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27 décembre 2014 6 27 /12 /décembre /2014 15:03

La mogette est à la Vendée ce que le reblochon est à la Savoie...

Philippe MANJOTEL : Un piolet dans les mogettes.

Pourquoi aller chercher loin, ce que l'on a sous la main.

Le cadavre d'un homme assassiné d'un coup dans le thorax, à l'aide d'un piolet déterminera le médecin légiste, dans un studio luxueux de la station de Chamonix met en émoi le Centre de vacances Eprax.

Le défunt se nomme Serge Michon, responsable en Vendée d'une industrie pharmaceutique. Pour quelle raison était-il rentré seul, laissant sa jeune femme Julie danser le jerk dans la vaste salle d'accueil et de restauration transformée pour l'occasion en piste de danse, lui seul pourrait le dire. En attendant il est mort et le commissaire divisionnaire Delmas, de la Police Judiciaire parisienne, qui est en vacances en famille dans la cité montagnarde de Haute-Savoie se voit confier l'enquête. Cela l'embête bien un peu car il pensait passer de bons moments avec sa femme et leurs cinq enfants (et oui, on ne chôme pas dans la police !) durant son séjour. De toute façon il n'y a pas à discuter, la hiérarchie a décidé que ce serait mieux ainsi plutôt que d'envoyer un inconnu qui pourrait froisser les susceptibilités puisque le commissaire local est en congé ailleurs.

Delmas doit donc enquêter en compagnie de l'adjudant de gendarmerie Chaumat, sosie de Noël Roquevert, célèbre comédien habitué aux seconds rôles, et entre les deux hommes s'établissent immédiatement des relations de sympathie. Pas emballé du tout, et mécontent d'avoir été réveillé en pleine nuit, Delmas ronge son frein, et soudain il pense à son ami Jo Risel. Contacté, Risel, détective privé de son état mais qui a déjà participé à de nombreuses enquêtes confiées à Delmas, accepte avec joie, content à l'idée de retrouver, en tout bien tout honneur, Monique la femme de Delmas et leurs garnements.

Le centre de vacances des Eprax est réservé à une catégorie de touristes désirant se ressourcer. Il dépend du groupe Paronex et a été créé à l'intention de son personnel, de ses principaux clients et fournisseurs. Depuis près de vingt ans le centre est dirigé par madame Sophie Duboc, pardon mademoiselle Duboc, une jeune fille prolongée, qui connait fort bien son travail mais au visage quelque peu ingrat.

La soirée n'a pas eu les faveurs de tous et Delmas préfère interroger ceux qui avaient choisi d'autres occupations, et il s'attarde également sur le cas Michon, qui n'est pas forcément fleuri. Serge Michon traînait derrière lui une sérieuse réputation d'homme à femmes et certaines de ses anciennes conquêtes sont d'ailleurs présentes en cette villégiature. Elles sont mariées et en compagnie de leurs maris, mais la page est tournée. Du moins c'est ce qu'elles affirment.

Serge était Serge, Serge faisait du Serge ; goujat vis à vis des femmes, caustique, volontiers méprisant et sans pitié pour les gens qui affichaient la moindre faiblesse, grossissant à souhait les traits, provocateur jusqu'à la querelle, parfois violent...

Bref un individu dont la fréquentation n'était pas recommandable mais que toutes ces personnes étaient obligées de fréquenter justement, par obligation.

Mais d'autres mobiles peuvent avoir incité l'assassin. La jalousie certes, mais la rancœur, le dépit, la frustration ou même des suspicions d'un meurtre perpétré quelques années auparavant. L'un des participants par exemple, qui avait fondé un laboratoire s'est vu spolié par Michon. De patron vendéen il est devenu simple collaborateur de Michon.

 

Comme il le déclare à l'un des suspects, le commissaire patauge un peu dans les flageolets.

Plusieurs personnes pourraient avoir commis ce crime. Certains alibis sont incertains, et la victime concentrait tant d'antipathies que les mobiles sont multiples, voire interchangeables parmi les témoins.

 

Delmas, Risel et l'adjudant Chaumat ont donc du pain sur la planche, et des verres à boire en ce chaud été, à interroger couples ou célibataires, hommes et femmes, à effectuer des recherches, jusqu'à Lyon au siège social de l'entreprise à fouiner dans lenceinte du camp de vacances.

 

Roman sympathique jouant avec l'humour, surtout lorsque c'est Risel qui s'exprime et lance des vannes approximatifs, lorgnant du côté des classiques de la littérature policières avec réunion en plein air des tous les présumés coupables pour le dénouement. Mais l'épilogue ne traîne pas en longueur, malgré la montagne escarpée que ces protagonistes doivent grimper.

