au CNAM, elle échoue comme secrétaire dans un journal d’informatique où elle découvre le travail de maquettiste. Après un licenciement pour raisons complexes, elle entre comme maquettiste dans le groupe de preNicodeme-Beatrice-Inconnu-De-La-Terrasse-Livre-852999799_ML.jpgsse qui édite "Le Journal de Mickey", "Picsou Magazine" et autres publications destinées à un public juvénile. Sa passion pour le roman policier date de septembre 1964 en lisant Le chien des Baskerville. Elle se souvient encore du vertige ressenti en découvrant les premières déductions époustouflantes de Sherlock Holmes, un mélange de raison et de fantastique, qui donne de la vie une double lecture en apportant à la prosaïque réalité de la vie une dimension imaginaire.

Elle s’’intéresse à la musique, à la cartomancie et à l’irrationnel. Ce n’est donc pas étonnant si l’on retrouve ces thèmes dans ses romans ni si elle invente de nouvelles aventures à son détective préféré. De son premier ouvrage L’inconnu de la terrasse (Editions de l’Instant) elle reconnait qu’elle était "encore bien agrippé à une structure classique que je trouve aujourd’hui un peu figée". Après cette enquête classique au style marabout-de-ficelle, Terreur blanche (Sueurs Froides – Editions Denoël) lui permet de se plonger dans une atmosphère d’angoisse latente, de se renouveler, de peaufiner son écriture et nicodeme.jpgson imaginaire, mais c’est avec Meurtres par écrit puis Défi à Sherlock Holmes (Fleuve Noir) qu’elle trouve définitivement son amplitude.

Outre Conan Doyle et Agatha Christie, elle avoue avoir été influencée, dans le désordre, par Pierre Magnan, L.C. Thomas, Boileau-Narcejac, P.D. James, Ruth Rendell, Patricia Highsmith. Entre autres. Béatrice Nicodème a obtenu le prix du premier concours organisé par la ville de Dinard et le magazine Bonnes Soirées lors des journées littéraires 1996 consacrées à Agatha Christie.

Ensuite elle se tourne vers un autre genre littéraire qu’elle affectionne : le roman historique. Parmi les romans publiés au Masque : Les Loups de la Terreur, La mort du Loup blanc, Le Chacal rouge, La conspiration de l’Hermine ou L’envol de l’Aigle (Collection Labyrinthe). Le suspense est également présent dans ses romans, avec une dose d’intimisme, deux ingrédients que l’on retrouve dans les ouvrages parus dans la conicodeme3.jpgllection Grands Formats du Masque : La tentation du silence, La mort au doux visage ou encore Le venin du pouvoir.

Parallèlement, et peut-être est-ce la prolongation de son travail de maquettiste dans les magazines dits juvéniles, elle écrit des romans pour enfants et adolescents dont la série des Wiggins, le gamin gavroche qui aide Sherlock Holmes dans la résolution de quelques affaires, chez Syros. Elle écrit aussi quelques romans chez Hachette dans la Bibliothèque Mini Rose, dont la série des Enigmes de Futékati, des romans destinés aux lecteurs débutants et dont le principal intérêt est de développer le sens de l’observation. Depuis quelques années elle a produit chez Gulf Stream des romans destinés aux adolescents comme Wiggins et la nuit de l’éclipse, Les gentlemen de la nuit, mais elle est publiée également chez Nathan. Elle est aussi l’auteur en compagnie d’Eric Biville, d’un dictionnaire du roman policier destiné aux enfants, et qui a été édité au Livre de Poche Jeunesse. Un ouvrage de référence qui permet de découvrir l’univers de la littérature policière d’une façon attrayante, comportant de multiples entrées, des auteurs comme Conan Doyle et Agatha Christie, Maurice Leblanc et Emile Gaboriau bien évidemment mais aussi Léo Malet, Didier Daeninckx, James Hadley Chase, Alexis Lecaye, Jean-Patrick Manchette, Ed McBain, et bien d’autres thèmes ayant un rapport avec le roman policier et ses ressorts.

