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28 novembre 2018 3 28 /11 /novembre /2018 05:50

Un roman approuvé par Alfred mais écrit par Robert Arthur !

Alfred HITCHCOCK : Le crâne qui crânait

Attiré par un entrefilet dans un journal signalant une vente aux enchères, Hannibal Jones entraîne ses deux amis, Peter et Bob, à assister à une vente publique. Différents bagages, dont on ignore le contenu, vont être mis aux enchères, abandonnés ou oubliés par leurs propriétaires dans des hôtels. Il y a vraiment des étourdis !

Parmi les lots présentés au public, une vieille malle n’intéresse personne, sauf Hannibal qui l’acquiert pour la modique somme de un dollar. Juste après l’enchère conclue une vieille femme se présente qui en offre trente dollars, mais c’est trop tard. Un journaliste local demande alors aux trois adolescents de poser pour une photo avec leur malle sur laquelle figure la mention Le Grand Gulliver. L’article paraît le soir même et cela ne manque pas d’attiser les convoitises.

Hans, l’un des employés du Paradis de la Brocante, l’établissement tenu par l’oncle et la tante d’Hannibal, signale au cours de la soirée avoir aperçu une silhouette s’engouffrer dans le dépôt. L’oncle Titus et ses deux aides, Hans et Konrad, deux frères, n’apprécient pas cette intrusion, Mais un geste malheureux déclenchant un bruit alerte l’homme qui s’enfuit en compagnie d’un complice en voiture. Le lendemain, la malle a disparu.

Un nouveau client pour la malle se présente. Il déclare être magicien, s’appeler Le Mage Maximilien, effectue quelques tours de passe-passe avec des billets verts, raconte que Gulliver était son ami, un magicien lui-aussi, et qu’il désirerait récupérer la malle en souvenir des temps jadis. Hannibal lui ayant certifié que la malle a disparu, l’homme disparait également.

Heureusement la malle est toujours là, l’oncle Titus l’ayant mise à l’abri. Les trois amis tentent de l’ouvrir et bout d’un nombre incalculable d’essais avec les différentes et très nombreuses clés de l’oncle Titus, parviennent enfin à en découvrir le contenu. A l’intérieur, parmi un fatras d’objets hétéroclites, un crâne humain et son plateau en ivoire.

Hannibal l’installe dans sa chambre et dans la nuit il perçoit une voix. C’est Socrate, ainsi se nomme le crâne, qui lui demande de se rendre à un certain endroit à Hollywood, de se présenter en demandant Socrate, et il aura d’autres renseignements.

Et c’est ainsi qu’Hannibal et ses deux amis, vont connaître une aventure pleine de rebondissements, avec la rencontre de Gitans, d’individus qui les poursuivent, d’une enveloppe cryptée, découverte sous une doublure de la malle et bien d’autres épisodes et de personnages à la recherche de la malle et de son secret.

Car en effet, la malle contient un secret, grâce à la lettre cryptée qui fournirait l’adresse où est caché un trésor provenant d’un hold-up réalisé cinq ans auparavant. Seulement, découvrir cet endroit n’est pas une mince affaire, même si Bob, dont le père est reporter à Los Angeles, recherche dans les archives.

Le chef de la police de Rocky, la petite ville où vivent les Trois Détectives, accepte de les aider, mais au moment crucial où il devrait les protéger et les assister, il n’est pas là. Son adjoint, imbu de sa fonction les envoie sur les roses, ce qui n’est pas très délicat de sa part.

Il réagit comme la plupart des adultes, qui estiment que, parce que nous sommes des enfants, nous n’avons pas de cervelle. Et pourtant, nous observons souvent le problème sous un angle neuf.

 

Une aventure plaisante, pour le lecteur, mais pas forcément pour les trois amis qui vont connaître quelques déboires et ressentir des sentiments de frayeur, qui joue sur le fantastique sans vraiment en être. Car tout est révélé à la fin, au cours de l’unique apparition d’Alfred Hitchcock, l’ami d’Hannibal et compères, dans une jolie mise en scène. Il ne faut pas oublier que cette histoire a été écrite en 1969, et que de nombreuses technologies utilisées de nos jours n’existaient à l’époque.

Ce thème a été à maintes reprises exploité aussi bien dans des romans pour adolescents que pour des romans pour adultes, ceci avec plus ou moins de bonheur. Mais il est amusant de constater, que l’auteur via le personnage d’Alfred Hitchcock, fait référence à un écrivain écossais, né en 1849 et décédé en 1912, Robert Barr, lequel avait écrit une nouvelle policière traitant d’un sujet similaire. Non point la lettre cryptée, mais concernant l’endroit où pouvait être dissimulé l’argent provenant d’un vol.

Comme quoi, rien de nouveau sous le soleil, mais encore fallait-il connaître ce texte, qui a peut-être été publié en France grâce aux bons soins de Jean-Daniel Brèque dans sa collection Baskerville chez Rivière Blanche.

 

Alfred HITCHCOCK : Le crâne qui crânait (The Mystery of the talking skull – 1969. Traduction Claude Voilier). Collection Bibliothèque Verte. Editions Hachette. Parution janvier 1985. 192 pages.

ISBN : 9782010097126

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