Un duo d'enquêteurs un peu en marge, un policier associé à un détective privé pour résoudre une affaire apparemment complexe, ce n'est pas si courant. Chacun d'eux apporte ses connaissances, ses facultés de recherche et de déduction, légalement ou légèrement en marge de la loi. D'autant que leurs caractères diffèrent et ils en profitent jouant au bon et au méchant comme ces couples de policiers qui interrogent un présumé coupable. Delmas est bon père de famille, débonnaire, paisible, prenant son temps, ménageant les susceptibilités tandis que Jo Risel, célibataire, quelque peu infatué de sa personne, jouant les Don Juan sans scrupule au risque de se ramasser un râteau, se montre impatient, corrosif, gouailleur, toujours à la recherche d'un bon mot mais n'hésitant pas à bousculer oralement ses interlocuteurs afin de les déstabiliser.

 

Philippe MANJOTEL : Un piolet dans les mogettes. Collection Sang d'encre. Editions Les 2 Encres (première édition Osmonde - 17 octobre 2002). Parution le 27 novembre 2014. 172 pages. 15,00€.

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27 décembre 2014 6 27 /12 /décembre /2014 10:10

Hommage à Louis C. Thomas, né le 27 décembre 1921.

Louis C. THOMAS : Télé-scoop.

Philippe Caudry, ex-reporter de talent, adulé du public, ne survit que grâce à de minables cachetons que lui rapportent des rôles dans de petits films publicitaires.

S'il est tombé si bas, c'est à cause de l'alcool. Pourtant il veut s'en sortir, retrouver une certaine dignité, ainsi que du travail. Pour cela il frappe à la porte de Fontanés, le directeur des programmes de Canal 100. En vain. Pas tout à fait cependant car Juliette Chazeuil la productrice de l'émission de Télé-Scoop l'a remarqué et lui propose d'effectuer un reportage assez difficile. Dangereux même.

Caudry donne son accord et part enquêter à Toulon et sur la côte, sachant que ce ne sera pas une partie de plaisir. Sa mission : découvrir qui a intérêt à allumer des incendies dans les pinèdes qui longent le bord de mer. Le pourquoi n'étant qu'un écran de fumée bien vite dissipé.

En réalité il prend la relève de Laurent Peillon qui a péri dans un incendie l'été précédent. Laurent Peillon qui justement était prêt à dénoncer certaines magouilles, certains agissements, avec noms des coupables et preuves à l'appui. Philippe Caudry pourra compter sur l'appui désintéressé de Casta, journaliste localier imbibé d'alcool la plupart du temps, et de Lilou, adolescent passionné d'appareils vidéos.

 

Une fois de plus Louis C. Thomas nous livre un excellent roman, fort bien ficelé. Ce que Michel Lebrun nommait Le Label France.

Louis C. Thomas campe merveilleusement décors et personnages, et ses intrigues à défaut d'être complexes sont efficaces. A son actif de nombreuses réussites littéraires, sanctionnées pas le Prix du Quai des Orfèvres en 1957 pour Poison d'avril, et le Prix Mystère de la Critique pour La place du mort.

Il fut également le scénariste de quelques épisodes de la série télévisée Les cinq dernières minutes.

A noter aussi que certaines de ses nouvelles, extraites du recueil Crimes parfaits et imparfaits, paru dans la même collection Sueurs Froides chez Denoël, ont été adaptées pour la télévision dans une série intitulée Sueurs Froides justement.

Louis C. Thomas est décédé le 12 mai 2003.

 

Nota : Le prix de ce livre est affiché en euros, car il reste quelques exemplaires disponibles.

 

Louis C. THOMAS : Télé-scoop. Collection Sueurs Froides. Editions Denoël. Parution 22 mars 1988. 228 pages. 10,95€.

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26 décembre 2014 5 26 /12 /décembre /2014 07:48

Les lettres anonymes ne sont pas adressées au Père Noël !

Henri CATALAN : Sœur Angèle et les roses de Noël.

Dans le train qui l'amène de Toulouse à Saint-Pied, non loin de Carcassonne, Sœur Angèle est dévisagée par son voisin, un bel homme qui aussitôt entame son repas, pain, saucisses et bouteille de vin rouge. Il la reconnait, c'est la fille du Marquis Hersent d'Erigny, surnommé le Marquis Rouge. Il est vrai qu'avec ses yeux dorés, sa peau très blanche criblée de taches de rousseur, Sœur Angèle ressemble fortement à son défunt père.

Sœur Angèle a été mutée afin de remplacer la mère supérieure de la maison de retraite de Saint-Pied, mais son interlocuteur qui est maréchal-ferrant et maire de la commune l'avait deviné. Il est vrai que plus que son physique, c'est la vêture de la religieuse qui l'a mis sur la voie. Avec sa robe bleue ardoise et de sa cornette des Sœurs de la Charité, elle ne passe pas inaperçue. Complètent sa panoplie, un parapluie et un grand cabas qui ne la quittent jamais.