 nicodeme5.jpg

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Published by Oncle Paul - dans Entretiens-Portraits
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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 11:16

De son vrai nom Constant Pettex, Dominique Arly est né le 08 novembre 1915 à Flumet (Savoie), et de parents qui avaient réalisé l’Europe ou presque avant l’heure. Si ses grands parents paternels sont Français, sa grand-mère maternelle est italienne et son grand-père Anglais. Il manifeste tout jeune son goût pour l’écriture. Il remporte à huit ans un concoursarly1.jpg de poésie organisé par Franc-Nohain dans le magazine L’écho de Paris. Son premier titre de gloire consistera en la rédaction d’une composition française en vers lorsqu’il passe son certificat d’études. Non seulement il obtiendra un dix sur dix, mais l’Académie lui décernera pour l’occasion un prix départemental. Tout en continuant ses études au collège à Chambéry, il participe à des concours de poésie, compose des paroles de chanson et rédige son premier ouvrage, un essai, à vingt ans, dont le titre est pour le moins revendicatif : Je veux vivre. Ouvrage signé sous le pseudonyme de Dominique Egleton du nom de grand-père. Il entre à l’Ecole Normale d’Albertville et deviendra tout naturellement instituteur et terminera sa carrière directeur d’école en 1970, à Saint Genix-sur-Guiers, fonction qui était à l’époque nettement plus honorifique que maintenant. Concomitamment à sa carrière d’enseignant, il poursuit une carrière d’écrivain, et après guerre il publie deux romans, toujours sous le pseudonyme d’Egleton, Neige en 1946 et Les feuilles du matin en 1947 aux éditions Lire de Chambéry ainsi qu’une quinzaine de livres pour enfant comme Michou et les carottes,Michou et les épinards ou encore Zoupette et les coquillettes au début des années 1950. Puis il collabore au quotidien Le Progrès, signant de très nombreux reportages et un billet quotidien en première page. Infatigable, débordan

t d’énergie, il est à la même époque lauréat du concours du Meilleur billet littéraire, concours organisé et décerné par l’Education Nationale. Comme si cela n’était pas assez, il s’adonne à quelques passe-temps originaux, comme la construction d’une lunette astronomique afin de pouvoir observer à loisir le ciel. Plus original, il réceptionne des émissions de télévision provenant d’une vingtaine d’émetteurs européens grâce à un appareil multistandard équipé d’un pré-ampli qu’il règle attentivement. Et l’une de ces expériences lui fournira le thème de son roman L’image fantôme dans lequel un homme voit apparaître sur l’écran de son téléviseur l’image de sa femme défunte.

arly2.jpgL’année 1964 s’avère cruciale pour la continuation de la carrière littéraire de Constant Pettex. Il est chargé d’interviewer Frédéric Dard qui est en vacances au bord du lac d’Aigue-Belette et la conversation early6.jpgntre les deux hommes déborde largement du cadre de l’entretien. Ils sympathisent et Frédéric Dard conseille à celui qui va devenir Dominique Arly d’écrire des romans policiers. Un conseil avisé qui ne tombe pas dans l’oreille d’un sourd et en 1966 c’est la parution du premier roman

signé Dominique Arly dans la collection Angoisse : Les revenantes. La même année parait Meurtre en Eurovision dans la collection Spécial Police.

