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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 12:31

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Arnaud Stolognan s’était bien promis que pour une fois le voyage, qu’il effectuait en compagnie et sur l’injonction de son amie la douce (enfin presque !) et la (très) belle Florène, ne serait qu’un voyage d’agrément. Rien d’autre. Et c’est ainsi qu’ils flânent dans les rues de Rangoon, la capitale de la Birmanie. Ce que Arnaud n’avait pas prévu, c’est que l’aventure, de préférence dangereuse, colle à ses basques comme les mouches à un papier glu. Alors qu’ils se promènent et que Florène comme à son habitude ronchonne pour un rien, ils entrent dans la boutique d’un soit disant antiquaire. Et c’est là que les désagréments commencent, surtout pour Florène. Les objets hétéroclites qui s’entassent dans la boutique ont été de toute évidence fabriqués récemment. Pour s’amuser Florène se couche dans un simili vieux coffre et referme le couvercle sur elle. Arnaud est alors le témoin d’un curieux phénomène. La rainure entre le couvercle et le corps du meuble disparaît et il lui faut une hache pour libérer la jeune femme. Devant leur insistance, le vieux marchand révèle que le bois ayant servi à l’assemblage de la malle est du latens, une essence nouvelle qui est exploitée dans le nord du pays par la Swanson Company. Un bois dont suinte une sorte de sève gluante et travaille au contact d’un corps humain. Arnaud l’apprend à ses dépends, car ce qu’il pensait n’être qu’une esquille s’enroule autour d’un de ses doigts, et forme comme un anneau qui rétréci peu à peu. Florène a bien du mal à le dégager de cette bague nouvelle version. Peu après ils ont attaqués par des malfrats dans une ruelle de Thaketa, un des quartiers mal famés de la capitale. Malgré leur science de la défense, les deux amis sont capturés et se réveillent dans la cale d’une péniche qui remonte le cours du fleuve. Les ravisseurs de Florène l’ont confondu avec une autre personne, médecin de son état, et elle doit soigner sous la contrainte une des sœurs Swanson, atteinte selon les kidnappeurs de la lèpre.

François Sarkel qui a débuté au crépuscule du Fleuve Noir, fournissant entre autre quelques aventures d’Arnaud Stolognan dans l’éphémère collection Aventures et Mystères, nous revient avec un roman qui happe le lecteur dès les premières pages. Aucun temps mort, une histoire qui pourrait s’inscrire dans une morale écologique : il ne faut pas jouer avec la nature, elle peut et sait se défendre. L’imagination des écrivains, on le sait, n’a pas de frontière. Un roman à lire tel quel, brut de décoffrage, ou à s’amuser à écorcer, décortiquer comme une parabole enveloppée d’une histoire mystérieuse. Non l’esprit des utopistes n’est pas mort. François Sarkel écrit également sous le pseudonyme de Boris Tarvel et a produit pour les éditions Millepertuis de nouvelles aventures d’Harry Dickson, qui sont également un régal pour ceux qui aiment l’univers fantastique de Jean Ray.

François SARKEL : Destination Cauchemar. Rivière Blanche N°2038. 172 pages. 16€.

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 13:28

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Une page de l’histoire de France vient de se tourner, une nouvelle page est en train de s’écrire. Espérons que le nouveau Président de la République se montrera plus humain que son prédécesseur, lequel on le sait n’appréciait guère les étrangers sur le sol national. Et peut-être, reprenant à son compte la promesse de François Mitterrand, acceptera-t-il d’accueillir à nouveau Cesare Battisti, non pas comme un pestiféré mais comme un homme auquel on doit appliquer la présomption d’innocence.

Debout dans la cour d’une prison brésilienne, le narrateur pose une joue sur le mur afin de capter le soleil, puis au bout de longues minutes présente l’autre côté, et regarde les évolutions d’un oiseau voletant des branches d’un eucalyptus jusque sur une antenne de la police, sans pépier, sans chanter, des aller et retour incessants.

Il ne joue pas aux cartes comme ses compagnons de geôle. Tout au plus écoute-t-il en pointillé les conversations. Il pense, il revoit ce qu’il a vécu durant des années. Les souvenirs de son passé éclatent comme des bulles, des tâches de peinture sur une toile ou plutôt comme des balles formant des impacts sur une cible. Il ne s’attache plus aux futilités qui le guidaient auparavant. Son apparence physique par exemple. Et il se moque bien de ce que les autres peuvent penser de lui. Lui-même en est complètement indifférent, ne cherchant plus l’imperfection pouvant se refléter dans le morceau de miroir qui passe de mains en mains lors de la séance de rasage. Il s’intéresse au soleil, à l’oiseau, autant de symboles de la liberté. Pour d’autres c’est dans ces emblèmes de la liberté de se mouvoir, de disposer de ses mouvements, que résideraient ces futilités. Et pourtant cet oiseau qui effectue le même trajet indéfiniment, ne donne-t-il pas l’impression d’être en cage ?


Ses pensées tournent dans sa tête, se bousculent dans son esprit, se chevauchent dans un désordre infernal, s’entremêlent. Pourtant il lui arrive de parler avec les autres détenus, Zeca, Cruel, et d’autres qui se confient. Jamais de lui ni de son passé. Il est surnommé le Gringo, l’étranger. Il écrit en catimini, car en prison les stylos, les cahiers, les livres sont interdits. Il est désabusé, sa colère est rentrée, il lui faut s’exprimer par des mots.

Cruel, le poète, qui aime bien l’asticoter sur divers sujets, sur la religion par exemple. battisti2.jpgPas sur le foot, car le foot c’est sacré, au Brésil. A la question posée de savoir s’il a une idée en tête lorsqu’il écrit en cachette, et comment il la pense son idée, le narrateur répond : Ce n’est pas moi qui pense, je me laisse penser par l’idée. Car Cruel est obsédé par l’idée que le narrateur puisse écrire sur lui et ses compagnons.


Avec Zeca, c’est autre chose. Il sait que je suis en train de penser à ce qui ne se rattrape plus. Ses rides sont claires, elles disent que le passé est une bonne caisse à outils pour ceux qui n’attendent plus rien du présent ni du futur.

Il revit ses tribulations d’un pays à l’autre, de l’Asie jusqu’au Brésil. Je prenais toutes les précautions pour ne pas laisser de traces pouvant établir un lien entre ma période orientale et mon futur repaire brésilien. Une fuite constante, mais même ainsi je ne cessais de me réveiller la nuit, au milieu d’un désert ou en pleine mer, vidé de toutes les certitudes qui, la veille, m’avaient paru inébranlables. Il revoit les personnes qui l’ont plus ou moins aidé. Auréa, Sandra, Janaïna. Janaïna, qu’il a connu en rendant visite à Sandra, une amie qu’Auréa lui avait conseillé de rencontrer en arrivant au Brésil. Janaïna qu’il a revu à la terrasse d’un café, qui l’avait suivi. Lorsqu’il a retrouvé Janaïna, dans ce bar où les jeunes filles attendent le bon vouloir des consommateurs, il a honte. Honte d’être là. Et il pense alors à ses filles qui ont peut-être l’âge de Janaïna. Qu’aurais-je fait, moi, les voyant assises dans un lieu pareil, souriant à un vieux con. Un peu plus loin : Combien d’anniversaires avaient-elles fêté, mes filles, en mon absence ? Bon Dieu, j’avais raté cela aussi, je n’avais pas vu mes enfants grandir, j’avais tout raté. Janaïna avec qui il a vécu avant de plonger dans l’enfer du bloc.


