Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 17:57

Certains prétendent que les livres de James Patterson sont formatés, écrits pour devenir des best-sellers, c’est peut-être vrai, mais sans une once de talent, un roman neDerniere-escale.jpg pourrait pas se vendre comme des petits pains malgré tout le talent promotionnel des éditeurs. Ecriture facile, oui, mais il est parfois compliqué de s’en tenir au sujet verbe complément et ne pas sombrer dans des digressions sans fin, des phrases à rallonges, des passages oiseux, comme je le fais en ce moment. En réalité James Patterson est efficace, ce qui attise la jalousie de certains. Dès les premières pages, le lecteur est happé et il ne peut plus lâcher le livre qu’avec regret, impatient de connaître la suite. Est-ce pour cela que les chapitres sont si courts, qu’à tout moment dans le métro par exemple on peut arrêter la lecture et la reprendre sans être obligé de revenir en arrière. Et James Patterson ne manque pas d’imagination non plus, un atout supplémentaire.

Katherine, docteur et veuve de son état, décide de prendre deux mois de vacances, afin de se ressourcer et détendre l’atmosphère familial. Deux mois à bord du yacht Famille Dunne, avec ses trois enfants, Carrie, 18 ans limite anorexique, Mark, 16 ans adepte de drogues dites douces et Ernie, dix ans, perpétuel affamé, plus Jake, son beau-frère, le frère de Stuart, le mari de Katherine décédé lors d’une plongée sous-marine. La tension qui règne entre les trois gamins joue sur les nerfs de Katherine qui souhaiterait que cette croisière leur permette de reconstituer la cellule familiale. Les enfants n’ont jamais accepté le remariage de leur mère avec Peter Carlyle, un avocat réputé. Ils ne supportent pas leur beau-père, un sentiment qui envenime leurs relations avec leur mère. L’expédition débute sous de mauvais auspices. Carrie tombe à l’eau, un suicide avorté grâce à la présence d’esprit de Jake. Un incident de parcours suivi d’un autre, moins anodin. Une avarie d’eau dans la salle des machines. Une réparation de fortune est effectuée et la croisière pourrait continuer sans un nouvel incident, cette fois nettement plus grave. Alors que la petite famille batifole dans l’eau, seul Jake étant resté à bord, le bateau explose. Jake est récupéré inanimé, profondément brûlé. Heureusement la caisse de survie flotte et ils peuvent s’installer dans un radeau non sans avoir auparavant été sérieusement inquiété par un requin. Et comme si ces ennuis ne suffisaient pas, la balise de détresse détourne les sauveteurs du lieu de l’accident en fournissant des renseignements erronés. La galère totale organisée afin de les éliminer, corps et biens.

Les rebondissements s’enchainent tels les grains, quelques uns plus gros que les autres, d’un chapelet. Et du départ de la famille pour une croisière qui ne s’amuse pas, en passant par un naufrage sur une ile déserte, jusqu’au procès au cours duquel les avocats s’en donnent à cœur joie dans la mauvaise foi, il n’existe aucun temps mort. Et les différents protagonistes de ce roman ne manquent pas de sel (marin) mais ceux-là je vous laisse les découvrir. Vous ne serez pas déçus.

James PATTERSON : Dernière escale. Traduit de l’américain par Philippe Hupp. Le Livre de Poche Thriller (réédition de L'Archipel).

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

  • : Les Lectures de l'Oncle Paul
  • Les Lectures de l'Oncle Paul
  • : Bienvenue dans la petite encyclopédie de la littérature populaire. Chroniques de livres, portraits et entretiens, descriptions de personnages et de collections, de quoi ravir tout amateur curieux de cette forme littéraire parfois délaissée, à tort. Ce tableau a été réalisé par mon ami Roland Sadaune, artiste peintre, romancier, nouvelliste et cinéphile averti. Un grand merci à lui !
  • Contact

Recherche

Sites et bons coins remarquables