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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 07:32

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Après une opération de la hanche dont il ne ressent quasiment aucune séquelle, Frank MacLeod reprend du service à l'instigation de Peter Jamieson et de son bras droit John Young. Durant son indisponibilité, près de six mois, les deux hommes ont eu recours à Calum MacLean, mais le suppléant de Frank est grièvement blessé aux mains et ne peut donc pas assurer une nouvelle mission. De plus Frank est peut-être un peu vieux, de l'ancienne école, mais il est fiable tandis que Calum travaille en indépendant.

Tommy Scott, un jeune revendeur de drogue de Glasgow, vient d'être embauché par Shug, un concurrent de Jamieson. Scott se débrouille bien, même si pendant quelques années il livrait à domicile en bicyclette. Il est toujours accompagné d'un condisciple, Balourd surnommé ainsi à cause d'une certaine niaiserie. Et Scott fait de l'ombre à Jamieson qui confie la tâche, assez facile, à Frank de s'en débarrasser. Franck a de l'expérience mais il se fait vieux. Il se rend au domicile de Scott dans un immeuble délabré, promis à la démolition et dont la plupart des appartements sont inoccupés. Mais il ne se méfie pas assez et, après un premier repérage, tandis qu'il toque à la porte de Scott, Balourd l'assomme en sortant de l'appartement qui est en vis à vis.

Frank se demande si sa vie n'est pas en train de se terminer dans un logis minable. Scott téléphone immédiatement au bras droit de Shug car il ne sait que faire de son prisonnier. Après concertation entre Shug et son homme de main, ceux-ci décident d'envoyer un tueur finir le travail. Shaun Hutton, accepte, peut-il vraiment refuser, mais auparavant il prévient Jamieson qu'il va devoir se débarrasser de Frank. Il lui donne une heure avant de passer à l'acte.

Young et Jamieson pensent à Calum MacLean pour débrouiller la situation. Celui-ci dort lové dans les bras de sa compagne, et aussitôt, prétextant un problème avec son frère, il se rend chez Scott, et délivre Frank après avoir abattu Scott et Balourd et maquillé les lieux du crime. Lorsque Hutton se pointe sur les lieux, il n'a plus qu'à constater les dégâts et prévenir Shug que la mission s'est terminée en eau de boudin.

Le temps des questions est arrivée. Pourquoi Frank s'est-il laissé surprendre comme un bleu malgré son expérience ? Des erreurs n'ont-elle pas été commises ? Calum MacLean, son sauveur, celui qui l'avait suppléé lors de l'affaire Lewis Winter, n'a-t-il pas lui aussi commis quelques égarements ? Tout d'abord le fait d'avoir une fille couchée dans le même lit chez lui, n'aurait jamais dû se produire. Il sait qu'il peut être appelé à toute heure et la nuit il est plus compliqué de donner des explications même vaseuses à quelqu'un qui n'est pas au courant de sa profession.

Calum MacLean est un indépendant et Jamieson aimerait pouvoir l'intégrer à son équipe et qu'il ne dépende que de son organisation. Frank lui se demande comment il peut se retirer dignement de la circulation, prendre impunément sa retraite sans que cela lui soit préjudiciable, agir en finesse en sachant que dans ce milieu on ne peut pas partir sans dépôt de garantie. Et un échec peut être rédhibitoire.

Le lecteur, sans ressentir une empathie envers Frank MacLeod et Calum MacLean, est attiré par ces personnages. Il veut en toute inconscience leur dire, attention, tu fais une bêtise, cela va se retourner contre toi. L'écriture de Malcolm Mackay y est sûrement pour beaucoup, faisant partager au lecteur les pensées de ses "héros". Il les suit à la trace, il déambule avec eux, il s'immisce dans leurs pensées, il les partage et ce sont les autres, les truands de l'autre camp qui sont montrés comme les malfaisants de l'histoire. Il est vrai que nos deux tueurs ne s'attaquent pas à n'importe qui mais à d'autres personnages malfaisants, plus malfaisants qu'eux. Même les flics amenés à enquêter sur le double meurtre ne sont pas forcément sympathiques.

 

A lire chez du même auteur :

Il faut tuer Lewis Winter.

 


Malcolm MACKAY : Comment tirer sa révérence (How a gunman says goodbye - 2013. Traduit par Fanchita Gonzales Batlle). Editions Liana Levi. Parution le 3 octobre 2013. 288 pages. 18,00€.

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commentaires

Pierre FAVEROLLE 15/10/2013 20:53

Salut Paul, hasard de la programmation de nos lectures, mon billet va suivre le tien ... demain. J'ai été emballé par ce roman, j'ai été impressionné par la facilité avec laquelle il passe d'un
personnage à l'autre. Et puis, cette façon d'écrire, comme tu le dis, ça nous met dans la peau des personnages ... si bien qu'à la fin on est triste et secoué (je n'en dis pas plus sur la fin !).
Amitiés

Oncle Paul 16/10/2013 19:49



Bonsoir Pierre


Nous avonsressenti la même impression, même pour l'épilogue !


Amitiés



Claude Le Nocher 15/10/2013 18:12

Salut Paul
Ce roman et celui de William Katz font partie de ceux que j'ai prévu de lire. Mais je ne voulais pas faire doublon avec toi, j'ai décalé leur lecture.
Amitiés.

Oncle Paul 16/10/2013 19:48



Bonsoir Claude


Cela ne gêne pas mais si il y a quelques jours de décalage, c'est peut-être mieux pour nos visiteurs


AMitiés



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