Lorsqu’il arrive à Duque de Caxias, afin de rencontrer Sandra, il prend une chambre anonyme comme toutes les chambres d’hôtel à prix moyen. Ironie du lieu, sa fenêtre donne sur les consulats français et italiens. Plan à la main, je regardais ébahi les deux drapeaux tricolores pendus à leurs mâts inclinés. Je me trouvais exactement entre les représentations diplomatiques des deux pays qui m’en voulaient le plus au monde.

A son arrivée au Brésil, ayant voyagé grâce à un passeport fourni par Jeff, un prétendu légionnaire de la Guyane française accompagné d’une Thaïlandaise affriolante, les ennuis commencent à s’accumuler sur sa tête. Jeff lui a donc procuré le précieux sésame devant lui permettre de se déplacer en toute impunité partout dans le monde. Seulement les sueurs froides ne tardent pas à se manifester lorsque le douanier à l’aéroport de Fortaleza retient son passeport pour. Trois personnages, dont une femme, le lui rendre enfin au bout de longues minutes. En règle. Juste un petit problème de code-barres.


battisti.jpgJanaïna. Qu’il retrouve au moment où il ne s’y attend pas, alors qu’il a déménagé. Janaïna dont il doute, car tout n’est pas clair dans ses déclarations, ses actes, sa présence. Le petit grain de beauté sur le visage, comme la femme de l’aéroport. Pourtant Auguste, oui j’ai omis de vous dire que le narrateur se prénomme Auguste, moi-même je ne l’ai découvert que page 204, Auguste écrit sur son ordinateur. Car c’est avant tout un écrivain, et il lui faut noircir du papier quelque soit le lieu où il se trouve. D’ailleurs il est encouragé implicitement par Janaïna : Mais tu es écrivain, tu sais bien qu’on ne peut pas apprécier un livre seulement pour sa couverture. A moins qu’elle réponde par une métaphore lorsqu’il lui déclare qu’elle est belle.


Cet ouvrage porte la mention Roman sur la couverture. Mais c’est tout autant un récit, un document sur la vie des exilés, de ceux qui sont en fuite, qu’une autobiographie romancée. Auguste, qui comme les clowns du même nom passent du rire, de la pitrerie à la désolation, à la tristesse, au personnage solitaire dans un univers de fêtes, de carnaval, de joie, de futilité. Des plages de Copacabana et d’Ipanema aux brimades subies dans la prison, un établissement pilote, par de jeunes recrues destinées à imposer leur force et leur dureté dans des quartiers de haute sécurité.

Cesare BATTISTI : Face au mur. Editions Flammarion. 368 pages. 19,50€.

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 12:51

L’annonce suivante a été diffusée par l’Agence France Presse.


Et en lisant cet article, on peut se demander quelle crédibilité on peut accorder à la fiabilité des informations délivrées aux journaux, magazines et divers médias par les agences de presse. Voir ci-dessous.

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Le Prix Arsène Lupin de littérature policière a été remis à Jean-Pierre de Lucovich

PARIS, 10 mai 2012 (AFP) - 10.05.2012 17:06

Le 7e Prix Arsène Lupin de littérature policière a été attribué à Jean-Pierre de Lucovich pour "Occupe-toi d'Arletty!" (Plon), qui a su perpétuer l'esprit de Maurice Leblanc, père du gentleman cambrioleur, indiquent les organisateurs lupinophiles.


Le lauréat, ancien journaliste à Paris-Match, doit recevoir son prix vendredi au Clos Lupin, à Etretat (Calvados). C'est dans cette station normande que la petite-fille de Maurice Leblanc, Florence Boespflug-Leblanc, a créé le musée Arsène Lupin --où se déroule "L'Aiguille creuse"--, dans la maison où son grand-père a écrit plusieurs aventures de son héros.

 
"Occupe-toi d'Arletty!", polar tout en atmosphère, se déroule en 1942. Qui envoie des petits cercueils et des lettres de menaces à la vedette d'"Hôtel du Nord"? Elle qui vit une histoire d'amour avec un officier allemand et ne s'en cache pas.


Appelé à la rescousse par Arletty, Jérôme Dracéna, un ancien flic de la Crim' devenu détective privé, va découvrir que les corbeaux ne sont pas ceux que l'on croyait. Avec l'aide de son père, il plonge alors dans le Paris de l'Occupation où la misère côtoie la folie des zazous et l'arrogance des collabos. Un monde où se croisent truands, acteurs célèbres, indics, flics révoqués, aristos dévoyés et... cadavres.


Des boîtes de Pigalle au Fouquet's, en passant par la fameuse maison close One Two Two, le lecteur est transporté dans le Paris de l'époque. Et l'auteur, qui a gardé ses habitudes de chroniqueur mondain, donne toutes les adresses!

 

Etretat dans le Calvados ? C’est ce que l’on appelle la décentralisation ? A moins que le (la) signataire de cette information a sacrifié à la dégustation de cette boisson, qui a donné son nom au département précité, lors de la rédaction de son article. Rendons à la Seine-Maritime ce qui lui appartient : Etretat, petite commune de 1500 habitants environ, au nord du Havre et au sud de Fécamp. La ville de Fécamp connue aussi pour sa Bénédictine. Ils savent vivre en Normandie, que ce soit en, Haute ou en Basse.

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Published by Oncle Paul - dans Infos
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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 11:06

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Si la mode littéraire est au roman noir et au thriller, d’irréductibles romanciers et tout autant de lecteurs se passionnent toujours pour le roman policier, le vrai, et plus particulièrement pour le roman d’énigme, de mystère, et ce genre particulier plus ou moins boudé mais très jubilatoire, celui proposant à la sagacité des amateurs la résolution de meurtres en chambre closes.

Paul Halter est le digne fils littéraire de John Dickson Carr, le maître, et poursuit inlassablement son œuvre en dépit des vogues. Et il faut avouer que pour écrire de tels récits il faut une forte dose d’imagination, de créativité également car les sujets ne se trouvent pas dans les faits-divers et les manchettes des journaux. La matière grise est exploitée sans relâche, car il s’agit de se renouveler sans cesse et apporter aux lecteurs intransigeants des moments de plaisir non frelatés, des énigmes conçues comme une pièce d’horlogerie dans une ambiance légèrement fantastique tout en restant logique et sans artifices.

En cette fin d’après-midi du 21 novembre 1955, alors que le soleil a pour une fois gagné son combat sur la pluie l, le superintendant Archibald Hurst est content de retrouver son ami le docteur Alan Twist. Ce criminologue réputé et possédant un sens de la déduction développé, ce qui l’amène très souvent d’offrir ses services à Scotland-Yard, rentre de voyage et la première visite qu’il effectue c’est bien à son ami Hurst, après s’être inquiété de ses chats donnés (prêtés) en garde. Et pour une fois le policier n’a pas de dossier extraordinaire en instance. Tout au plus un banal accident peu banal.