Le maire n'a pas sa langue dans sa poche et il lui narre ce qui bouleverse le village, une affaire dont se sont emparés les journaux, toujours à l'affût de détails croustillants. Depuis une quinzaine de jours, des habitants de Saint-Pied reçoivent des lettres anonymes accompagnées de fleurs d'hellébores, ou roses de Noël, séchées. Parmi ces victimes, la concierge de la maison de retraite. La missive l'accuse d'avoir eu sa fille avec un gros propriétaire, lequel en décédant, naturellement, l'aurait couchée sur son testament. Ce qui ne perturbe pas plus que cela son mari jardinier de l'établissement. Et c'est ainsi que la belle jeune fille est devenue une riche héritière convoitée, notamment par deux jeunes de la région. L'un est apprenti boulanger tandis que l'autre travaille comme secrétaire de l'industriel local. Les différents destinataires de lettre anonymes sont également accusés de coups de canifs dans les contrats de mariage et autres gentillesses.

Le commissaire Ribeire de Carcassonne, un lieutenant de gendarmerie, l'inspecteur principal Hermancourt, qui a déjà participé à quelques enquêtes en compagnie de Sœur Angèle, et un inspecteur des Postes spécialiste des lettres anonymes, sont préposés à l'enquête, mais les deux derniers intervenants ne feront que de la figuration.

Sœur Angèle, visite ses pensionnaires puis se rend chez le curé du village, un homme simple qui entraîne l'équipe de rugby. Il est ami avec un braconnier qui lui fournit le vin de messe, conseiller municipal, émargeant au parti communiste et correspondant de l'Humanité. Il est vrai qu'ils se sont connus durant la Déportation. L'industriel à la tête d'une fabrique de biscuits, dirige également la chorale du village, la Cécilia. Entre les deux hommes, s'est établie une guerre froide et chacun d'eux possède ses partisans.

- Depuis longtemps, une sorte d'animosité existe entre le président de l'union paroissiale, M. Durand-Fargette, et le curé!

- Mais je croyais que M. Durand-Fargette était un catholique militant !

- Justement, trop militant. De plus, les partisans du curé - car le village est partagé en deux clans : celui du curé et celui de l'industriel - accusent ce dernier d'avoir plus d'hypocrisie que de piété véritable. Par contre, les partisans de M. Durand-Fargette prétendent que le curé est anticlérical.

C'est dans cette ambiance que Sœur Angèle rencontre les divers personnages, de même que des cousins, le comte et la comtesse de La Rochetaillée qui ont perdue leur fille de nombreuses années auparavant lors d'un voyage. Malgré ses malheurs, la comtesse arbore un visage souriant, cachant peut-être sa détresse sous un masque d'amabilité. Leur gouvernante, qui sert de chauffeur, est l'antithèse de cette brave personne. Acariâtre, elle n'attire guère la sympathie.

Sœur Angèle sillonne les environs, sur son vélomoteur, toujours accompagnée de son cabas et de son parapluie. Elle aide également le curé à installer sa crèche, car Noël approche. Les lettres continuent d'arriver dans les boîtes, mais un certain jour celle destinée à l'épicière est postée du village même. Une première. De plus ce poulet serait plutôt aimable envers cette personne au physique ingrat, ce qui change des habitudes. Une surveillance nocturne est organisée, mais les esprits sont chauds, malgré la neige qui commence à tomber.

Henri CATALAN : Sœur Angèle et les roses de Noël.

Contrairement à ce que l'on pourrait craindre, il n'y a pas de prosélytisme dans ce roman. Parfois même des échanges musclés entre les différentes parties se déroulent, lors notamment lors d'un match de football - eh oui, l'auteur a changé négligemment le sport pratiqué quoique lorsqu'un joueur marque, il ne s'agit pas d'un but mais d'un essai - les interprètes de la chorale Cécilia jetant la perturbation pendant le déroulement de cette manifestation sportive. Ce roman a été publié en 1954, et les intégristes existaient déjà.

Evidemment on ne peut s'empêcher de penser à Don Camillo, personnage de fiction créé par Giovanni Guareschi en 1948 et immortalisé au cinéma par Fernandel dès 1952. A la différence près que dans ce roman, curé et communiste vivent en bonne intelligence. Les tracasseries proviennent surtout de la part de l'industriel qui se déclare plus catholique que le curé. On peut également penser à Père et maire, la série télévisée créée par Christian Rauth et Daniel Rialet en 2001, soit cinquante ans après ce roman, dont les deux protagonistes sont le maire du village et le curé, amis depuis toujours mais dont les idées diffèrent. Et on pense aussi à Sœur Thérèse.com, incarnée par Dominique Lavanant, ancienne policière devenue religieuse, mais souvent amenée à apporter ses connaissances à son ancien mari joué par Martin Lamotte.