Jusqu’en 1980, Dominique Arly sera l’un des petits maitres du Fleuve Noir, rédigeant quarante-sept romans pour Spécial Police et dix-neuf pour Angoisse. Soit une moyenne de quatre romans par an ! En 1971 et 1972 sa production annuelle sera même d’un roman tous les deux mois. Sa production littéraire ne s’arrête pas au Fleuve Noir car il signe aussi u ne dizaine de romans feuilletons policiers pour des hebdomadaires parisiens, des livres pour enfants comme Un chant dans la forêt, Quelques brins d’edelweiss ou Le Maître de la foudre paru aux éditions GP en 1970. En 1980, alors qu’il quitte le Fleuve Noir (remercié ?), il se tourne vers la littérature érotique et prend un nouveau pseudonyme pour une douzaine d’ouvrages édités chez Phénix (collection Alcôve) puis Eurédif (collections Alcôve et Frivole). Il signe Dominique Egly, contraction de Arly et Egleton. Un autre ouvrage sera signé François Domy chez Eurédif en 1982 (collection Aphrodite). Sa carrière littéraire se clôturera dans le milieu des années  80. Il décède le 8 novembre 2009 à Aoste (38).

Dans un courrier daté de juillet 1972, il précisait : J’ai écrit par goût et pour gagner de l’argent. Depuis quelques années mes ressources supplémentaires n’ont pas été négligeables ; actuellement elles sont évidemment plus importantes que ma pension de retraite. Je travaille méthodiquement, selon des plans, en utilisant aussi bien mes souvenirs personnels arly12.jpgque des documents. J’écris toujours, pour le moment, avec plaisir et facilité. Je ne sais si cela durera. Je suis bien assez occupé et je ne songe pas au cinéma, ni à la télévision où d’ailleurs les portes sont étroites.

Il faut préciser que trois de ses romans, publiés dans la collection Angoisse, ont été adaptés en Bandes dessinées chez Artima/Arédit : Les ailes de flamme, Les revenantes et Comme un sépulcre blanchi.

 

Angoisse 

126 - Les Revenantes

132 - Comme un sépulcre blanchi

145 - Leur âme au Diable

arly10.jpg

 

 arly11.jpg

 

153 - L'Image fantôme  

157 - Le Montre de Green Castle

 164 - Les Grelots de la folie

172 - La Dernière sorcière

 180 - Les Pistes maudites

187 - Les Ailes de flamme

193 - L'Immonde banshee

200 - Maléfique Hermès 

208 - Les Abominables

 215 - Ecrit de l'au-delà

220 - Tout ce qui tombe

224 - La Chair du démon 

236 - La Prison de chairarly8

245 - Le Manuscrit maudit

250 - Perfide Asmodée

258 - Au-delà du cauchemar

  

Spécial Police

556 - Meurtre en eurovision

604 - Les Ficelles du pantin

660 - La Menteuse

 

692 - Feu l'ami Pierrot

717 - Celle qui expia

755 - Votre sale vérité

789 - Crime sous le Mont-blanc

arly7

819 - Au bord du vide

861 - Un Guide pour la mort

880 - Adieu, Isola bella

916 - Chacun sa musique

 932 - Si petite

956 - Plus longtemps mort

981 - La Fille dans le trou

1010 - Faites-moi une fleur

1024 - L'Etoile dans le brouillard

1045 - La Nasse

1059 - Funèbre cavalcade

1079 - Les Nerfs en boule

1097 - Les Créanciers

arly9.jpg

1110 - Le Soleil et la mort

1129 - Une Blonde en noir

1142 - Nouées d'un ruban noir

1156 - Chambre à gaz

1164 - Fugue à Lesbos

1176 - Froide comme du marbre

1199 - Isabelle et la bête

1207 - Les Moulins de Letea

1228 - Le Dernier chèque

1249 - Une Si jolie majorette

1259 - L'Ombre d'Elsa

1275 - On demande un minable

1296 - Drôlement rétro

1312 - Délices au kirsch

1331 - Un Si brave hommearly13.jpg

1354 - Dix filles dans un pré

1367 - Le Forcené

1401 - La Honteuse blessure

1420 - La Grillade du chef

1436 - Les Raisins de la mort

1455 - Une Môme à dessaler

1466 - Un Bon jus bien chaud 

1477 - Le Poignet tailladé

1501 - Une Fleur en hiver

1516 - Les Vieux coffiots

1539 - Stop-bar

1554 - Le Vin mauvais

 

Sous le pseudo de Dominique Egleton :

Editions GParly5

Michou et les carottes (1952)

Zoupette et les coquillettes (1952)

Michou et les épinards (1954)

 

Société Nouvelle Des Éditions G.P.