L’avant-veille au soir, aux environs de Charing Cross, non loin d’un théâtre qui dégorge ses spectateurs, un homme assez jeune, habillé d’un chapeau haut de forme, d’un manteau à col de fourrure, d’un pantalon à damiers et de chaussures montantes à boucle, l’air étonné par ce qui l’entoure, traverse la chaussée malgré la circulation. Il est aperçu peu après dans une station de métro proche, descend du quai et s’engouffre dans le tunnel. La rame qui arrive le tamponne et son corps est traîné sur quelques mètres. Rien que de très banal en somme, sauf que… dans les poches du défunt sont retrouvés quelques objets en parfait état, comme neuf : des billets et de la monnaie qui n’ont plus cours, des cartes de visites au nom de Victor Stephenson habitant à Milford ainsi qu’une lettre adressée à son nom datant, le cachet de la poste faisant foi, du 2 décembre 1905 ! Hurst, n’écoutant que sa conscience, a fait vérifier dans les archives du Yard, et il en ressort qu’un certain Victor Stephenson a disparu un soir d’hiver 1905. La photo figurant dans le dossier ainsi que les vêtements qu’il portait correspondent à la victime partiellement écrasée, de même que l’âge. Approximativement trente ans.

Reportons-nous quelques semaines en arrière dans le petit village de Milford et plus exactement dans la vénérable et tristounette demeure de Oaksfield. C’est le siège de la famille Stephenson, dirigée de main de maitre par la grand-mère Dorothy Stephenson. Elle a perdu son mari en hiver 1905, pourtant elle est habituée à ranger soigneusement ses affaires. En réalité, elle ne l’a pas perdu, c’est lui qui un soir s’en est allé pour ne plus jamais revenir, ni donner de ses nouvelles. Elle s’est remariée avec Colin, le cousin de Victor, le disparu. Pas tout de suite, puisque Victor n’était pas mort officiellement, mais plus tard. Colin est un passionné d’égyptologie, mais surtout dans sa jeunesse il s’est fortement intéressé à la prestidigitation avant de se tourner vers le spiritisme. Ce qui ne les empêchait pas de vivre ensemble. Avec Victor elle avait eu un garçon, Charles, mort à la guerre pendant la débâcle de Dunkerque. Charles s’était marié avec Zora, une artiste peintre et ils ont eu deux filles, Charlotte et sa sœur cadette Ariadne. Elles sont devenues de belles jeunes filles, avenantes, surtout Charlotte qui possède deux soupirants. Fred Jenkins, qu’elle a connu lors d’un voyage en Egypte après la fin de la guerre. Mais aussi Ian Wilder, un marin, et pour le moment c’est ce dernier qui tient la corde. Pour Charlotte Fred n’est juste qu’un ami. Enfin, gravite dans l’ombre, immuable, Glover, le maître d’hôtel. J’allais oublier Jenny la petite bonne.

A partir du début septembre 1955 quelques événements bousculent, troublent cette famille. D’abord Dorothy reçoit un appel téléphonique et elle s’évanouit. En revenant d’un enterrement, les Stephenson découvrent des traces de boue qui mènent de la porte d’entrée jusqu’au bureau de feu Victor, s’arrêtent devant une chaise puis c’est tout. Pas de traces de retour en arrière. Dans le cimetière qui jouxte Oaksfield une tombe a été profanée, et l’agent communal remet à Henry West le chef de la police de Stavenage une clé accrochée à une plaque de laiton qu’il a découverte près de la tombe. Un indice probablement. Puis une montre est disposée à la vue de tous dans une pièce commune, et cette montre qui porte au dos une inscription rayée, serait la propriété de Victor. Les jours passent, tout semble rentrer dans l’ordre, mais un nouvel incident perturbe la quiétude. Je ne parle pas des problèmes de cœur de Charlotte, qui a trouvé Ian et Ariadne s’embrasser, mais d’un individu portant haut de forme et vêtements décrits ci-dessus, qui s’engouffre dans la maison, se dirige jusqu’au bureau de Victor et disparait. Il laisse des traces de boue et celles-ci s’arrêtent à une porte-fenêtre débouchant sur le jardin. Surpris Colin a suivi l’individu avec un instant de retard et il n’a pu que constater qu’il n’y avait plus personne. Enfin, comme si cela ne suffisait pas, peu de temps après Dorothy est retrouvée dans une cabane située dans le cimetière. Elle est morte, la cabane est fermée de l’intérieur et près de son cadavre gît un miroir fêlé emprunté à une psyché.

halter.jpgHenry West, le policier qui a été amené à plusieurs reprises à se rendre chez les Stephenson, est débordé par les événements et il fait appel à Scotland Yard. Archibald Hurst et son ami Alan Twist se retrouvent avec le bébé sur les bras, ce qui tombe bien car ils avaient bien l’intention de démêler l’énigme du cadavre dans le métro.

Paul Halter tisse ses intrigues comme les dentellières d’autrefois, qu’elles soient de Calais, d’Alençon, de Bayeux ou du Puy. Simples, une fois que l’on connait l’ensemble et l’épilogue, claires, aérées, et pourtant compliquées, travaillées, ouvragées, demandant des heures de travail, de minutie, de précision. Si un point est loupé, tout l’ouvrage est bancal. Là, tout se tient, démonté, expliqué, développé, et si le lecteur veut trouver un raté, il lui faut tout examiner à la loupe, chercher dans les circonvolutions des fils de l’énigme la petite bête qui rongerait les entrelacs. Evidemment, si vous êtes un LOC (lecteur obsessionnel compulsif) de romans noirs, si vous espérez trouver dans la narration de la violence, du sang, du sexe, de la vulgarité, des scènes d’action à la Rambo ou à la Rocky, vous allez être déçu. Mais si vous voulez participer en compagnie de Twist et de Hurst à l’enquête, en tant que témoin assisté, si vous voulez passer un vrai moment de pur plaisir, découvrir la solution alambiquée et pourtant si simple, retrouver les romans d’énigme avec ce parfum authentique à l’ancienne, aucun doute ce roman est pour vous. Et même si vous relevez quelques petites incohérences, minimes, sachez qu’elles font partie du rêve.

Paul HALTER : Le voyageur du passé. Le Masque Jaune N° 2538. Editions du Masque. 320 pages. 6,60€.

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 12:19

Ce roman a reçu le Prix SNCF du Polar Français 2011.


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Ceux qui croiraient reconnaître dans ce livre des personnages existants ou ayant existés ne seraient victimes que de l’emballement de leur propre imagination.

Pour une fois je souscris à cette mise en garde car j’ai rencontré un flic sympa parmi les personnages de ce casting littéraire. Gilles Sebag est lieutenant de police à Perpignan mais ce n’est pas son travail qui passe en priorité. Il privilégie ses relations familiales et cela lui a valu des désagréments et un avancement retardé lorsqu’il était en poste à Chartres. Il ne boit pas, ou si peu, apprécie le café et sait en reconnaître les différentes essences, il aime sa jolie et toujours jeune femme, il court, il s’inquiète pour ses deux enfants. Bref le mari et père tranquille idéal.

