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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 17:07

Ardéchois Cœur fidèle ?

 

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Le corps de Boris vient d’être incinéré au crématorium de Valence. Ce qui n’est qu’une prolongation, un aboutissement puisque Boris avait été carbonisé dans l’accident de voiture qui lui a coûté la vie. Diane, sa femme, se retrouve seule avec sa fille la petite Mélodie et son chien Milord. Seule ? Pas tout à fait puisque Gatien, leur ami Gatien depuis trois ans lui propose de rester dormir à la maison, chez elle à Flaviac Elle a couché un fois avec Gatien, un accroc, mais c’était juste un accident de parcours, une passade. Et puis Boris était absent, comme trop souvent, parti en Jordanie pour vendre des plans de climatisation aux représentants d’une usine de transformation de produits agricoles. Mais elle refuse cette immixtion, préférant se réfugier chez ses parents.

Diane est libraire à Privas et alors qu’elle s’apprête à monter dans sa voiture pour se rendre à sa boutique, elle aperçoit sur le capot le cadavre d’une pie à la tête tranchée. Bizarre ce cadavre de volatile déposé là, par un oiseau nocturne. Quoique les pies en général ne volent pas la nuit. Elle préfère fermer l’échoppe quelques jours afin d’avoir le temps de se retourner. Après un après-midi et une soirée passés chez ses parents, afin de mettre au point quelques détails concernant la garde de sa fille, elle rentre chez elle. Elle est importunée par un appel téléphonique, mais c’est Anonyme qui l’appelle. Anonyme mutique. Elle se résout à requérir la présence de Gatien, mais elle le prévient, et il est d’accord, ce sera en tout bien en tout honneur.

Gatien instille dans l’esprit de Diane la suspicion que cet accident n’est pas naturel. En effet l’agenda de Boris n’a pas été retrouvé, de même que les clés de voiture. Elle devra s’en référer à la maréchaussée.

A Privas un certain Pierre-Etienne, alias Poséidon, est confronté à une énigme. Il est en possession d’un document, épais de trois-cents feuillets qui alignent des groupes de cinq signes, lettres et chiffres mélangés. Il ne s’agit pas de participer à un jeu télévisé mais bien de décrypter ce document pour le moins hermétique. Il se rend à Chomérac où il doit rencontrer un vieil ami, Albert Faragues, qui était franc-maçon et pouvait éventuellement l’aider à déchiffrer les messages codés. A l’imparfait car Albert Faragues est décédé, victime de la piqûre d’une veuve noire. Pas une femme, mais bien un arachnide, spécimen assez rare dans l’ardéchois. Et cette bestiole a semble-t-il essaimé, car la femme de ménage d’Albert est découverte morte elle aussi dans les mêmes conditions. Une épidémie pour le moins étrange.

 

Plus spécialisé dans l’écriture de romans de science-fiction et de fantastique, Gabriel Jan se tourne avec bonheur vers le roman policier depuis quelques années. Ce qui n’est pas incompatible, me rétorquerez-vous, et j’en conviens. De glorieux aînés ont touché à tous les genres de la littérature dite populaire avec talent. Et Gabriel Jan aborde donc la littérature policière, cataloguée classique, mais en se renouvelant. Si Meurtre à Jaujac frisait le meurtre en chambre close et était franchement humoristique, Meurtres à Chomérac se veut plus complexe, avec résolution d’énigmes codées, et lorgnant vers l’espionnage ou le contre-espionnage. Exit donc l’humour, mais pas le bon sens dont fait preuve Gabriel Jan dans les réflexions émises par les personnages.

Ainsi : Inutile de commencer un ouvrage s’il n’a aucune chance de voir le jour. Cependant, tu le sais mieux que moi, les éditeurs n’aiment pas prendre de risques. Ils marchent au son de la musique. Ils éditeront un bouquin qu’ils auront refusé deux ans plus tôt, sous prétexte d’un nouvel engouement du public pour le sujet traité. La plupart ne sont que des marchands de papier.

C’est ce que j’appelle de la lucidité.


A lire du même auteur :  Par le rêve et la ronce, Le réveil des menhirs,  Qui veut tuer le roi Henri,  Ys le monde englouti,  Meurtre à Jaujac.


Sans oublier un portrait de l'auteur.


Gabriel JAN : Le mort qu’il faut assassiner. Meurtres à Chomérac. Editions E&R La Bouquinerie. 192 pages. 13€.

 

challenge régions

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commentaires

Patrick 11/11/2012 19:59

Bonsoir
Bien tentant ma fois...
Bonne soirée.

Oncle Paul 13/11/2012 08:51



Un retour aux sources


Amicalement



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  • : Bienvenue dans la petite encyclopédie de la littérature populaire. Chroniques de livres, portraits et entretiens, descriptions de personnages et de collections, de quoi ravir tout amateur curieux de cette forme littéraire parfois délaissée, à tort. Ce tableau a été réalisé par mon ami Roland Sadaune, artiste peintre, romancier, nouvelliste et cinéphile averti. Un grand merci à lui !
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