Collection super 1000 N°40

Un chant dans la forêt (1966)

 

Presses de la Cité

Quelques brins d’edelweiss (1967

 

Sous le pseudonyme de Dominique Egly :

Editions Phénix :

Elles disent toutes oui (Alcôve N°206)arly4

La perverse inconnue (Alcôve N°207)

Adorables patineuses (Alcôve N°213)

Une si belle envie (Alcôve N°214)

De brûlants souvenirs (Alcôve N°217) 

 

Editions Eurédif :

Créatures de rêve (Alcôve N°220)

L’auberge rose (Alcôve N°224)

L’innocent aux mains pleines (Frivole N°129)

Une belle menteuse (Frivole N°132)

Un amour tout nu (Frivole N°136)

Les chichiteuses (Frivole N°141)

Bonne à tout faire (Frivole N°144)

Péchés cachés (Frivole N°147)

 

Si vous désirez découvrir quelques-uns des romans de Dominique Arly, vous pouvez vous rendre sur Action Suspense de l'ami Claude Le Nocher

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Published by Oncle Paul - dans Entretiens-Portraits
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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 14:02

erckmann1.JPG

Lorsque j’ai découvert ce duo de prosateurs, ce fut à l’âge de dix ou onze ans avec un livre de la Bibliothèque Verte qui m’avait été offert lors d’une fête quelconque, Noël ou anniversaire. Il s’agissait d’une compilation titrée Contes choisis et comportait sept histoires aux titres évocateurs : La Taverne du jambon de Mayence, La trompette des hussards bleus, Le vieux tailleur, Le trésor du vieux seigneur, La comète, Les amoureux de Catherine et Les confidences d’un joueur de clarinette. Depuis ces quelques contes, dont plus particulièrement Le trésor du vieux seigneur, me trottinaient dans la tête à intervalles irréguliers mais toujours avec cette pointe de nostalgie propre à ceux qui se souviennent avec émotion de leurs lectures juvéniles.

Aussi c’est une indicible envie, un besoin presque, que j’ai recherché dans le sommaire de erckmann3.JPGl’ouvrage consacré aux Contes fantastiques d’Erckmann-Chatrian, ces titres, et j’en ai retrouvé quelques-uns que je me suis empressé de relire avant même de m’intéresser à la présentation de Jean-Pierre Rioux, préférant exalter mes souvenirs. Un indéfectible plaisir cette redécouverte avec quelques décennies de plus. Bien sûr la lecture est différente, car on ne raisonne pas de la même façon à dix ans ou à soixante ans et plus. Et puis l’expérience de la vie, la connaissance de l’histoire de France et de ses aléas, surtout en ce qui concerne l’Alsace et la Lorraine, apporte un jour nouveau sur certains textes. On en apprécie que plus la saveur qui s’en dégage, mais il me semble inutile de gloser plus longtemps et de vous présenter sans tarder certains de ces contes :