Pourtant ses compétences sont reconnues par son supérieur hiérarchique, ce qui ne l’empêche pas de traîner une casserole chez les instances dirigeantes. L’affaire dont il hérite, si elle ne doit pas relancer sa carrière, va peut-être lui permettre de démontrer que sous des dehors placides il sait conduire une enquête. Sylvie Lopez signale la disparition de son mari chauffeur de taxi. Sebag et son collègue Molina qui a pris la déposition sont naturellement chargés de retrouver le jeune père de famille à qui il arrivait de donner de légers coups de canif dans le contrat de mariage. Au fil de leurs recherches auprès des relations proches de José Lopez, dont Gérard Barrière le patron d’une boîte de communication, Sebag et Molina découvrent qu’une jeune fille hollandaise a disparu elle aussi de la circulation. Lorsque le véhicule de Lopez est retrouvé dans un ravin, l’affaire semble plus complexe qu’il y paraissait au départ. D’autant qu’une jeune touriste batave a été découverte assassinée non loin d’un camping par un retraité qui traîne sa déshérence depuis la mort de sa femme quelques années auparavant. Puis une autre ressortissante néerlandaise se fait agresser de nuit en rentrant d’un bar branché.

Pour Lefèvre, le jeune commissaire de police envoyé de Paris, les trois événements sont liés. Sebag lui n’est pas d’accord mais comment prouver que son intuition n’est pas qu’une affabulation de son esprit ? Un mystérieux correspondant envoie des lettres à Sebag, l’imposant comme interlocuteur privilégié, comme partenaire ou plutôt adversaire d’un jeu machiavélique. Pas vraiment les échecs ou le poker, mais un peu celui du chat et de la souris, ou un jeu de l’oie, six cases en avant, trois en arrière. Mais Sebag n’a pas envie de se faire manger et l’enquête qu’il conduit ne l’obsède pas au point d’oublier ses petits problèmes familiaux. Il est inquiet pour son fils parti faire un stage de quad, et surtout il se demande pourquoi sa femme semble changée. Elle sort plus volontiers le soir avec une soit disant amie quelque peu dépressive, n’assiste pas aux cours de gym auquel elle est inscrite et surtout part en croisière en Méditerranée alors que lui doit pointer au travail en attendant ses vacances.

Gilles Sebag est un personnage de flic attachant. Un homme comme vous et moi (j’exagère peut-être !), qui aime la vie, sa famille, n’hésite pas à jouer avec les mots, ressent de la jalousie, se révèle combatif, pugnace, lorsqu’il est impliqué dans une enquête, et est aimé et apprécié de ses collègues. Philippe Georget met en scène des personnages intéressants, mais il reste des zones d’ombre qu’il se devra d’éclaircir dans un prochain ouvrage. Concernant l’intrigue, elle est amenée avec une bonne dose de manipulation et d’habileté qui entraîne le lecteur dans Perpignan et ses environs à la recherche d’un individu retors dont les motivations sont plutôt floues.

Du même auteur voir également Le Paradoxe du cerf-volant.


Philippe GEORGET : L’été tous les chats s’ennuient. Editions Pocket. Collection Thriller Policier. 480 pages. 7,60€. (Réédition des éditions Jigal – 2010).

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 09:10

 paradoxe

Vingt-sept ans, toutes ses dents, mais les yeux tuméfiés, les muscles endoloris, le corps meurtri, Pierre Couture vient d’encaisser une flopée de coups et une nouvelle défaite. Un combat de boxe qui a tourné à son désavantage, une leçon donnée par un adversaire, plus jeune il est vrai, mais surtout mieux préparé.

Pourtant Pierre lors de ses débuts pugilistiques était promis à un fort bel avenir, mais les aléas de la vie et du cœur en ont décidé autrement. Son amie, son amour, Sarah est partie, et Pierre est orphelin. Son père diplomate est décédé dans un accident et sa mère s’est suicidée peu après. Du moins c’est ce qu’il affirme, et il en est persuadé. Il a vécu dans des familles d’accueil. Arrivé aux portes de la gloire, il a négligé les entraînements et l’entretien de sa forme physique. Et ce soir-là Emile, son entraîneur, pense que Pierre vient de livrer son dernier combat.

Il ne lui reste plus qu’un métier qu’il exerce à mi-temps, serveur dans le bar de Josy et René. Son ami Sergueï, plus âgé que Pierre, d’origine croate et chauffeur de taxi, lui propose un petit boulot dans ses cordes : devenir l’un des gros bras de Lazlo, lequel prête de l’argent, à un taux usuraire, à des personnes en difficultés passagères et qui oublient parfois de rembourser l’avance largement augmentée des intérêts. Il pratique également le racket. Accompagnant un dénommé La Fouine, Pierre se rend donc chez un certain monsieur Arnoult lequel rechigne à débourser, et ose même vouloir s’emparer d’une arme dans un tiroir. Mal lui en prend, Pierre plus vif se sert de ses deux mains, l’une pour asséner un coup de poing, l’autre pour subtiliser l’arme par le canon, et la donner à La Fouine qui la prend délicatement avec un mouchoir.

Mais Pierre n’est pas satisfait de la tournure des événements, ce n’est pas un emploi pour lui, et il commence à faire la tournée des troquets. Il termine sa soirée sur un banc du parc des Buttes-Chaumont et se réveille pas très frais le lendemain matin. Deux inspecteurs de la Criminelle lui rendent une petite visite dans le café où il travaille, mais ce n’est pas pour consommer. Lazlo a été découvert assassiné, après avoir été torturé, et évidemment comme les empreintes de Pierre figurent sur l’arme du crime, il devient le principal suspect. Mis en garde à vue, notre boxeur barman nie l’évidence et affirme ne pas connaître Lazlo. De la fierté de sa part, car il regrette son acte chez Arnoult, mais aussi parce qu’il a, durant son adolescence, eu maille à partir avec la justice. Normalement ses incartades auraient dû être effacées de son casier judiciaire, seulement les services de police sont en possession de ses antécédents et surtout de ses empreintes.

Ses souvenirs sont confus, malgré tout dans son cerveau embrouillé surgit une image. Il possède un alibi, tout ce qu’il y a de plus officiel. Durant l’heure présumée du meurtre il a arraché des mains d’une Pervenche, ex-Aubergine, son carnet à souches de procès-verbaux et l’a balancé dans le caniveau. D’ailleurs la policière reconnait cet incident et celui qui l’a provoqué. Les flics de la Criminelle ne peuvent qu’encaisser cet affront, mais en vérité ils se doutaient qu’ils faisaient fausse route et que la procédure n’avait pas été respectée. Remis en liberté, Pierre se rend compte qu’il est filé par deux individus qui pourraient être originaires d’ex-Yougoslavie. La Fouine est retrouvé égorgé et un commissaire, Cyril Lefèvre du service de coopération internationale, apprend à Pierre qu’il enquête à l’instigation de la police croate.

