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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 14:44

Lebrun-copie-1.jpg

 

Sur mon ancien blog, Mystère Jazz, j’avais publié un entretien réalisé en 1985 et diffusé sur une radio libre. En octobre 1989, j’ai eu le plaisir de converser à nouveau avec Michel Lebrun dans le train noir qui nous menait vers Grenoble et sa troisième et ultime édition du festival du roman et du film policiers.

Tandis que certains festoyaient joyeusement au bar, lecteurs sous le charme d'auteurs diserts, d'autres travaillaient, engrangeant les souvenirs sur cassettes. Ainsi, dans le compartiment réservé à la presse, j'ai interviewé, entre autrelebrun4.jpgs, Michel Lebrun, foisonnant d'anecdotes, à la faconde jamais démentie, toujours accessible, disponible quel que soit son interlocuteur, même le plus obscur chroniqueur de province. Son dernier inédit, "Souvenirs de Florence", paru aux éditions Flamme/J'ai Lu, remontait à 1987. La même année, paraissait le dernier volume de l'Année du Polar (Editions Ramsay), devenue la bible des amateurs du roman policier, et le Guide du Polar écrit en collaboration avec Jean Paul Schweighaeuser (Syros). 1987 toujours, Michel Lebrun obtenait Le Grand Prix Paul Féval de Littérature Populaire pour l'ensemble de son œuvre et son action en faveur du roman policier. Depuis, plus rien. Ses fidèles étaient en début de manque, ce qui m'amena à lui poser cette première question :


Que devient Michel Lebrun, celui qui a été surnommé le Pape du Polar, une étiquette qui colle peut-être un peu trop à la peau maintenant ?

Après neuf ou dix ans d'imprégnation totale en milieu polar, c'est à dire à force de lire tout ce qui paraît, d'assister à un maximum de manifestations et de festivals, d'écrire un maximum de choses sur le polar dont l'Année du Polar que j'ai faite pendant neuf ans, je me suis trouvé soudain en train de sortir de mon apnée. Vous voyez c'était comme dans le Grand Bleu, j'étais sous couv001.jpgl'eau depuis neuf ans et tout d'un coup, hop, le monde extérieur me réapparaît et je trouve qu'il a du charme aussi. Alors bon, je ne veux pas brûler ce que j'ai adoré, et que j'adore toujours, c'est à dire le polar, mais pour l'instant je prends un petit peu de vacances, je me mets en disponibilité, du moins en ce qui concerne mon livre l'Année du Polar. En ce moment même nous sommes dans le train noir qui nous emmène à Grenoble; Grenoble où va se dérouler outre le 11ème festival du roman et du film policiers, va se tenir également la grande assemblée générale de l'association 813 dont je suis membre fondateur et, pour vous dire que je n'oublie pas complètement le polar, je viens donc pour la deuxième fois poser ma candidature au bureau de l'association 813. Parce que j'estime qu'il faut couv002.jpgquand même garder un œil vigilant sur les amateurs, ce que j'appelle les amateurs de base du roman policier. Alors là, si vous le permettez je vais faire une petite parenthèse en forme de précision. L'association 813 qui je crois a neuf ans d'âge maintenant, peut-être même un peu plus, non elle entre dans sa douzième année, l'association 813 est l'association des Amis de la Littérature Policière et j'ai l'impression que depuis ses débuts, l'appellation première a un petit peu dévié. C'est devenu, me semble-t-il, au fil des années davantage une association de spécialistes, c'est à dire d'auteurs, d'éditeurs, de traducteurs, que d'amateurs au sens propre du terme, c'est à dire de gens qui aiment le roman policier. Et c'est là dessus que je voudrais insister, et si, il ne faut évidemment pas anticiper l'avenir, si après demain je suis élu au bureau 813, je vais m'efforcer de rétablir un contact et un dialogue avec ceux que j'appelle les adhérents de base, les gens qui ne sont pas tous connus, les gens qui ne sont pas médiatiques, les gens qui ne sont pas des stars, mais qui sont quand même le public, les acheteurs de livres qui nous font vivre tous, nous les auteurs, les éditeurs, les traducteurs de romans policiers. Bon, vous me demandiez au début, vous me posiez une petite question, que devient Michel Lebrun, et crac là-dessus j'ai enchaîné sur un 33 tours microsillon qui dure depuis dix minutes. Alors, s'il vous plaît ne me posez pas d'autres questions (Rires).