Sœur Angèle est une aimable série, légèrement parodique du roman policier, un peu ancrée dans son époque, mais qui se lit avec plaisir.

 

La série Sœur Angèle a été publiée sous le patronage du Masque et comporte 12 volumes édités entre 1952 (Le cas de sœur Angèle) et 1959 (Sœur Angèle et le redresseur de torts).

 

Henri CATALAN : Sœur Angèle et les roses de Noël. Collection Sœur Angèle. Editions Librairie des Champs Elysées. Imprimé le 20 février 1954. 260 pages.

 

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25 décembre 2014 4 25 /12 /décembre /2014 13:58

Pierre Perret : Mère Noël.

Quand j'écris ma p'tite bafouille
A ce bon vieux Père Noël
Je sais pas comment qu'y s'débrouille
Il est miro le paternel
Me refiler une panoplie de flic
Au lieu d'un traité d'éducation sexuelle
Ma parole y se prend les pieds dans l'arc-en-ciel
Je trouve ces procédés moches
Je ne vous le cache pas
Remettez-le dans votre sacoche
Votre képi j'en veux pas
Mais comme je m'entends mieux avec les femmes
J'ai décidé désormais
De m'adresser à la votre qu'on voit jamais

(Refrain)
Mère Noël Mère Noël ou êtes-vous
Mère Noël Mère Noël montrez-vous
Avez-vous une mini-jupe êtes-vous un peu sexy
Est-ce que le Père Noël vous sort dans les boîtes de nuit

Mère Noël au lieu d'un flingue
Il vaudrait mieux du bon grain
Qui réchaufferait tant le burlingue
De nos copains les Indiens
De l'eau pure à la Garonne
Dans le veau un peu moins d'hormones
Ma voisine aurait moins de moustaches que son bonhomme
Mère Noël y a des drôles de types
Surveillez leurs jouets
Qu'ils aillent dans la lune en jeep
Et qu'ils nous foutent la paix
Mais tous leurs trucs nucléaires


Quand ça va nous péter dans le blair
On entendra plus jamais Erroll Garner

(Refrain)
Mère Noël Mère Noël ou êtes-vous
Mère Noël Mère Noël montrez-vous
Etes-vous un peu infidèle
Et avez-vous le rouge aux joues
Quand un archange du ciel
Vous prend par le cou

Mère Noël Je suis bien petit
Mais déjà je comprends
Que la vérité travestie
Est un cadeau pour les grands
Moi je voudrais qu'un stylo
Pour vous faire un très beau dessin
Il ira pas au Prado
Mais ça ne fait rien
Je vous dessinerais un mariage
Quelque chose de bien
Un noir avec une blanche
Ça fera peur aux voisins
Et tous les oiseaux du monde
Leur chanteront cette chanson
Qu'en Alabama les cloches reprendront

(Refrain)
Mère Noël Mère Noël ou êtes-vous
Mère Noël Mère Noël montrez-vous
Ressemblez-vous à la Joconde
Qui a l'air de nous dire des clous
Mais sans doute avez-vous raison de sourire de tout

 

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24 décembre 2014 3 24 /12 /décembre /2014 16:27

Pierre Perret : Noël avant terme.

Noël Noël tu vas venir bientôt
Oh! bon Papa Noël n´oublie pas mes cadeaux
Et pour ce jour si merveilleux
Petit Papa Noël exauce tous mes vœux

Que ma petite maman s´arrête de tousser
Peut-être que notre voisin aura fini de gueuler
Fais que mon p´tit papa sorte enfin de prison
Qu´y me ramène voir les femmes comme au bon temps dans leur maison.

Noël Noël tu vas venir bientôt
Oh! bon Papa Noël n´oublie pas mes cadeaux
Et pour ce jour si merveilleux
Petit Papa Noël exauce tous mes vœux

Je voudrais que grand-mère ne me réveille plus
Quand elle rentre le matin beurrée comme un p´tit Lu
Pardon si je l´ai battue mais qu´elle me répète plus
J’ai une dent contre toi, d’abord il lui en resterait plus

Noël Noël tu vas venir bientôt
Oh! bon Papa Noël n´oublie pas mes cadeaux


Et pour ce jour si merveilleux
Petit Papa Noël exauce tous mes vœux

Pour faire mes ongles en deuil j´voudrais un p´tit canif
Ça fait quand même plus propre pour se les fourrer dans le pif
Et j´voudrais pour ma tête une tondeuse électrique
Je sens que j´ai le chou farci de p´tits grains de riz mécaniques