Les deux individus louches, les Dupont-Dupond comme les a surnommés Pierre, sont dans le collimateur des services de police, mais plus surprenant, Lefèvre reprend l’enquête concernant la mort soi-disant accidentelle du père et de la jeune sœur de Pierre. Diplomate, en poste longtemps en Amérique latine, il avait terminé précocement sa carrière dans les Balkans en 1993. Et cette piste qui conduit aux pays éclatés de la Yougoslavie, les dissensions, et plus, entre la Croatie et la Serbie, touche apparemment de près Pierre, puisque son ami Sergueï a disparu dans la nature.

Pierre Couture, après un mauvais passage à vide a décidé de reprendre la boxe avec sérieux, détermination et conscience, justement pour s’en redonner une bonne, d’autant qu’il retrouve la fliquette aux P.V., Julie, courant dans le parc des Buttes-Chaumont. Débute entre les deux jeunes gens un sentiment d’amitié, mais cela ne fait pas oublier à Pierre ses devoirs. Découvrir ce qui se cache dans ce sac de nœuds dans lequel son père semble impliqué, le meurtre de Lazlo et celui de La Fouine, la disparition de Lazlo, et autres événements et personnages, auxquels il doit faire face alors qu’il est complètement paumé dans cet imbroglio. Il doit penser au passé, mais également à son avenir pugilistique, un promoteur de combats de boxe ayant décidé d’organiser un combat entre lui et l’étoile montante de ce noble sport.

Entre le passé et l’avenir s’immisce le quotidien, c’est-à-dire gérer ses relations avec Julie et échapper à des gros bras issus de la légion étrangère qui tourbillonnent autour de lui. Dans un panachage comprenant passé historique, action, émotion, humour sobre, plus quelques autres ingrédients utiles à la rédaction du roman passionnant en tout point, cette histoire se décline en trois rencontres de douze rounds chacun. Le personnage de Pierre Couture, essayant de surmonter ses problèmes familiaux, affectifs, professionnels, est attachant et le lecteur, s’il ne peut s’identifier à lui, vibre en même temps que lui au cours des différents obstacles qu’il doit surmonter. Et chantonner les chansons françaises que Pierre apprécie, un héritage parental, des interprètes comme Ferré, Lavilliers, Brel, Michel Berger, Piaf, et bien d’autres. Hors le contexte géopolitique, des exactions entre Serbes et Croates, des conflits interethniques, des rivalités religieuses, des ravages, des haines et des antagonismes de toutes sortes et de toutes origines qui forment la trame de l’histoire, la déchéance et la résurrection possible du boxeur entretiennent également le suspense et font penser à ces vieux films en noir et blanc qui mettaient en scène des boxeurs sur le déclin en proie à l’alcoolisme et aux mafieux.

C’était beau, mais c’était triste ! Un boxeur pleurait dans ses gants.

Du même auteur lire : L'été tous les chats s'ennuient. Et n'oubliez pas de découvir mon entretien avec Jimmy Gallier, le créateur des éditions Jigal.

Philippe GEORGET : Le paradoxe du cerf-volant. Collection Polar, éditions Jigal. 320 pages. 18,25€.

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 08:48

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Si je devais résumer en quelques mots ce roman, j’écrirais machiavélique, diabolique, précis et précieux comme une montre suisse. Une Patek Philippe par exemple, pas une Rolex devenue la Swatch des bobos.

Accident ? A première vue cela pourrait être considéré ainsi par les secours arrivés sur place. Un homme qui vient de sauter à l’élastique du haut d’un immeuble de San Francisco est retrouvé écrasé sur la chaussée. Agent du FBI Dexter Borden a été contacté anonymement par téléphone, un appel lui ordonnant de se rendre incognito sur les lieux du drame. Il doit récupérer une clé USB cachée près du bouchon de la trappe à essence puis téléphoner à un numéro indiqué par son correspondant. Pour Dexter, il s’agit d’un taré qui l’a averti, mais expert en psychopathes il ne néglige aucune information. Harold Irving, à qui Dexter doit téléphoner, se trouve en fâcheuse position. Attaché par des menottes à un lit, il doit subir les assauts furieux de la belle Katsumi, une jeune Nippo-américaine qu’il a rencontrée dans un bar. Rencontrée n’est vraiment le terme qui convient puisque c’est elle qui l’a abordé. A sa demande Katsumi décroche le téléphone et les deux hommes peuvent enfin correspondre. Mais elle l’abandonne à son sort, sachant que son jouet sexuel sera délivré sous peu par Dexter. C’est dans ces conditions troubles, surtout pour Dexter qui est homosexuel et ne peut cacher son émotion à la vue d’Harold enchainé nu, que font connaissance le policier et l’écrivain. Irving en effet a connu quelques succès de librairie même si actuellement il est en manque d’inspiration. Sur un mur de l’appartement d’Harold une inscription attire leur attention :

JE SUIS VENU VOUS DIRE QUE VOUS ALLEZ MOURIR

JE SUIS SERVI, J’AI UNE QUINTE FLUSH

JE RAFLE LA PREMIERE MISE

A TOI DE JOUER, HAROLD !

ET SOUVIENS-TOI DE NE PAS M’OUBLIER…

Ensemble, ou parallèlement, les deux compagnons par nécessité et qu’un lien invisible réunit vont devoir retrouver la trace de ce meurtrier qui continue ses forfaits. Tout un pan de la mémoire d’Harold lui a échappé et peu à peu grâce à un thérapeute qui pratique l’hypnose, des souvenirs vont reprendre forme, échappant à son inconscient pour revenir à la surface en grosses bulles fangeuses. Des événements qui se sont déroulés vingt ans auparavant et auxquels il a participé en tant que témoin et partie prenante. Cela se déroulait dans un campus en Pennsylvanie. Et le lien qui unit peut-être Harold et Dexter réside justement en Pennsylvanie, puisque le père de l’agent du FBI était procureur dans cet état. Un autre corps est découvert, dans un hangar. Sur son dos des chiffres ont été tracés au fer rouge, tout comme les cow-boys marquent le bétail. Ils obéissent aux injonctions de celui qui se surnomme le Maestro en procédant aux autopsies dans un endroit qu’il a choisi. La légiste désignée n’est autre que Franny Chopman, qu’Harold connait bien, puisqu’ils ont partagés quelques moments d’intimités particulièrement chauds.

Le Maestro, qui semble jouer une partie de poker dans cet agencement meurtrier, se révèle un marionnettiste démoniaque tirant les ficelles comme bon lui agrée, le policier et l’écrivain étant suspendu à son bon vouloir. Il parsème son terrain de jeu à l’aide d’indices fourrés dans l’anus de ses victimes. Mais les deux hommes ne se laissent pas engluer et vont parvenir à force de ténacité à reprendre le contrôle de la partie. Construit avec une logique rigoureuse, ce roman est particulièrement prenant du début à la fin, avec de multiples rebondissements. Tous les personnages qui gravitent dans l’intrigue possèdent une place bien définie, même ceux qui n’apparaissent que furtivement. Tout est minutieusement calculé, à l’instar du Maestro qui ne se cesse de jouer au chat et à la souris, parfumant ses déplacements d’une fragrance d’aloès, et ne possède pour leitmotiv que cette phrase : Souviens-toi…

Stéphane MARCHAND : Maelström. Editions J’ai Lu. Collection Policier. 7,60€. (Réédition des éditions Flammarion – 2011).