Je trouve que l'avenir de 813 de toute façon est presque entre les mains des adhérents dits de base qui se trouvent impliqués comme moi. Au départ je n'étais qu'un adhérent de base et je me suis trouvé, pas une vocation de journaliste, mais enfin j'essaie de promouvoir le roman policier. Et si cela se trouve il n'y aura plus qu'un appareil critique à l'intérieur du bureau. Vous avez parlé de l'almanach du crime. Le trait est-il tiré définitivement sur l'almanach ?

couv003.jpgAbsolument pas. Il s'est trouvé que je me préparais à écrire mon dixième almanach du crime, Année du Polar chez Ramsay, quand les éditions Ramsay ont changé de direction. Bon je ne vais pas m'étendre sur un fait divers de société, vous savez que cela a fait la une de tous les journaux pendant quelque temps, tout ça a été très médiatisé, bon, résultat des courses, les éditions Ramsay ayant changé de direction, maintenant c'est madame Régine Deforges qui s'en occupe, et madame Régine Deforges ne s'intéresse pas forcément au roman policier et à fortiori à l'Année du Polar. Il va de soi que je me suis trouvé par hasard, par la force des choses sans éditeur et c'est à ce moment là que je me suis dit "Tiens, c'est peut-être le moment de sortir de mon apnée, puisque les circonstances me forcent un peu la main. Je ne suis pas responsable de ce qui arrive mais je vais essayer d'en profiter". Voilà exactement. Alors pour parler d'avenir, j'ai toujours le projet de refaire l'Année du Polar ou l'almanach du crime mais je ne veux plus le faire dans les conditions de forcing que j'ai assumé pendant neuf ans, c'est à dire m'astreignant à sortir le bouquin tous les ans, à la même période, ce qui veut dire que pendant neuf ans je n'ai pas pris une seule fois de vacances d'été, moi qui adore la mer et le soleil, et j'étais resté coincé dans ma bibliothèque. Je referai ce bouquin, je trouverai une formule nouvelle, peut-être que je ne le ferai pas tous les ans, peut-être tous les deux ou trois ans, peut-être sera-t-il plus gros, avec une formule un peu différente, mais je continuerai de le faire parce que le polar, comme je le disais tout à l'heure, le polar c'est ma vie.


La partie critique étant un peu délaissée pour laisser la place à la présentation d'auteurs, de thèmes ...? 

Oui évidemment. La dernière formule de l'Année du Polar, c'est un peu les éditions Ramsay qui me l'avaient suggérée, pas imposée, parce couv010.jpgque leur idée était de faire le guide Michelin du Polar. Alors ça s'est appel‚ l'Année du Polar ou guide de Michel Lebrun, presque le guide Michelin euphoniquement. C'était un gadget, c'était amusant mais je crois qu'il y a mieux à faire, c'est à dire en élargissant le débat. On ne peut pas faire que des notules critiques et des petits résumés de quelques lignes qui d'ailleurs sont insuffisants sur tous les bouquins qui paraissent. Je crois qu'il faut élargir le débat. Effectivement, moi ce que j'aime c'est faire des grands dossiers. D'ailleurs il y en avait un de prévu, et il est toujours prévu, sur le chemin de fer dans le roman policier. C'est un dossier, je vous le signale, inépuisable sur lequel on peut faire un bouquin de cinq-cents pages, rien que sur ce thème là. Et ça ce sont des choses qui sont intéressantes car les historiens du futur, les archivistes, lorsqu'ils voudront faire des études sur tel ou tel sujet, ils pourront se replonger dans ces livres encyclopédiques et thématiques.


D'autant que l'appareil critique devient caduc au bout de quelques années.

Exactement, l'appareil critique devient caduc mais maintenant avec le recul je me rends compte que ces bouquins, ne serait-ce que par leur nomenclature, sont des ouvrages de référence assez utiles. Et si vous me permettez une minute de mégalomanie intense, quasi schizophrénique, je vais dire une chose que je ne répèterai plus jamais, c'est que dans cent ans d'ici, la plupart des romans policiers dont je parle dans l'année du polar auront disparu corps et biens, la seule trace qui restera, ce sera mes petites notules. C'était la minute de mégalomanie satisfaite (rires).


Michel Lebrun, votre dernier roman c'est "Souvenirs de Florence". Depuis, pas grand chose, à part quelques traductions?

