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31 octobre 2018 3 31 /10 /octobre /2018 06:12

C’était avant la guerre des étoiles !

Paul FRENCH : La bataille des astres

La nouvelle fusée Atlas, de conception ultramoderne, est prête à décoller en direction de Cérès. Prévu sans pilote et sans équipage, l’astronef est pourvu d’un robot qui le dirigera jusqu’à destination. Et cet astronef doit surveiller et enregistrer les agissements des Pirates de l’Espace qui tentent de s’approprier les planètes, satellites et astéroïdes alentour.

Sur la Lune, d’où elle doit s’élancer, les derniers préparatifs sont surveillés par les savants Hector Conway et Augustus Henree, tous deux membres du Comité directeur du Conseil des Sciences. Mais ils sont inquiets. Ils redoutent de la part de David Starr, dit Lucky pour sa capacité à se dépêtrer de tous les dangers, une initiative personnelle. Par exemple d’agir seul contre le consulat de Sirius. Normalement John Bigman Jones, surnommé ainsi à cause de sa petite taille, doit surveiller l’intrépide astronaute.

Ils ont raison, car pendant que Bigman détourne l’attention des gardes dans la Base interplanétaire, David Starr s’infiltre dans la fusée. Il sait que les Pirates de l’Espace vont tenter de s’en emparer et il attend tranquillement que ceux-ci se manifestent.

Effectivement, entre Mars et Jupiter, dans une zone où les astéroïdes pullulent, le plus grand d’entre eux étant Cérès, David Starr aperçoit par un hublot un navire de l’espace s’approcher. Bientôt des tremblements secouent la carlingue et il en déduit que les nacelles de sauvetage viennent d’être décrochées. Et au bout d’un moment un pirate s’introduit dans l’habitacle. L’homme est fort étonné de découvrir David Starr, persuadé qu’il était de s’emparer d’un astronef vide.

Débarrassé de son scaphandre, Anton, le responsable des Pirates, et quelques autres dont Dingo, un bagarreur, se demandent ce que fait Starr dans cet engin interplanétaire. Armé de son déflagrateur Starr, qui prétend se nommer Williams, invente une fable pour expliquer sa présence. Il déclare être indépendant, rechercher l’aventure et vouloir se joindre aux hommes des astéroïdes.

Anton, accompagné de ses hommes et de David Starr, inspecte la fusée qui parait inoffensive. Mais lorsqu’ils entrent dans la salle de bain, luxueuse, ils se rendent compte que l’engin est truffé d’explosifs. Starr-Williams est médusé, apparemment, et pour prouver sa bonne foi, il accepte de se battre en duel dans l’espace contre Dingo.

Il gagne et est déposé sur un petit astéroïde sur lequel vit un ermite du nom de Erm. L’homme réside sur ce bout de caillou depuis près de quinze ans, selon ses dires, et il s’est aménagé dans un souterrain un abri plutôt confortable, vivant de conserves et de produits lyophilisés. Le plus étonnant étant la bibliothèque dont les étagères sont pleines de livres-filmés.

Ce ne sont que les débuts de cette aventure périlleuse et Bigman se montrera un allié précieux dans certaines circonstances dans lesquelles David Starr jouera sa vie.

 

Dans ce roman pour la jeunesse à la Jules Verne, Paul French alias Isaac Asimov marie action et descriptions scientifiques, astrologiques et physiques. Mais avec sérieux, car il s’agit bien d’un roman de science-fiction et non de fantastique. Par exemple, les astéroïdes, les planètes, sont dénombrés, nommés, et il explique même comment se repérer dans la galaxie, à la façon des navigateurs en pleine mer, mais les points permettant de se localiser étant bien différents, et devant prendre en compte plusieurs paramètres.

L’auteur revient également sur la jeunesse de David Starr et sur l’accident qui a coûté plus de vingt ans auparavant la vie de ses parents, astronautes eux aussi et disparus dans des conditions plus ou moins mystérieuses.

Ce roman date de 1953 et Isaac Asimov émet des thèses et hypothèses qui sont loin d’être farfelues. Soixante-cinq ans ont passé depuis cette publication, et si effectivement l’Homme est allé sur la Lune, les progrès dans le domaine de la conquête de l’espace sont loin d’être ceux que décrits. Mais avant que la première fusée soit lancée, avec un animal à bord comme être vivant, en 1957, Isaac Asimov voyait déjà grand, mais il n’était pas le seul.

L’Opéra de l’espace, ou Space-opéra, était l’un des thèmes privilégiés en science-fiction. Mais il n’y pas de petits hommes verts sur Mars, dans ce roman. Les Martiens sont évoqués, mais vivent dans des abris souterrains, ne se mélangeant pas, et ils ont sûrement raison, aux humains qui ont colonisé la plupart des planètes solaires.

 

Paul FRENCH : La bataille des astres (Lucky Starr and the pirates of the asteroid – 1953. Traduction de Henri PACQUET). Collection Captain W.E. Johns n° 106. Editions Presses de la Cité. Parution 11 décembre 1954. 192 pages.

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