Noël Noël tu vas venir bientôt
Oh! bon Papa Noël n´oublie pas mes cadeaux
Et pour ce jour si merveilleux
Petit Papa Noël exauce tous mes vœux

Je te promets en échange de plus crever les pneus
De plus me laver les nougats dans le truc du pot-au-feu
Et je te jure sur l´honneur de plus gratter sans motif
Les bonbons à liqueur que j´ai chopés sur le tarbouif

Noël Noël tu vas venir bientôt
Oh! bon Papa Noël n´oublie pas mes cadeaux

 

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24 décembre 2014 3 24 /12 /décembre /2014 13:35

Bon anniversaire à Mary Higgins Clark, né le 24 décembre 1927.

Mary HIGGINS CLARK : Le fantôme de Lady MargaretMary HIGGINS CLARK : Le fantôme de Lady Margaret

Judith Chase, qui commence à se faire un nom comme historienne, explore le passé de Charles 1er d'Angleterre, de Cromwell, de Charles II. Une investigation passionnante.

Elle aime et est aimée de Stephen Hallett, ministre de l'Intérieur promis à un bel avenir politique. Bientôt les élections vont se dérouler en Grande-Bretagne et l'on chuchote qu'il pourrait remplacer Miss Maggy à la tête du parti et du gouvernement. Pour Judith, c'est presque l'euphorie. Seule ombre noire au tableau, le mystère de sa naissance.

Grâce au docteur Patel, elle pense pouvoir puiser dans sa mémoire, dans ses souvenirs, retrouver quelques lambeaux de sa petite enfance, et remonter le temps. Attention, souvenirs danger !

Un fantôme se glisse subrepticement dans l'esprit de Judith, l'envahit et l'habite. Judith oscille alors entre deux personnalités, un peu docteur Jekill et Mister Hyde.

Suspense et fantastique pour cette longe nouvelle qui donne son titre au recueil. Mais la palette de Mary Higgins Clark est nettement plus étendue que l'on pourrait le croire et son talent a pris toute sa dimension au travers de deux ou trois autres nouvelles.

Ainsi Terreur dans le campus, L'une pour l'autre, Un jour de chance. Surtout Un jour de chance. A lire cette histoire et son épilogue, j'ai eu l'impression de retrouver un grand monsieur de la littérature américaine, peut-être le plus grand spécialiste de la nouvelle de suspense, j'ai senti planer l'ombre de William Irish.

La même façon d'aborder un sujet, d'en exploiter toutes les subtilités, de faire monter le suspense en un crescendo parfois insoutenable jusqu'à la chute imprévisible.

Mary Higgins Clark est surtout connue pour La nuit du Renard, pour La clinique du docteur H., ou encore Dors ma jolie, des romans au suspense classique selon moi. Avec le fantôme de Lady Margaret, c'est une nouvelle facette qui nous est proposée, une facette ma foi dort agréable à lire.

Mary HIGGINS CLARK : Le fantôme de Lady MargaretMary HIGGINS CLARK : Le fantôme de Lady Margaret

Mary HIGGINS CLARK : Le fantôme de Lady Margaret. Collection Spécial Suspense. Editions Albin Michel. Première parution Septembre 1990. Réédition Le Livre de Poche 1993 et 2001.

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24 décembre 2014 3 24 /12 /décembre /2014 08:53

A ouvrir avec précaution, sinon, gare aux courants d'air !

Fabrice BOURLAND : Les portes du sommeil.

Depuis de nombreuses années la mort de Gérard de Nerval occupe l’esprit d’Andrew Singleton, détective privé.

Deux années se sont déroulées depuis l’affaire du Fantôme de Baker Street, l’officine tenue avec son ami James Trelawney n’a pas chômé et il profite d’un moment de relâche pour se rendre à Paris. Le poète est-il mort d’un suicide selon la thèse officielle de la police, ou d’un assassinat selon d’autres sources ?

Après un voyage au cours duquel il a assisté à un mirage représentant un château perché sur un piton, en compagnie d’une jeune femme qui semblait elle aussi être un illusion, il s’installe non loin de l’endroit où le corps de Nerval a été découvert. Le commissaire Fourier, qu’il a aidé à résoudre une affaire quelques mois auparavant, le hèle dans la rue, comme par hasard, et lui propose de s’associer dans une enquête délicate réactivée par un article paru dans un journal et signé des initiales J.L.