Dans ma vie, j'ai constaté qu'il y avait des périodes que je qualifierai de bibliques. Oui, alors évidemment, faut préciser pour vos auditeurs, que je parle avec un peu d'ironie ou un certain humour. Biblique, il faut le mettre entre parenthèses. Je m'explique. J'ai toujours connu, après sept ans de vaches grasses, sept ans de vaches maigres, et ainsi de suite. couv011.jpgAlors ne parlons pas de vaches grasses ou de vaches maigres, disons simplement qu'il y a des changements d'orientation qui interviennent à peu près tous les sept ans, selon le cycle biologique du renouvellement des cellules d'un corps humain. Disons que je suis entré depuis quelques années, depuis deux ou trois ans, dans un cycle de traduction, parce que les choses ont fait qu'on m'a apporté des traductions à faire de livres que je trouvais intéressants, comme les romans de John Irving par exemple. Je ne vois pas au nom de quoi j'aurais refusé de traduire ces bouquins qui sont passionnants, et maintenant, j'ai des traductions à faire pour un an ou deux, mais j'accomplis probablement une mutation. Je viens de commencer à écrire mes mémoires, et les mémoires de la vie d'un auteur de polars, ça peut sembler comme ça, vu de l'extérieur, de prime abord, rien de bien intéressant. Qu'est-ce que c'est qu'un couv009auteur de polars ? C'est un monsieur qui est assis le cul sur une chaise toute la journée et qui tape à la machine, et à priori il n'y a pas de quoi faire des mémoires sensationnelles. Seulement mon métier d'auteur de polars m'a permis de faire beaucoup de cinéma à une certaine époque, les films d'aventures que je faisais dans les années soixante m'ont permis de faire pratiquement le tour du monde, et même plusieurs fois. J'ai connu ensuite les débuts de la télévision, et la période héroïque des tournages en direct, ou plutôt des émissions en direct, que l'on ne pouvait pas filmer ou magnétoscoper, et il y a comme ça dans ma vie toutes sortes de choses qui sont je crois assez rigolotes. Et je suis en train de redécouvrir, en me plongeant dans mes mémoires... Bon ne me demandez pas où ça va paraître et si ça va paraître, ça je n'en sais rien, j'écris ça pour moi pour l'instant... Mais les amateurs de polars évidemment ne seront pas frustrés puisque dans mes mémoires je raconte absolument toutes les histoires des éditeurs que j'ai rencontrés, parce que là aussi il y a une période far-west sur le plan de l'édition, qui était absolument comique et cocasse, et je raconte au passage mes petites recettes pour écrire des romans. Alors vous voyez, tout ça c'est un projet complètement diffus, pour l'instant c'est comme une grande valise dans laquelle j'entasse des souvenirs, en vrac, sans les trier, et puis ma foi, après je rouvrirai la valise, je ferai le tri, et je publierai, je l'espère, un bouquin intéressant. En tout cas amusant.


Vous avez parlé de cinéma, de films d'aventures. Vous avez collaboré je crois, surtout pour des Paul Kenny, peut-être à des Jean Bruce. D'ailleurs dans le numéro de la revue Polar qui vous a été consacré, on vous voit en train de vous amuser avec Jean Bruce. Etait-ce un bon copain?

Ah! Jean Bruce, c'était un homme extraordinaire, en ce sens qu'il était d'une couv005.jpgmodestie et d'une timidité quasi maladives. Pour un homme qui avait à l'époque les plus forts tirages de la littérature populaire, c'était un homme absolument charmant, qui voulait - nous étions très amis - qui voulait absolument, insidieusement - il savait que je n'aimais pas beaucoup le roman d'espionnage, je le lui avais dit - mais il s'était promis de m'y amener, il s'était promis de me le faire aimer, et à chaque fois que je le voyais, il me disait : " Alors Lebrun, alors il y a une place à prendre, quand est-ce que tu viens ?" Alors je lui répondais toujours, "Oui, Jean, laquelle veux-tu que je prenne, la tienne ?" et il me disait "Non, quand même pas ", et finalement je suis resté sur mes positions, et lui sur les siennes et quand il nous a quitté, très très jeune puisqu'il est mort dans un accident ayant à peine dépassé la quarantaine... Mais c'était Jean Bruce... Bon indépendamment du fait qu'il travaillait dans un genre que je n'appréciais pas beaucoup, je suis obligé de reconnaître que c'était un très grand professionnel et que Gérard de Villiers aujourd'hui doit à peu près tout à Jean Bruce. Si Jean Bruce n'avait pas existé, n'avait pas créé en 1950 OSS 117, jamais Gérard de Villiers, vingt ans plus tard, n'aurait pu écrire SAS. Jean Bruce avait défriché un terrain, que De Villiers ensuite a pu ensemencer fructueusement.


Pour ne pas quitter tout à fait Jean Bruce... Jean Bruce était un copain, il fera partie des mémoires de Michel Lebrun, mais y aura-t-il également des coups de griffes ?