Le trésor du vieux seigneur : Lorsque en ce jour de septembre 1828, Nicklausse, le cocher du libraire Furbach dont l’échoppe est sise à Munich, annonce à son maître qu’il est obligé de le quitter, celui-ci est fort étonné et demande quelques explications car il n’a rien à reprocher à son serviteur. Nicklausse narre alors qu’au cours de la nuit il a eu un étrange songe et qu’il doit partir. Il a rêvé d’un vieux château en ruines et que dans la cave, dans un cercueil, reposait un inestimable trésor. Alors il est bien décidé à vérifier l’authenticité de ce rêve, ce dont il ne doute point. Furbach tente bien de lui expliquer qu’il s’agit sûrement d’une chimère mais après tout l’homme est libre et peu donc aller vérifier si le trésor n’est pas un leurre. D’autant qu’aucun nom de château est lié à ce rêve et que les recherches devraient être longues, si elles se révèlent fructueuses. Lorsqu’il prend sa retraite, Furbach le libraire décide de voyager, afin de compenser le manque d’activité. En 1838, il visite les bords du Rhin à bord d’un bateau et en lisant son guide il remarque qu’il approche de Vieux-Brisach, un lieu chargé d’histoire, un château-fort tombé en ruines, il décide de s’arrêter, et de visiter le site. Et alors qu’il recharge les batteries, c’est-à-dire qu’il dévore un copieux repas, le maître d’hôtel de l’auberge le reconnait : Nicklausse, devenu riche propriétaire et marié à une charmante jeune femme qui lui a donné deux enfants. Nicklausse lui raconte alors son épopée que je me garderai bien de dévoiler, car il faut ménager le suspense et préserver l’intérêt de l’intrigue. Cette histoire figure dans Les contes des bords du Rhin, dont la première édition remonte à 1862.

vieuxbrisach.jpgSi le rêve est à l’origine de ce conte, il en va de même pour par exemple dans Le rêve d’Aloïus. Mais la partie fantastique est quelque peu gommée et l’épilogue est, comment dire, idyllique. Le conte qui suit immédiatement, La Comète, et qui figure dans le recueil Contes populaires, emprunte aux superstitions rurales. Le passage d’une comète est annoncé. Le bruit court depuis quelques mois, une rumeur relayée par des Almanachs, ces ouvrages très répandus et qui étaient appréciés de tous pour des raisons diverses. Et l’issue risque d’être fatale pour les villageois d’Hunebourg. La fin du monde est programmée. Selon un savant parisien, si cette comète existe bien, elle ne devrait avoir aucun effet sur leur avenir. Seulement, comme dans tout village qui se respecte, une vieille femme, un peu sorcière, un peu pythonisse, affirme que cette comète va attirer le malheur. C’est le début de l’affolement général et il est même question d’annuler le carnaval. La conclusion est particulièrement réjouissante et l’on se rencontre qu’il y aura toujours des personnes qui sauront retomber sur leurs pieds, en n’importe quelles circonstances.

Science et Génie, le deuxième recueil de contes à être publié, en 1850, un sculpteur et un scientifique s’affrontent, et les historiettes s’échelonnent comme un jeu de construction. Entre Micaël, le statuaire, et Don Spiridio Doloso, le démoniaque, s’établit une guerre larvée. Micaël est un rêveur, et est amoureux d’Erwinia, la fille d’un seigneur local. Don Spiridio ressemble à un spectre cynique. C’est le combat entre le Bien et le Mal, entre celui qui n’est jamais satisfait de ses œuvres et celui qui se défend d’être un artiste mais qui pourtant soumet à la vue de son meilleur ennemi une sculpture parfaite. La folie va conduire le bal fantastique et nous renvoie implicitement à Shakespeare et à son Roméo et Juliette, avec un emprunt biblique. C’est également une symphonie pastorale qui est présentée au lecteur. Car la nature est toujours présente dans ces contes, une nature apaisante, en apparence. Tout autant par la faune que par la flore. Car L’araignée-crabe, un conte inclus dans Contes fantastiques, nous plonge dans une nature qui pourrait être bénéfique mais qui se révèle effrayante. Les eaux thermales de Spinbronn sont réputées et nombreux sont les touristes qui viennent y chercher un réconfort médical. Jusqu’au jour où la cascade rejette des ossements provenant selon un docteur d’un monde antédiluvien. Mais une jeune fille disparait et d’autres cadavres d’animaux sont régurgités par la cascade. Dans ce conte qui nous fait penser aux histoires de Jean Ray, les Contes du whisky par exemple, figure un personnage qui ferait considérer le couple Erckmann-Chatrian comme des racistes. En effet un jeune médecin parti à Saint-Domingue revient quelques années plus tard avec dans ses bagages une vieille négresse appelée Agathe : une affreuse créature, le nez épaté, les lèvres grosses comme le poing, la tête enveloppée d’un triple étage de foulards aux couleurs tranchantes. Pour l’époque, surtout dans les campagnes, les Noirs étaient une curiosité, et l’appellation de négresse, qui date de 1637, était la dénomination usuelle avant que cela devienne péjoratif par la suite. Erckmann-Chatrian.jpg