Le célèbre professeur de métaphysique, le marquis de Brindillac est décédé durant son sommeil. Son visage reflétait une peur intense. Un mois auparavant le poète Pierre Ducros, affilié aux Surréalistes, le mouvement d’André Breton, est mort de la même façon. Seule la thèse de la mort naturelle est retenue et pourtant le journaliste émet des doutes. Singleton et Fourier se rendent au château de Brindillac près d’Etampes afin d’étudier les lieux. Ils y retrouvent Jacques Lacroix, proche d’Amélie la fille du défunt, et qui n’est autre que le journaliste qui a relancé l’affaire. Les pièces dévolues au marquis étaient fermées et si crime il y a ce ne peut être qu’un meurtre en chambre close.

Brindillac était obsédé par les phénomènes oniriques, consignant ses rêves sur des carnets depuis des années. Son livre de chevet favori, Le comte de Gabalis, sous-titré Entretiens sur les sciences secrètes, de Montfaucon de Villars traite des entités élémentaires, les incubes et les succubes. Un étranger se serait entretenu avec le marquis la veille de sa mort. Un Autrichien ou Allemand du nom de Von Öberlin. Un autre inconnu au nom similaire s’était présenté chez Ducros. Trelawney rejoint Singleton à Paris et tous deux se lancent sur les traces de ce mystérieux personnage.

Singleton est lui aussi sujet à des rêves, au début plus ou moins lubriques. Singleton est toujours plongé dans les écrits de Nerval. Or André Breton lui rendait hommage dans un de ses manifestes. Grand lecteur Singleton s’intéresse alors aux Manifestes du pape du surréalisme qui lui aussi écrit sur les rêves. Une association d’idées pousse les deux amis qui se rendent au chevet de Breton et le réveillent à temps. Ils localisent l’endroit où Öberlin résidait mais, grâce à des papiers trouvés dans sa chambre d’hôtel, à des prédictions formulées par un extralucide lors d’une réunion privée, aux recherches effectuées par Lacroix et aux rêves de Singleton, les deux amis se rendent à Vienne en Autriche.

 

Ce nouvel opus des détectives de l’étrange ne déçoit pas, au contraire. Le rythme est plus soutenu, plus enlevé, et les références à l’antiquité ne manquent pas.

Fabrice Bourland sème ça et là des indices et le lecteur attentif ne manquera pas de les relever malgré le côté fantastique. L’histoire se déroule en 1934, et l’auteur s’il privilégie le Paris des Surréalistes, Breton en tête (Léo Malet aussi aurait pu figurer), campe en toile de fond de façon ténue, la montée du nazisme. Singleton, le narrateur, évoque des affaires résolues en compagnie de son ami et associé Trelawney. Et l’on souhaite qu’un jour nous aurons la narration de l’affaire de L’égorgeur à la montre cassée et autres histoires aux titres alléchants.

Fabrice BOURLAND : Les portes du sommeil. Grands Détectives 4091 éditions 10/18. Parution janvier 2008. 250 pages. 7,10€.

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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 16:36

Un ectoplasme roulé dans la farine ?

Fabrice BOURLAND : Le fantôme de Baker Street.

Natifs du Canada, James Trelawney et Andrew Singleton se sont installés depuis quelques mois à Londres, exerçant la profession de détectives privés. Alors qu’ils vivotent de petites enquêtes, ils reçoivent la visite de la veuve de Sir Arthur Conan Doyle. Le père de Singleton et le fameux écrivain se sont rencontrés par le passé à deux reprises, tous deux férus de spiritisme.

Lady Doyle leur apprend qu’au 221 Baker Street, là où son mari avait situé le domicile de Sherlock Holmes, adresse qui n’existait pas de son vivant, se déroulent d’étranges évènements. Elle leur révèle également que Doyle aurait écrit juste avant son décès, d’une soit disant crise cardiaque, un message énigmatique Le pensionnaire est dans la boîte, il faut qu’il y reste. Elle aurait entendu au moment du décès de son mari des voix dans la chambre. Enfin elle part en prophétisant des meurtres.

Effectivement des personnes ont été assassinées ; des prostituées, selon les méthodes employées par Jack l’éventreur quarante ans auparavant. Andrew et James se rendent au 221 Baker street dont le propriétaire est le major Hipwood. Son neveu adepte de spiritisme, le Dr Dryden, leur propose de les prendre en photo. Au développement les deux amis aperçoivent posant derrière eux une sorte d’ectoplasme ressemblant vaguement à Holmes. Singleton subodore un trucage.

Ils sont conviés à une séance de spiritisme pour le soir même. Malgré son scepticisme Singleton est troublé. Non seulement Holmes fait une apparition leur enjoignant de se rendre le lendemain à minuit dans un quartier mal famé, mais de plus il entend une voix qui semble provenir de sa mère, décédée alors qu’il n’avait que six mois. Certains lieux, certains meurtres, titillent l’esprit de Singleton. Grand lecteur il fait appel à ses souvenirs et se rend compte que ces évènements funestes font référence à des ouvrages de Stevenson, Oscar Wilde, Bram Stoker mais surtout à leurs créatures.

