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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 14:18

Bon anniversaire à Franz-Olivier Giesbert, né le 18 janvier 1949.


immortel.jpg

 

Quatre truands Marseillais abattus à quelques semaines d’intervalle, en des endroits différents, et appartenant au gang du Rascous, voilà de quoi intriguer la commissaire Marie Sastre. Le Rascous est l’un des gros pontes de la pègre et les soupçons pèsent sur Charly, autre truand local, travaillant un peu en franc-tireur.

Dix huit mois auparavant, huit hommes du Rascous, avaient monté une embuscade. Charly, malgré vingt deux balles dans tout le corps s’en était sorti miraculeusement. Depuis il vit sur un bateau et n’a gardé que quelques fidèles. Martin, ami d’enfance et trésorier de l’OM, et Mickey et Pat, deux lieutenants en qui il a toute confiance. Une autre piste est évoquée, celle du Pistachier, concurrent direct du Rascous, enfermé depuis des années ,aux Baumettes, mais toujours influent. Charly, traqué doit changer plusieurs fois de lieu de résidence.

Deux autres affidés du Rascous sont descendus, dans des conditions quasiment identiques, mais Charly est hors de cause. Ses animaux, puis Mickey sont mis hors jeu. Aidé de Pat, Charly contacte Aurélio le Finisseur et lui démontre que ses arrangements avec le Rascous ne tiennent pas. Aurélio se fait gruger, ce qui ne plaît guère au jeune truand en devenir. Le Rascous fait enlever Anatole, le fils de Charly, mais Boumian, devenu bras droit du truand facilite l’évasion du gamin.

 

Roman basé sur la guerre des gangs, un de plus, L’Immortel vaut surtout par ses doses d’humour et d’invraisemblance et qui pourtant puisent certains fait dans la réalité.

Franz-Olivier_Giesbert.jpgLe lecteur ne peut s’empêcher de ressentir une certaine sympathie envers Charly, malgré ses méfaits, peut-être parce que ses adversaires sont encore plus corrompus, plus malsains, plus vils. Le Rascous s’enorgueillit de posséder dans sa manche de relations qui se nichent à la Chambre des Députés et même dans quelques ministères clefs, relations qui l’abandonneront vite lorsqu’il sera grillé.

La morale reste sauve, en façade. Plus que le récit, classique, c’est la magie des mots, du parler marseillais, qui opère. Des mots que l’on décrypte, car le lexique est absent, et qui sentent bon la fragrance provençale.

Un film réalisé par Richard Berry a été adapté de ce roman. Il est sorti le 24 mars 2010 et avait comme interprètes principaux : Marina Foïs, Claude Gensac, Gabriella Wright, Jean Réno, Kad Mérad, Jean-Pierre Daroussin, Richard Berry et Venantino Venantini dans les rôles principaux.


Franz-Olivier  GIESBERT : L’Immortel. (première édition Flammarion 2007). Réédition J’ai Lu Policier N°8565. Février 2008. 320 pages. 6,80€.

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commentaires

Pikkendorff 20/01/2014 18:38

Journaliste versatile mais belle plume. Aucune raison pour ne pas lire ce bon polar qui s'il manque un peu d'âme offre en échange celle de Marseille.
“Vivre à Marseille, c’est déjà voir du pays. Tout change d’un quartier à l’autre, les couleurs des rues, les odeurs de cuisine ou les robes des filles" écrira assez justement FOG

Oncle Paul 21/01/2014 14:58



Il est vrai. On peut aimer le journaliste et pas le romancier, ou le contraire.



zazy 19/01/2014 20:21

Je suis comme toi. Encore que je préfère passer du livre au film que le contraire

Oncle Paul 20/01/2014 13:03



On ne retrouve pas toujours dans les films ce qui afait le charme d'un roman.Lesimages nous sont imposées, aussi bien dansladescription des personnages que des décors.


Amitiés



zazy 19/01/2014 14:25

Pourquoi pas

Oncle Paul 19/01/2014 19:49



D'autant que le film passe ce soir à la télé. Mais moi, je préfère lire un roman que d'aller au cinéma. Les rares fois que je l'ai fait, j'ai toujours été déçu ayant lu le roman avant ou après


Amitiés



La Petite Souris 18/01/2014 18:10

je t'avoue Paul que si j'apprécie le bonhomme comme spécialiste politique, j'ai le plus grand mal à sauter le pas pour lire l'un de ses romans. D'ailleurs j'ai le même problème avec toute
personnalité qui s'essaye à l'écriture. Une bonne vieille habitude bien française je l'avoue de mettre des gens dans des petites cases et de les y laisser une bonne fois pour toute. Je verrai bien
à l'occasion, pourquoi pas ! histoire de pas mourir idiot :)

Oncle Paul 18/01/2014 18:33



Il ne faut pas oublir mon cher Bruno que Giesbert est avant un journaliste qui a débuté, je crois au Nouvel Observateur. Il a écrit son premier roman en 1982. Or entre romancier et journaliste,
il y a souvent un pas qui est vite franchi : Zola, Simenon, Gaston Leroux, Philippe Labro et combien d'autres ont cumulé les deux. Donc la petite case comme tu dis est celle d'un jeu de dames et
les pions avancent et ne sont pas figés.


Amitiés



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