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 13:40

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Certaines personnes retournent tous les ans, lors de leurs vacances, au même endroit, montagne, camping, stations thermales ou balnéaires, et évidemment ils prennent leurs habitudes et finissent par lier des liens d’amitiés avec d’autres estivants qui eux aussi louent le même emplacement, le même appartement ou la même villa d’année en année.

C’est ainsi que dans une petite ville située sur le Bassin d’Arcachon, non loin du Cap Ferret, Henri-Louis Maigret, HLM pour les facétieux, agent immobilier de sa profession, gère quelques locations saisonnières dont celles qui nous intéressent au premier chef puisqu’elles sont au cœur du récit.

Mais intéressons-nous aux locataires des 15 et 17 de la rue des mouettes, les 17bis et 19 étant des résidences secondaires. Certains ne restent qu’un mois, d’autres deux mois, mais tous finissent par se connaitre, pour des raisons évidentes de proximité ou familiales.

Au N°15, la famille Dard, composée d’Antoine, la cinquantaine, sa femme Félicie et leur fils Alexandre-Benoît, plus communément appelé Alex, âgé de quatorze ans. Ils résident au mois de juillet et sont remplacés par la famille Brac, des habitués. Il s’agit de Valérie, la sœur cadette d’Antoine et de son mari Michel, passionné de vélo, et leur fille Elodie, dix-sept printemps.

Au N°17, deux familles également. Les juilletistes, Jean-Philippe Pouy, quadragénaire, sa femme Martine adepte de la randonnée. Puis les aoûtiens, Léon Jonquet, au chômage, sa femme Edith, collègue de travail de Martine Pouy, et leur chien Popeye.

Au N°17bis, les nouveaux propriétaires de la villa, qui restent tout l’été, un couple anachronique : Adrien, octogénaire et son épouse Hortense qui fut longtemps son infirmière, une quinquagénaire accorte.

Enfin au N°19, un couple d’amis : Pierre Bialot, un enseignant quinquagénaire qui vient d’hériter d’une tante de la propriété, et Benjamin Pennac, professeur d’anglais de quinze ans plus jeune. Sans oublier leur chat Orlando.

De juillet 2000, chapitre intitulé Semailles, jusqu’à l’été 2004, Regain, Nelly Bridenne nous délivre les tranches de vie qui ponctuent ces vacances estivales et sont constituées comme autant de petites scènes familiales, joyeuses parfois, tristes souvent. Les incompatibilités d’humeur se dressent, inévitablement, des drames se produisent alors que tout le monde est dispersé. Lors des retrouvailles, l’intimité est préservée, mais chacun plus ou moins se sent concerné par ce qu’il s’est passé durant les longs mois d’absence. Des ennuis de santé, des perturbations dans les liens familiaux ou professionnels, des départs définitifs, des rapprochements. La vie quotidienne de tout un chacun en somme, en réduction. Un microcosme dans lequel chacun des vacanciers s’expriment avec pudeur, HLM, pardon Henri-Louis Maigret, apportant sa touche personnelle.

Contrairement à ses deux premiers ouvrages, Le Monde est plein de polissons et Sur un petit air de requiem, qui étaient des chroniques humoristiques et caustiques, Nelly Bridenne s’investit dans un genre plus grave, plus proche de nous et de nos préoccupations, jetant un regard plein de commisération sur quelques familles représentatives de notre société. Et le lecteur appréciera ces quelques clins d’œil sur les patronymes de ces vacanciers ainsi qu’à quelques chansons de Jacques Brel.

Vous pouvez diriger le curseur de votre souris sur le site Les confessions d’un polisson, vous serez accueillis avec le sourire.

Nelly BRIDENNE : L’effet mer. Sous-titré Roman de plage. Editions Confessions d’un polisson. 114 pages. 8€.

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 14:06

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Sous l’impulsion d’un riche Américain, Matt Sanders qui est également ethnologue, une petite troupe de mercenaires traverse la brousse africaine sous une chaleur intense. Placée sous la direction Georg Krause, elle est composée de Klagenek dit l’Ukrainien, de Vandaert le Belge, de Ramon le Cubain et de trois porteurs, Selim, Yacoub et Boubrak. Ont été adjoints à ce petit groupe Malbosco, celui qui doit les amener à leur lieu de destination ainsi que Mirella, l’infirmière qui se dit d’origine capverdienne. Krause et Malbosco se connaissent et surtout ne s’apprécient pas mais ils vont devoir composer ensemble.

Matt Sanders a engagé ce petit monde pour partir à la recherche d’un trésor qui aurait été caché cent-cinquante ans auparavant au pied du Kalabongo, une énorme falaise se dressant comme une montagne infranchissable. Les porteurs rechignent à suivre car selon eux un maléfice plane sur les lieux, pourtant ils arrivent tous à destination sans encombre. Le campement est rapidement établi mais les ennuis commencent.

Ramon se blesse avec son couteau (le maladroit !) et Krause se demande si Mirella est vraiment infirmière de profession car le bandage qu’elle pose sur le bras du blessé n’est pas très professionnel. Vandaert est mortellement blessé par un serpent cracheur, tandis que l’un des porteurs préfère s’éloigner. Mirella offre une autre énigme à Krause : elle parle couramment le swahili, la langue locale, ce qui n’est pas courant pour une infirmière capverdienne. De plus Krause l’aperçoit en compagnie de Malbosco et il lui semble que ces deux là se connaissent depuis déjà un bout de temps et intimement.

Nonobstant, une plongée dans un point d’eau est prévue car selon les écrits d’un griot, l’un des rescapés du carnage dont le négrier soudanais et ses acolytes ont été victimes, le trésor serait au fond du bassin. En compagnie de Malbosco et de Klagenek, Krause s’enfonce dans l’eau muni d’une bouteille de plongée.

Au début leurs découvertes ne sont guère satisfaisantes : des squelettes décomposés, friables. Puis des coffres en bois qui se désagrègent rien qu’en les touchant. Mais ils ne sont pas vides et recèlent des rouleaux de pièces d’or, des statuettes, des pierres précieuses, rubis, émeraudes, saphirs et autres petites bricoles qui contenteraient plus d’un. Sauf Malbosco qui se retrouve la tête éclatée alors qu’il affleure la surface de l’eau. Une pépite tirée par Mirella sans aucun doute, pense Krause.

Alors les deux rescapés cherchent une voie de secours et la découvrent sous la forme d’une galerie qui les emmène dans les flancs de la falaise. S’ils sont hors d’eau, ils ne le sont pas de tous dangers. Ils débouchent dans une caverne où ils sont accueillis comme une poignée de cheveux sur la soupe. Des personnages façon tortue ninja qui s’expriment par télépathie et les conduisent à l’air libre. Mais eux ne le sont pas, libres. Et leur stupeur est grande lorsqu’ils se rendent compte que la température à laquelle ils étaient plus ou moins habitués, une température quasi équatoriale, a fait place à un temps glacial, neigeux. Le ciel est rouge et sous leurs yeux s’étend une ville en ruine. Mercenaries never dies, leur devise, il va falloir la mettre en pratique.

