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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 07:34

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Georges-Jean Arnaud, ce phénomène de la littérature populaire, dans le bon sens du terme, ce pilier du Fleuve Noir, retrouve un second souffle au Masque.

Pendant la guerre contre la Prusse, en 1870, des compagnies de francs-tireurs, appelés aussi mobiles, se sont spontanément présentés afin de suppléer au manque d’effectifs d’appelés. Mais certains, démobilisés après la défaite, reviennent au pays, enrichis. Il plane sur ses soldats volontaires des soupçons de détrousseurs de cadavres.

D’ailleurs pourquoi un cavalier à la mine squelettique se promènerait-il dans les villages de Corbières semant le trouble et l’angoisse parmi les habitants ? Pourquoi quelqu’un s’acharnerait-il à apposer sur des portes des traces de main à l’annulaire coupé ? C’est ce que ce demande le curé du village de Cubières ainsi que le capitaine de gendarmerie.

Zélie Terrasson, qui officie comme photographe ambulante est réquisitionnée afin de prendre en photo les mobiles qui sont revenus sains et saufs de la guerre, afin de retrouver les présumés délinquants. Auparavant elle voyageait avec son mari, parcourant la région afin de tirer le portrait des autochtones, lors de fêtes diverses, communions et autres. Son mari est décédé lors d’une attaque des Prussiens près d’Orléans, dans une ferme où une dizaine de soldats tenaient tête à l’assaillant. Elle n’a jamais récupéré ses affaires, notamment du matériel photographique, mais cela ne la tracasse guère. Le capitaine Jonas Savane se présente comme envoyé spécial et enquêteur complémentaire.

La superstition monte dans les villages, alimentée par ce procédé démoniaque de la photographie, travail effectué par une femme qui voyage et travaille dans une roulotte comme les Gitans. Elle manque succomber à une asphyxie tandis que les incidents s’accumulent.

La peur ancestrale et la répugnance devant le modernisme, les non-dits, les secrets jalousement gardés, les horreurs d’une guerre à laquelle les paysans du cru ont participé en quittant leur région et leur famille, les superstitions et les traditions vivaces sont les ingrédients principaux de ce roman alimenté par une pointe de fantastique. Georges-Jean Arnaud retrouve la veine de ses romans historiques qu’il avait écrits en mettant en scène les aventures des frères Roquebère et de leur saute-ruisseau Séraphine à l’Atalante. Une série qu'aurait pu reprendre le Masque, son dernier manuscrit ayant été refusé par la maison d’édition nantaise.


Georges-Jean ARNAUD : Le cavalier-squelette. Collection Grand Format. Editions du Masque . Juin 2002. 358 pages.

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commentaires

alain 28/10/2013 13:45

Bonjour,
Pendant un moment j'ai cru que c'était L'étameur des morts qui avait changé de titres et puis non, c'est un nouveau livre. super! j'adore Arnaud, quelle imagination et quel débit.
Merci pour tout ces conseils

Alain

Oncle Paul 29/10/2013 09:42



Bonjour Alain


C'est en effet un autre livre mais qui date quand même de 2002 ! Donc difficile à trouver sauf chez Amazonzon et autres diffuseurs en ligne


Amicalement



Patrick 27/10/2013 11:17

Bonjour Paul
Une belle couverture , un titre alléchant , un bon auteur , tous les ingrédients digne d'un bon roman...
Je le note...
Bon dimanche .
Amitiés.

Oncle Paul 28/10/2013 09:25



Bonjour Patrick, et ce qui est à l'intérieur est encore plus beau


Bonne journée



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  • : Les Lectures de l'Oncle Paul
  • : Bienvenue dans la petite revue de la littérature populaire d'avant-hier et d'hier. Chroniques de livres, portraits et entretiens, descriptions de personnages et de collections, de quoi ravir tout amateur curieux de cette forme littéraire parfois délaissée, à tort. Ce tableau a été réalisé par mon ami Roland Sadaune, artiste peintre, romancier, nouvelliste et cinéphile averti. Un grand merci à lui !
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