 

Le duo de détectives de l’étrange imaginé par Fabrice Bourland est éminemment sympathique et nous replonge dans ces merveilleux textes où le fantastique côtoie le vraisemblable. Le lecteur est subjugué, entraîné malgré lui alors qu’il sait pertinemment plonger dans un univers onirique. Il croise des personnages connus, issus de la littérature populaire, toujours présents dans son inconscient, et brusquement ils prennent forme devant lui, en lui.

On ne se débarrasse pas si facilement de ceux qui ont hanté nos esprits, éveillés ou non. Malgré quelques longueurs, ce premier opus mettant en scène le duo Singleton – Trelawney est réjouissant et nous promet d’autres belles aventures. Du moins si l’on se réfère au manuscrit de Singleton, car il s’agit bien d’un manuscrit retrouvé par une firme d’avocats Américains transmis à l’éditeur. Sherlock Holmes possédait son biographe en la personne de Watson, ici c’est le héros qui narre ses propres aventures.

 

Fabrice BOURLAND : Le fantôme de Baker Street. Grands Détectives 4090. Editions 10/18. Parution janvier 2008. 248 pages. 7,10€.

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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 10:37

Hommage, modeste, à Jean-François Vilar, décédé le 16 novembre.

Jean-François VILAR : Les exagérés.

Victor Bainville, photographe, voue au musée Grévin une véritable passion, un culte, qu'il entretient presque quotidiennement.

Il aime à se balader au milieu des figures de cire, à se retremper dans l'atmosphère des différentes scènes évoquées par des mannequins plus vrais que nature. Le moindre changement, le moindre manquement dans l'ordonnancement des tableaux lui saute immédiatement aux yeux.

Par exemple, ce matin-là, quelque chose le chiffonne. Un tout petit détail. Pas bien important, mais qui l'inquiète quand même quelque peu. Quelqu'un a dérobé la tête de la princesses de Lamballe, l'amie, la confidente de la reine Marie-Antoinette. Cent quatre-vingt-quatorze ans auparavant (ce roman a été publié en 1990), jour pour jour, la tête de la princesse était promenée au bout d'une pique dans Paris, en colère, et en proie à la Terreur.

Par un curieux effet du hasard, un cinéaste, Adrien Leck, décide de réaliser une nouvelle version du film La Princesse, consacré à cet événement, à cet épisode de la Révolution. Un film tourné trente ans auparavant, et interprété par l'inoubliable Anna Fried. Celle-ci, qui a décroché depuis, ne veut pas ce remake soit tourné. D'ailleurs elle proclame comme une prophétie que ce film ne verra jamais le jour. Nonobstant Adrien Leck débute le tournage mais les ennuis, les bâtons dans les roues, les incidents sont de plus en plus nombreux et violents.

Pour Victor Bainville c'est une excellente occasion de retrouver non seulement l'atmosphère de cette époque, mais aussi les lieux où ont habité les différents protagonistes de cette époque trouble, les lieux où se sont déroulés des événements marquants. Une sorte de pèlerinage effectué avec délectation. Mieux, Victor s'investit dans le personnage de Jacques-René Hébert, le fameux et virulent Père Duchesne.

Jean-François VILAR : Les exagérés.

Dans cet excellent roman, Jean-François Vilar rend son hommage à la Révolution Française. Mais un hommage bien particulier, dans lequel les interférences sont nombreuses et qui est un prétexte à découvrir une ville que peu de personnes connaissent vraiment. Seuls les véritables amoureux de Paris peuvent nous présenter, nous décrire la capitale de cette façon, nous en parler avec autant de passion, d'émotion, de chaleur, de lyrisme. Une visite guidée qui exclut l'ennui.

Victor Bainville un nouveau Nestor Burma, et Jean-François Vilar un nouveau Léo Malet ? A peine exagéré ! Mais Jean-François Vilar avait cette faculté et cette passion de regarder avec l'œil du photographe et des restituer ambiance et atmosphère.

Jean-François VILAR : Les exagérés.

On ne va pas au musée Grévin pour suivre l'actualité. On y va par innocence ou nostalgie. On y va pour vérifier un certain ordre conservé des images du monde

 

Jean-François VILAR : Les exagérés. Première édition Le Seuil Août 1990. Réédition Editions Points romans noirs. Parution 10 septembre 2008. 448 pages. 7,80€.

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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 08:40

Le Bouquiniste est un insecticide : il enquête dans une secte...

Guillaume BECHARD : La nonne à tout faire...