Oh là là !! Il y aura tout un chapitre sur la MDL. La MDL, ce n'est pas une secte secrète, c'est la malédiction des Lebrun. Alors ça, je ne peux pas raconter au micro parce que c'est trop impressionnant, mais sachez que, moi qui suis le plus pacifique des hommes, qui suis à la limite trop bon, trop bonne poire, je me suis fait trop exploité dans ma vie, quand la mesure est comble, je peux jeter un mauvais sort sur les gens. Et alors, ça, j'ai eu plusieurs expériences comme ça qui m'ont fait tellement pecouv012-copie-1.jpgur que j'essaie de réfréner cette espèce de don que j'ai, qui est une chose absolument effrayante, c'est une chose que j'ai en moi et qui ne demande qu'à sortir. Vous voyez, c'est un petit peu comme dans Alien, le type a l'air complètement normal de l'extérieur, et puis tout d'un coup, schlac, du sang partout, on ne sait pas ce qui s'est passé. Et bien moi, c'est un petit peu ça, sauf que je ne frappe pas directement sur les gens quand je leur en veux, j'écris leur nom sur un petit bout de papier, j'ai comme ça chez moi une petite liste noire qui est affichée sur l'un de mes murs, et de temps en temps je raye une nom sur la liste. Alors ça veut dire ou que je suis réconcilié avec le type, ou qu'il est mort. Alors (rires) évidemment ne me demandez pas la liste noire de Lebrun, mais sachez qu'elle existe et d'ailleurs hors micro je pourrais vous raconter la véritable histoire, et là les auditeurs vont être encore plus frustrés ...


Du bon usage du traité de sorcellerie. Michel Lebrun, "Un revolver, c'est comme un portefeuille" qui vient d'être réédité au Masque, un livre de 1971, c'est l'humour. Il y a l'histoire, mais c'est l'humour qui prédomine. Les livres de maintenant, c'est noir, c'est politiquement engagé... Ne vous font-ils pas barber ?

couv008.jpgAh écoutez, moi de toute façon je suis un individu d'un autre âge, je déteste la politique et les politiciens. Et je vais même vous dire une chose que vous pouvez croire ou non, je ne comprends rien au Bébête show. Je ne sais même pas à quoi les marionnettes font allusion et à qui elles ressemblent. C'est vous dire à quel point, je suis détaché, éloigné du débat politique. Alors il va de soi que, quand je vois aujourd'hui mes jeunes confrères, particulièrement les jeunes auteurs français du roman noir, ils récusent d'ailleurs l'appellation roman policier, parce qu'il y a le mot policier dedans, que ça les fait penser à flic, etc, etc, très bien, ça je veux bien, mais que dans leurs bouquins, tout d'un coup, ils me fassent trois ou quatre pages de brûlot politique ou de militantisme anti-ceci ou anti-cela, moi ça me casse les pieds. Et je trouve que le message, on a le droit d'avoir un message, il doit être subliminal, il doit être sous-jacent. A partir du moment où on écrit en lettres de feu Attention Message, là je commence à décrocher de l'histoire que l'on me raconte. Alors il va de soi que je ne me fasse pas passer pour un vieux réactionnaire, il va de soi que je suis farouchement anti-lepéniste, parce que ça je sais quand même de quoi je parle, je suis farouchement contre les racismes, de quelque forme qu'ils soient, ça vraiment je m'élèverai toujours là-dessus, mais, quand nous écrivons nous autres les auteurs de romans policiers, c'est avant tout pour nous faire plaisir, et deuxièmement c'est pour faire plaisir à notre lecteur. Et pour le divertir et précisément lui faire oublier ses emmerdements. Alors, voilà un exemple que je reprends toujours : il y a quelques années existait une collection excellente dirigée par mon ami Alex Varoux qui s'appelait Engrenage, et un jour - Engrenage c'était le roman noir à la française - il y a eu un bouquin, qui était peut-être très intéressant, qui s'appelait "Chômeur Blues", et alors j'ouvre le bouquin, c'était un type qui est chassé de son travail, il devient chômeur, il devient clochard, il est prêt à tout pour ne pas être dans la merde, etc... Et à ce moment là je dis "Voyons, qui va lire ce bouquin ? Qui va acheter ce bouquin ? C'est peut-être un chômeur jeté de son emploi, que sa femme vient de quitter, il est triste, il se dit, tiens pour oublier mes emmerdements, je vais lire un polar. Il ouvre le polar, et il lit quoi ? l'histoire d'un chômeur qui est triste. Bref il s'ennuie". Non ce n'est pas ça... Il veut lire le type quelque chose d'amusant, ou il veut lire un drame policier qui se passe chez les riches. Comme dans les films d'Hitchcock, il faut que les femmes soient blondes et bien habillées, sexy. Il faut qu'il y ait un téléphone rose, il faut qu'il y ait une Cadillac décapotable. Et là dedans on peut mettre, on doit mettre du rêve, de l'humour...