Au départ le lecteur est entraîné dans une histoire d’aventures épiques, exotiques, avec chasse au trésor et énigmes à la clé, jalousies, coups fourrés, haines et amitiés naissantes, bref de l’action. D’ailleurs nous retrouvons le personnage de Georg Krause qui connut plus d’une dizaine d’aventures dans la collection L’Aventurier du Fleuve Noir. Mais bientôt le récit d’aventures bascule vers la science-fiction et l’anticipation, par le biais de mondes parallèles. Mais Piet Legay offre un sujet de réflexion sur notre monde où l’automatisation à outrance prévaut. Des machines de plus en plus sophistiquées, des robots de plus en plus intelligents qui peu à peu n’auront plus besoin de l’homme pour se débrouiller seuls, pour effectuer les tâches multifonctions auxquelles ils sont programmés sans discernement. Quant à l’épilogue, il fallait y penser mais je n’en dis pas plus.

Vous trouverez un portrait de Piet Legay ICI et vous pouvez voyager sans compexe dans l'univers fabuleux des éditions Rivière Blanche ICI

Piet LEGAY : L’énigme du Rorkal. Collection Blanche N°2091. Editions Rivière Blanche. 244 pages. 17€.

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 12:33

baudouin chailleyNé en novembre 1939, Baudouin Chailley (son vrai nom) possède un goût immodéré des voyages, ce qui l’a fait surnommer “ le mal assis ”. Sa première expédition importante a été le passage clandestin de la ligne de démarcation sur les épaules de sa mère. En 1948 il atterrit à bord d’un vieux Junker à Gao et passe deux ans dans les boucles du Niger. Ensuite il vit à Niamey (Niger), Fort-Lamy (Tchad) ou encore Dakar (Sénégal). A quinze ans il a déjà traversé le Hoggar, assisté à la construction d’une piste transsaharienne, failli mourir de soif sur celle de Bidon V et il chasse seul dans la brousse. C’est vers cette époque qu’il éprouve un violent besoin d’écrire. Le retour en France lui fait ressentir comme une aliénation de la liberté. Plus de Jeep, de pirogue, de chasse. A la place des versions latines et des devoirs de maths. L’année du bac, il “ gribouille ” son premier livre personnel, et destiné à le rester. Il découvre la chute libre puis c’est le service militaire. Il pense pouvoir enfin courir les océans en étant dans l’infanterie de marine. Mais bien qu’instructeur commando, il ne connaît que l’Algérie.

L’assistance technique lui permet de découvrir la Martinique, la Guadeloupe et il passe deux ans en Guyane où le besoin d’écrire le tenaille toujours. Son premier manuscrit est accepté au Fleuve Noir. De retour de Guyane il entre dans un organisme officiel de renseignement.

Après un bref passage à l’Arabesque en 1965 pour un roman coécrit avec Henry legay1.jpgTrémesaigues (Boum sur Khartoum) sous le pseudonyme de H.B. Treilley, il entre au Fleuve Noir en 1966 et fournit des romans dans les collections l’Aventurier, Feu ou Anticipation sous les noms de Piet Legay et Guy Lespig puis plus tard pour la collection Secret Défense sous son véritable patronyme de Baudouin Chailley. Après l’arrêt de la collection Feu du Fleuve Noir il signe pour la collection Guerre des éditions du Gerfaut sous les pseudonymes de Baldwin Wolf, Igor Ivanov ou Guy Jacquelin, revenant au Fleuve Noir dans la collection Anticipation, enchainant les titres conjointement pour ces deux éditeurs. Pour l’éditeur écrivain Henri Trémesaigues, dans les années 1977/1978, il va signer des ouvrages sous l’alias de Pat Marcy chez Promidifa et Baudelaire dans les collections War, ex Warsex et S.O.S ainsi que pour des romans isolés chez d’autres éditeurs ou des collections spécifiques.

Mais il a signé aussi, sous des pseudonymes plus américanisés : aux Presses Noires espionnage deux romans publiés sous le nom de Henry Lewis en 1967 et 1968, Chassé-croisé au Caire et Piège au Caire, et chez André Martel dans la collection le Crabe espionnage sous le pseudo de H.B. Perkins : Requins entre eux. Chassé-croisé au Caire sera réédité toujours sous le nom de Henry Lewis aux éditions Transworld Publications dans la collection la Cible noire puis dans la collection Le Jaguar rouge chez France Sud Publications (des maisons d’édition créées par Trémesaigues) tandis que Les requins entre eux sera réédité dans la collection espionnage de la série Roman Noirs Franco Américains sous le pseudo de H.T. Perkins puis sous le nom de Duke Grant aux Presses d’Outre-mer sous le titre Pas de fleurs pour l’espion. Aux éditions Bastille il signera sous le nom de B. Hilley Les marrons du feu en 1974. La nébuleuse Trémesaigues mérite un coup de projecteur puisque Baudouin Chailley a bien connu cet éditeur écrivain et déclare : Vous me parler d’un Trémesaigues qui dit avoir dirigé les éditions de l’Arabesque. Méfiez-vous : ce Trémesaigues là je le connais parfaitement ayant écrit mon tout premier roman avec lui. Boum sur Khartoum. En fait il n’était rien à l’Arabesque mais cherchait à se créer un pool de jeunes auteurs qui écrivaient les romans dont il ne faisait que le scénario. 50% chacun pour les droits naturellement. J’ai démarré avec lui, j’ai écrit neuf romans dont 8 ont été « refusés » par l’Arabesque. Du moins suis-je assez naïf pour croire ce qu’il disait. C’est ainsi que des romanciers comme Roger Maury et Roger Vilatimo écriront pour Trémesaigues et seront publiés sous divers pseudonymes dans les collections et maisons d’éditions dirigées par Trémesaigues. Et les alias de Henry Lewis et H.T. Perkins fleuriront sous les différents labels dirigés par Trémesaigues. En 1994 sous le pseudonyme commun de Pierre Lucas il publie chez Vaugirard deux romans dans la série Police des Mœurs.

Mais il a également écrit deux gros romans sortant du format poche La nuit du squale dans la collection Grands Succès au Fleuve Noir en 1984 et Nouméa ville ouverte chez Stock en 1989. Il précise : Le problème avec le roman de poche et celui du Grand Roman est le suivant pour l’auteur : un roman de poche s’écrit en deux mois. Il est pris ou refusé. Le risque est donc limité. Le Grand Roman demande un travail d’un an, un an et demi sans aucune assurance qu’il plaise. Vous me direz le plaisir d’écrire est toujours le plaisir d’écrire…m’enfin si l’œuvre est publiée ce n’est pas plus mal non plus ! En cas d’échec c’est donc plus d’une année d’efforts de stérilisée. Voilà pourquoi je préférais le roman de poche.

Ces dernières années il était directeur de clinique dans le Gard. Actuellement en retraite, il vit en Nouvelle Calédonie et a trouvé un nouvel éditeur.