Bouquiniste à mi-temps à Rennes, Erwan Guillerm ne manque pas d'occupations. Il vit des moments tranquilles en compagnie de son amie Véfa, une châtelaine qui s'occupe avec quelques bénévoles d'une association qu'ils ont créée à l'intention des jeunes bretonnants.

Un soir, alors qu'il allait fermer boutique, un de ses clients l'aborde car sa fille a disparu. Le professeur Jean Le Guevrec est dans tous ses états. Flora était entrée comme novice dans un couvent à Saint-Brieuc, mais ne supportant la discipline de fer de l'établissement, elle était revenue au foyer familial. Quelques temps plus tard, ayant entendu parler d'apparitions à Locmaria, dans le Finistère, la mère et la fille s'étaient rendues sur place. La mère était revenue seule et le père quoiqu'athée avait accepté le choix de sa fille d'intégrer cette congrégation en marge de la religion. Mais depuis deux semaines, Rosa n'a pas donné de ses nouvelles, aussi bien par courrier que par téléphone.

Muni de la photo de Flora, Erwan Guillerm décide de se rendre à Locmaria en compagnie de Véfa, pour qui ce sera une occasion de se divertir. Ils ne pensaient certes pas rencontrer autant de monde à cette cérémonie devenue une attraction touristique et lucrative, et le bouquiniste se procure malgré leur prix onéreux quelques fascicules. Ce n'est pas tous les jours que l'on peut voir une femme déguisée, entourée de vestales habillées de bleu pâle s'adresser à la Vierge. Cinéma pense Véfa, quant au bouquiniste il est rapidement édifié en lisant la prose de la voyante. Un réquisitoire envers le Pape (Jean-Paul II à l'époque) considéré comme un suppôt des communistes tandis que les nouveaux prêtres sont présentés comme des pratiquants de la pédophilie et syndiqués à la CGT. Mais de Flora point. Quelques jours plus tard, le professeur agrégé, complètement désagrégé apporte une carte postale postée de la Roche-sur-Yon signée Flora. Ne vous inquiétez pas, je suis très heureuse, je vous embrasse tendrement. Et bien entendu, c'est l'effet contraire qui est ressenti par le père déboussolé. Quant à la mère elle est aussi est déboussolée, les neurones se bataillant dans un cerveau qui se fissure.

Il n'en faut pas plus à Erwan Guillerm pour demander de l'aide à son ami Arsène Le Bodiec, inspecteur de police à la retraite. Guillerm va enquêter du côté de Morlaix et ce qu'il apprend auprès de Rosa, la prêtresse aux acouphènes l'incite à se rendre à Paris. Véfa est étonnée d'apprendre que la présidente de cette congrégation est dirigée par sa propre cousine, de toute façon cela lui importe peu car entre les deux membres de cette famille c'est la guerre froide. A Paris Guillerm se renseigne auprès de son ancien patron, directeur d'un journal auquel il participait, puis d'un policier de la Mondaine, ancien nom de la Brigade des Mœurs. Flora se serait conduite comme une nouvelle Bécassine, à l'instar de ces nombreuses Bretonnes qui montaient à la capitale pour trouver du travail et étaient recrutées par des souteneurs indélicats profitant de leur naïveté. Pour son enquête, Guillerm fréquente, en tout bien tout honneur, un bar réputé pour la beauté et l'accueil de ses hôtesses et dans lequel Rosa la vierge aurait été employée.

Guillerm va effectuer de nombreux voyages entre Rennes, Morlaix et Paris, mais toujours point de Flora. Et le lecteur peut savourer en toute quiétude cette enquête qui s'éternise dans l'espace temps, non sans humour.

Une enquête classique avec comme héros un bouquiniste, c'est toujours sympathique à lire, d'autant que l'auteur s'attache plus à décrire les faits, les personnages, leurs caractéristiques, leurs points faibles, sans cette apologie de la violence ou du sexe que l'on retrouve trop souvent dans les romans modernes. Une écriture sobre et efficace pour une intrigue qui continue lorsque Flora est retrouvée. Mais dans quel état, je me garderai bien de le préciser.

Seul petit manque à mon avis et qui aurait apporté un plus, un regain d'intérêt, c'est le partage entre les chalands et le bouquiniste sur leurs préférences littéraires, comme on a pu lire certaines scènes dans la série des Pierre de Gondol par exemple. Un bouquiniste qui ne parle guère de livres, c'est dommageable.

 

Pour mémoire un roman dans lequel Pierre de Gondol enquête :

De Guillaume Béchard lire également :

Guillaume BECHARD : La nonne à tout faire... Editions Pascal Galodé. Parution le 19 juin 2014. 152 pages. 9,90€.

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