Je n’aurais garde d’oublier parmi ces contes deux œuvres majeures, d’Emile Erckmann, puisqu’il fut le principal scripteur, Alexandre Chatrian ayant en charge de trouver les revues et les éditeurs susceptibles de publier leurs écrits, je n’aurais garde donc d’oublier L’illustre docteur Mathéus et Hugues-le-loup, qui auraient être considérés comme des romans mais jugés pas assez conséquents en nombre de pages par les éditeurs et qui ont été intégrés dans des recueils.

Souvent le côté fantastique est tempéré par une touche d’humanisme, et par l’épicurisme prôné par l’auteur et ses personnages. Je ne m’attarderai pas sur le côté d’Emile Erckmann concernant la métaphysique. Seuls comptent la subtilité de ces contes et leur sensibilité feutrée, qui n’emploient pas des effets grandioses, des scènes grandiloquentes et des monstres issus d’un imaginaire torturé comme les auteurs de la fin du XXème siècle, je pense principalement à Clive Barker, mais qui seront l’apanage d’autres romanciers et nouvellistes comme Maurice Renard. Une redécouverte qui ne peut qu’intéresser les lecteurs de 7 à 107 ans.

Vous pouvez également retrouver Erckman-Chatrian dans Gens d'Alsace et de Lorraine.

ERCKMANN-CHATRIAN : Contes fantastiques. Présentation de Jean-Pierre Rioux. Editions Omnibus. 1072 pages. 29 €.

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 13:12

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Erckmann-Chatrian, dont longtemps j’ai cru qu’il s’agissait d’un seul et unique auteur, fait partie de ces romanciers qui ont alimenté nos lectures de jeunesse puisées dans la fameuse et mythique Bibliothèque Verte, aux côtés des Jules Verne, Alexandre Dumas, Hector Malot, Paul Féval et autres romanciers du XIXème siècle. Leur intention était de décrire avec simplicité, amabilité, délicatesse, les petites gens du peuple, d’écrire des ouvrages populaires, populaire dans le bon sens du terme, tout comme Hector Malot le fit avec Sans Famille et En Famille, pour ne citer que les plus connus. Leur priorité est de retracer des histoires du peuple pour le peuple, eux-mêmes étant issus du peuple et le revendiquant à travers leurs ouvrages dont le décor est le terroir natal.