Legay2.jpgSes voyages et pérégrinations aventureuses et professionnelles lui ont offert matière à de très nombreux romans et l’écriture de romans de guerre provient d’expériences personnelles. Les thèmes de ses ouvrages ne sont pas le fruit de longues recherches, les idées venant spontanément à l’esprit, en élaborant d’abord l’intrigue et puisant dans une documentation accumulée au cours des années. Dans ses romans de guerre il préfère mettre l’accent sur les moments de crise par lesquels doivent passer les personnages afin de réaliser leur destin. Concernant ses romans fournit à la collection Anticipation il déclarait en 1980 pour la revue Fantascienza : Je ne me suis pas forgé de système d’écriture. Je pense qu’en fait un auteur honnête ne peut en aucun cas faire une sorte de cocktail en mélangeant un peu d’érotisme, un peu de violence, un peu de scientifique, le tout à la sauce action, nappé d’un peu de suspense et arrosé d’un zeste d’extra-terrestre.

Ses romans, particulièrement ceux édités au Fleuve Noir ont été abondamment réédités à l’étranger, en Belgique, au Brésil, en Italie, en Espagne, en Roumanie, en Suède, en Finlande…

Sources diverses dont une correspondance obligeamment fournie par mon ami Pierre Turpin. Le lecteur pourra consulter avec profit le site de Richard D. Nolane : Le monde du Fleuve Noir.

Depuis quelques années il revient en force aux éditions Rivière Blanche qui ont déjà publié : Ultime frontière, Radiations, Enigma, Le silence des abysses et L'énigme du Rorkal.

Editions Fleuve Noir

Anticipation

771 - Démonia, planète maudite

795 - Le Sursis d'Hypnos

829 - Les Sphères de l'oubli

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859 - Les Pétrifiés d'Altaïr

881 - Véga IV

894 - Les Passagers du temps

911 - L'Exilé de l'infini

921 - Projet Phoenix

961 - Le Maître des cerveaux

975 - Transfert psi

 

1011 - Le Défi génétique

1025 - L'Ultime test

 

1039 - L'Etrange maléfice

1048 - Obsession temporelle

1061 - Le Mystère Varga

1068 - Echec aux Ro'has

 

1112 - Au nom de l'espèce

 

1138 - Hypothèse “Gamma”

1150 - Un Monde si noir

1168 - Elle s'appelait Loan

1179 - Une Peau si bleue!

1196 - Perpetuum

1212 - Anticorps 107

1223 - Ce coeur dans la glace...

1241 - Dimension quatre!

1277 - Génération Satan

1295 - L'Autre race...Legay4.jpg

1306 - Psy-connection

1335 - Les Décervelés

1373 - Viol génétique

1508 - Ultime solution

1520 - Mortel contact

1539 - Les Portes de l'enfer

1558 - Le Dernier témoin

1579 - Cette vérité qui tue

1606 - Aqualud!

1625 - Survival

1648 - L'Enfer des Homassiens

1665 - Dernière chance: humanité

1679 - Genesis II

1689 - Shandoah

1700 - Egrégore

1715 - Le Rire du clone

1726 - O Gamesh, prince des ténèbres

1744 - Vous avez dit “humain”!

1756 - Emergency!

1774 - Le Profanateur

1799 - Le Temps de l'effroi

1814 - Le Temps des lumières

1826 - Le Temps des révélations

1860 - L'Enigme du Squalus

1876 - Révélations interdites

1878 - Le Gouffre du volcan céleste

1888 - La Mandragore

1914 - Rawâhlpurgis

1950 - Shaan !

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Aventurier 

141 - Carnage à Cayenne

143 - Les Requins meurent à Cayenne

146 - Voir Cayenne et pourrir

148 - Castagne au Kasaï

153 - Krause prend la barre

166 - Gros pépins pour Clémentine

172 - Une Tornade nommée Krause

175 - Descente aux enfers pour Krause

179 - Erreur, monsieur Krause

191 - Mort sous la lagune

196 - Corde raide pour Krause

201 - Krause nage entre deux eaux

Feu

40 - Commando 44

52 - Banzaï sur Iwo-Jima

63 - Les Anges aux ailes rouges

69 - Soixante hommes par minute

72 - Ils étaient seize

83 - Les Desesperados de Provence

87 - Tornade sur Tobrouk

95 - Durer jusqu'au convoi

104 - Décrochage à l'aubeLegay6.jpg

116 - Aller simple pour Arnhem

125 - Saboteurs sur la Norvège

136 - Réseau Altaïr

143 - Martyr en Malaisie

153 - La faute du sergent Hoare

158 - Enfer chez les dieux

162 - Corps à corps en Corée

170 - La filière

180 - Survie impossible

187 - Opération “ Superflash ”

195 - Le dernier blockaus

202 - Situation rouge

207 - L'enfer par moins quinze

215 - Security-check

219 - R comme Roméo

225 - Klaus, mon frère ...

234 - La rizière sans retour

241 - Réseaux pièges

Sous le pseudonyme de Guy Lespig  :

Collection Feu  :

99  : La septième jonque

107  : Moi… un lâche !

123  : Le treizième pilote

148  : Cap sur l’enfer

211  : Contact perdu

 

Editions Gerfaut ; collection Guerre :

Sous le pseudo d’Igor Ivanov

294  - La sueur et le sang

318 – Feldpolizei

329 - Ton nom sera maudit leLegay7.jpg

344 – La Loi des otages

398 – Katiouschas

408 – Bloquez Mourmansk

412 – Plus jamais cela

 

Sous le pseudo de Guy Jacquelin

326 – La dernière balle

367 – La nuit du dragon

415 – Portés disparus

427 – Le sacrifice du Méo

439 – Par le fer et le feu

 

Sous le pseudo de Baldwin Wolf

289 – La neige rouge du Taskaia

298 – Flammes sur la steppe

311 – Le ciel et l’enfer

322 – Les requins de la nuit

332 – Je survivrai

335 – Trahison sur ordre

350 – L’enfer par -20

377 – La chienne de Mourmansk

387 – Aller simple pour l’enfer

393 – Le glas sonne à midi

404 – Même le diable

420 – Traîtres ou héros

435 – La rage de survivre

448 – La loi du sang

 Legay8.jpg

Sous le nom de Baudoin Chailley

Fleuve Noir

Collection Secret Défense

1 - Rush sur Faya  

2 - Les possédés de Bagdad  

3 - Kanaky, point zéro  

4 - Préludes infernaux  

5 - La trace du scorpion  

6 - Dossier styx  

7 - Bagdad ! mortel contact  

8 - Raison d’état  

9 - Scud !

 

Stock

Nouméa, ville ouverte

 

Sous le pseudo de Pat Marcy

Editions Promodifa

War

28 - Transfert en Enfer,  

S.O.S.

21 - Dum-Dum Party  

23 - Ah Zaïre ! Ah Zaïre ! Ah !,  

27 - Coup bas à Koubbah 

 

 

  

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Published by Oncle Paul - dans Entretiens-Portraits
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  • : Bienvenue dans la petite encyclopédie de la littérature populaire. Chroniques de livres, portraits et entretiens, descriptions de personnages et de collections, de quoi ravir tout amateur curieux de cette forme littéraire parfois délaissée, à tort. Ce tableau a été réalisé par mon ami Roland Sadaune, artiste peintre, romancier, nouvelliste et cinéphile averti. Un grand merci à lui !
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