 

La conversation s'est continuée ainsi pendant encore quelques minutes à bâtons rompus, oubliant de remettre une cassette vierge dans le magnéto. A l'issue de l'assemblée générale, houleuse mais ceci est une autre histoire, Michel Lebrun fut élu président de l'association pendant trois ans. Il ne put, ou ne voulut, réaliser tous ses projets. Cependant il collabora activement à la renaissance de la revue Polar, fit paraître un roman-récit intitulé Rue de la soif chez Seghers, jubilatoires et grisantes déambulations, fournit des extraits de ses souvenirs pour "Les années Série Noire (tome 2)" de Claude Mesplède aux éditions Encrage, et pour la revue Nouvelles Nuits N°11, spécial Rivages Noir, éditions Clô, sans oublier quelques rééditions de bon aloi chez Rivages (L'autoroute et Géant) ainsi que la concrétisation d'un de ses rêves, figurer au catalogue de la Série Noire avec la réédition de "Loubard et Pécuchet", roman burlesque dont il avait le secret. Une entrée dans la mythique collection qui arrivait un peu tard me confiait-il au téléphone, quelques semaines avant son départ pour le Paradis des écrivains, rejoignant ses amis et confrères pour le grand Sabbat littéraire.

 

Vous pouvez découvrir la chronique du roman En attendant l'été de Michel Lebrun sur Action-Suspense

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Published by Oncle Paul - dans Entretiens-Portraits
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commentaires

Serge 31 03/02/2013 00:07

Bonjour Paul.
Beau doublé avec Claude!
Ce doit être très émouvant de réentendre sur cassette la voix si particulière de Michel. Il était disert, mais propageait intelligemment, en bon pape qu'il était...
Amitiés.

Oncle Paul 04/02/2013 11:37



Bonjour Serge


Très émouvant certes. Cela me rappelle de bons souvenirs passés dans ce train noir. Mais aussi dans d'autres festivals. C'est Michel Lebrun qui m'avait mis le pied à l'étrier et m'avait demandé
des articles pour 813 et Polar. ALors lorsque Claude a posté une chronique sur un de ses romans, je ne pouvais pas faire autrement que de rendre un petit hommage à Michel Lebrun


Amitiés



Pyrausta 31/01/2013 18:45

Nous sommes d'accord :)

Oncle Paul 31/01/2013 19:46







Pyrausta 31/01/2013 16:58

J'ai souri devant "sa liste noire" ...Un homme que j'aurais aimé approcher sans doute .Mais si je suis d'accord avec son polar qui doit amuser, divertir ou se passer chez les riches, je trouve
aussi qu'un auteur, même de polar, peut faire passer des infos, militer pourquoi pas, et secouer la conscience de ses lecteurs.Patrick Bard en est un vivant exemple , Maud Tabachnik un autre.C'est
un vieux débat que cet engagement de l'artiste mais je trouve qu'ils sont à mêmes de prendre des positions et de susciter des questionnements chez leurs lecteurs, spectateurs etc...peut être même
plus que les hommes politiques.

Oncle Paul 31/01/2013 18:44



Oui Pyrausta, d'ailleurs il venait tous les ans à Reims lors du festival. Auteurs engagés comme Patrisk Bard, Maud Tabachnick et quelques autres, je suis d'accord. Mais il ne faut pas non plus
que les auteurs par leurs écrits soient intolérants. Engagement de l'artiste comme tu dis, et l'on trouve la même chose en chansons. Certains savent faire passer des idées avec élégance, d'autres
à coups de manches de pioche.



Claude Le Nocher 30/01/2013 17:29

Salut Paul
Passionnant. Je retiens que, si l'on suit son exemple, nous pouvons tenir neuf ans à un rythme intensif avant de nous lasser.
Amitiés.

Oncle Paul 31/01/2013 14:17



Bonjour Claude, et comme un homme prévenu en vaut deux...


Un petit moment de bonheur et de nostalgie ressentis lorsque j'ai écrit cet article en réécoutant la cassette, la voix de Michel Lebrun. Toujours très facond, jovial...


Et j'ai mis en lien ton article


Amitiés



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