Dans L’Ami Fritz, c’est un hobereau de la petite ville de Hunebourg qui tient la vedette. Fritz Kobus est à plus de trente ans encore célibataire. Son père juge de paix décédé quinze ans auparavant lui a légué un riche héritage composé d’une belle maison, d’une ferme et de pas mal d’écus placés sur de solides hypothèques. Alors il se contente de vivre en épicurien, obéissant à trois règles simples qu’il s’est édictées : éviter de devenir trop gras, de prendre des actions industrielles et de se marier. Et il a réussi à ne jamais contrevenir à ces prises de position, malgré les avances de son vieil ami le rabbin David Sichel qui lui a déjà proposé de convoler en justes noces, lui ayant présenté quelques vingt trois jeunes femmes. Ses journées sont bien réglées, lisant le journal ou effectuant un tour dans les champs environnant, dînant et soupant à heures régulières, se délectant des bons plats préparés par Katel sa vieille servante, vidant quelques chopes le soir à la brasserie du Grand-Cerf, jouant aux cartes avec ses amis Frédéric Schoultz et le percepteur Hâan principalement. Lors de l’arrivée du printemps, il est réveillé par un concert donné par Iôsef, le vieux bohémien violoniste auquel par le passé il a sauvé la mise face à la maréchaussée. Tout irait donc pour le mieux jusqu’au jour où il s’aperçoit que la jeune Sûzel, la fille de son fermier est devenue à dix sept ans une jeune fille fort agréable à regarder avec ses joues rebondies et ses bras dodus. Mais les romans d’Erckmann-Chatrian s’inscrivent également dans des épisodes d’un passé récent de l’histoire de France. Avec Madame Thérèse, ils nous plongent en plein cœur de la Révolution française au tout début de la République. Ceci ne sert qu’à implanter le décor, car leur propos n’est autre que de mettre en scène une femme, madame Thérèse, emblème des personnages féminins jouant un rôle prépondérant mais effacé. Comme bien de ses consœurs, elle n’aspire qu’à mener une vie tranquille, simple et paisible, ponctuée des tâches ménagères quotidiennes, se trouvant élevées malgré elles héroïnes face à l’envahisseur qui menace la paix. Madame Thérèse fit partie de la collection des Romans Nationaux de l’éditeur Hetzel tout comme Histoire d’un conscrit de 1813 (bizarrement renommé sur la couverture Histoire d’un conscrit de 1830 !), Le Blocus, épisode de la fin de l’Empire ou encore Waterloo présents dans ce volume. Enfin Histoire d’un paysan, fort roman de quelques 620 pages, sous titré La Révolution française racontée par un paysan, se décline en quatre parties : 1789, Les Etats Généraux ; 1792, La Patrie en danger ; 1793, L’An I de la République ; 1794 à 1815, Le Citoyen Bonaparte. Les titres se suffisent à eux-mêmes pour mettre le lecteur dans cette ambiance de confidence guerrière qui secoua la France durant de longues années, la campagne n’échappant pas à la frénésie parisienne. Le narrateur se contente de relater ce qu’il a vu, ce qu’il a vécu, sans vouloir prendre une position partisane. Ce que l’on retiendra c’est qu’en réalité ce vieux paysan qui rédige ses mémoires afin d’en faire profiter ses proches, ses amis et sa famille, était un pacifiste. « Les massacres ont toujours été et seront toujours des choses épouvantables ». Et il met dans le même panier, nobles, religieux et soi-disant Jacobins. « Quand on voit que les gens sont si bons pour les blessés, l’idée vous vient naturellement qu’ils n’auraient pas besoin d’être si bons, s’ils avaient le bon sens de s’entendre entre eux et de s’opposer à la guerre de toutes leurs forces ».

Erckmann-Chatrian étaient des humanistes qui après être tombés quelque peu dans l’oubli se voient aujourd’hui réhabilités. Et je conseillerai à tous ceux qui désirent en savoir plus de se procurer la revue Le Rocambole N° 47 qui leur a été consacré en 2009. Et j’ose espérer que d’autres auteurs dont Hector Malot connaitront un même hommage.

 

ERCKMANN-CHATRIAN : Gens d’Alsace et de Lorraine. Volume comprenant L’Ami Fritz ; Histoire d’un paysan ; Madame Thérèse ; Histoire d’un conscrit de 1813; Le Blocus ; Waterloo. Editions Omnibus. Présentation de Jean-Pierre Rioux. 1344 pages. 25,40€.

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 06:43

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Quatre personnes attablées dans le sous-sol aménagé d’une maison de Bloomsbury à Londres. Deux couples assis face à face. Perry et Gail d’un côté, Luke et Yvonne de l’autre. Luke et Yvonne sont chargés de recueillir les dépositions de leurs vis-à-vis, concernant un voyage de vacances en l’île d’Antigua. Perry et Gail ont écrit une déposition, Perry surtout, mais ils doivent répéter ce qu’il s’est passé, en complément du rapport qu’ils ont fournis.

Perry et Gail narrent donc leurs aventures, avec force détails, qui ne sont pas superflus car Luke ou Yvonne leur demandent parfois d’autres précisions.

Gail est avocate et espère bien se faire un nom dans la profession tandis que Perry, professeur à Oxford, désire quitter l’enseignement pour d’autres occupations en province.

Profitant d’une rentrée d’argent inattendue, Gail et Perry ont décidé de passer une dizaine de jours de vacances à Antigua. Sur place, ils logent dans un bungalow et Marc, l’entraîneur de tennis local leur propose de jouer contre d’autres résidents. Contre Dima par exemple, qui habite près de leur hôtel, sur le domaine de Three Chimneys qu’il vient d’acquérir. Entre Perry et Dima, un Russe richissime, les relations s’établissent rapidement, Dima louant le fair-play de l’Anglais. Dima est accompagné de deux gardes du corps, qui pourraient interpréter les rôles de Laurel et Hardy, mais aussi de sa nombreuse famille. Tamara, sa femme, toujours habillée de noir et portant en sautoir une énorme croix, ses deux petites filles tristounettes, Katia et Irina, deux garçons, des jumeaux, Natasha, sa superbe fille aînée née d’un précédent mariage et qui est toujours accompagnée d’un livre, plus quelques autres personnes qui font partie de la famille. Tous sont issus de la ville de Perm, en Russie. Dima brasse beaucoup d’affaires, depuis sa base de Chypre, des affaires internationales, des trafics en tout genre, et du blanchiment d’argent.

Au bout de quelques jours, Perry et Gail sont invités chez Dima, pour participer à un repas de famille. Dima les reçoit dans une maison délabrée, en compagnie de Tamara qui leur remet une lettre, en leur signifiant le silence. Il a peur des micros qui pourraient être dissimulés. Il fait référence à la mafia russe, à ses débuts, à sa progression dans le monde feutré du crime, à son ami Misha, à sa sœur Olga qui justement s’est mariée avec Misha, de leur accident « de voiture », de ses démêlés actuels et des précautions qu’il doit prendre et enfin de la confiance qu’il place en ses nouveaux amis afin qu’ils contactent les services secrets britanniques. Il a peur et veut se réfugier en Angleterre, mais pour l’instant il a encore le beau rôle auprès de la Mafia. Jusqu’à quand ?

Perry et Gail raconte donc cette rencontre, puis Gail part, ainsi qu’Yvonne, mais un nouveau personnage apparait : Hector, un collègue, peut-être un supérieur hiérarchique de Luke, et Perry continue ses explications. Mais John Le Carré ne se contente pas de l’histoire de Perry et Gail et de celle de Dima, il remonte à la source. C'est-à-dire qu’il intercale des retours en arrière avec les pérégrinations de Luke, d’Yvonne et d’Hector.

Un traître à notre goût oscille entre roman d’espionnage, d’aventure, de thriller sans grands effets de mise en scène spectaculaires, et l’on ne peut s’empêcher de penser à des auteurs qui ont frôlé le roman dit d’espionnage tout en gardant l’optique d’un genre littéraire indéfinissable et dont les œuvres ont été définitivement classées dans un catalogue généraliste. Je pense par exemple à Graham Greene, Somerset Maugham, et aux romans de Peter Cheyney dans ses ouvrages ayant pour décor Londres durant la guerre. Toute ressemblance avec les personnages de Sam & Sally, créés par M.G. Braun aux éditions du Fleuve Noir et qui connurent u n certain succès à la télévision sous les traits de Louis Velle et Corinne Le Poulain puis Nicole Calfan, serait purement fortuite. Il règne dans ce roman un humour subtil qui séduira le lecteur.

Vous pouvez retrouver les avis de Gridou ainsi que de Pyrausta.babelio.jpg

Cette chronique a été réalisée grâce à Babelio et les éditions Points.

John LE CARRE : Un traître à notre goût. (Our Kind of Traitor – 2010. Traduction d’Isabelle Perrin). Editions Points P2815. 456 pages. 7,90€.

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