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12 août 2018 7 12 /08 /août /2018 08:08

Le Label Hitchcock pour une histoire écrite par William Arden et Robert Arthur.

Alfred HITCHCOCK : L’ombre qui éclairait tout

Le célèbre cinéaste ne s’est pas contenté de produire et de réaliser de nombreux films d’atmosphère, de suspense et d’angoisse, il s’est également intéressé à la littérature de genre en publiant sous son label un magazine, des recueils de nouvelles policières ainsi que des ouvrages pour enfants écrites par de grandes signatures du roman policier et noir américains.

Ainsi William Arden, pseudonyme de Dennis Lynds, est plus connu en France sous les noms de Michael Collins, le créateur de Dan Fortune le détective manchot, de Mark Sadler ou encore John Crowe pour des romans pour la plupart édités en Série Noire.

La série des Trois détectives crée par Robert Arthur, ne déroge pas à la règle de l’immixtion de l’ami Alfred Hitchcock dans les produits qui portent son label, puisque non seulement il est l’un des personnages évanescent du récit, mais que son profil apparaît dans l’image de couverture.

 

Les trois détectives ce sont trois copains adolescents qui se complètent admirablement pour résoudre les énigmes qui leurs sont proposées, souvent par hasard. Hannibal Jones, dit Babal, est considéré comme le chef. Il est un rien grassouillet mais plein de dynamisme et doté d’une intelligence subtile. Il vit chez son oncle et sa tante qui tiennent une brocante, un véritable bric-à-brac indescriptible. Peter Crench, c’est l’athlète du groupe, il en faut bien un, de haute taille et fervent de sports. Enfin, Bob Andy, c’est monsieur Archives et Recherches, le préposé à la documentation et aux recherches fastidieuses. Tous trois se retrouvent dans une vieille caravane dans laquelle ils ont aménagé leur bureau, avec téléphone et issues diverses indétectables leur permettant de s’immiscer dans leur antre, ou d’en sortir en toute impunité. Ils habitent à Rocky, petite ville de la Californie du sud, à quelques kilomètres d’Hollywood.

Alors qu’ils rentrent d’une promenade en vélo dans la région, alors que la nuit tombe, Peter et Bob entendent une voix crier un Au secours. Ils s’arrêtent près d’un haut mur d’une propriété et ils récupèrent un objet qui vient d’être balancé. Une minuscule statuette en métal brillant comportant un anneau au dessus de la tête. Un individu franchit le portail tandis qu’une ombre noire, grande, légèrement bossue, à la tête bizarre se profile. Les deux garçons se cachant dans les fourrés tandis qu’un rire indéfinissable retentit.

Enfin, Peter et Bob peuvent rejoindre leurs pénates et ils informent Hannibal de leur découverte. En manipulant la statuette qui paraît être en or, ils mettent au jour un tiroir secret contenant un papier sur lequel est inscrit un message dans une langue inconnue, écrit avec ce qui pourrait être du sang.

Le lendemain, notre trio se rend au bureau de leur ami Alfred Hitchcock, lui montrant leur trouvaille, avec explications à l’appui, et le producteur lui indique qu’il pourrait s’agir d’un objet provenant d’un trésor des Indiens Chumash, une tribu qui vivait dans le temps dans cette partie de la Californie et obligée de descendre au Mexique. Il leur conseille d’aller voir un professeur qui pourra décrypter ce message. Arrivant au domicile de l’éminent spécialiste, deux hommes bruns habillés de blanc leur subtilisent la statuette avant de s’éclipser à bord d’une voiture. Heureusement il leur reste le message que le professeur peut déchiffrer mais la teneur en est absconse.

Un nommé Ted Sandow, s’adresse à eux, enfin surtout à Hannibal car sa tante, une demoiselle prolongée, la propriétaire de la demeure et de l’immense propriété Sandow qui s’étend sur les collines environnantes, désire se débarrasser d’objets anciens et encombrants. Tout un lot qui pourrait intéresser l’oncle Titus. Les trois amis se rendent chez la vieille dame, laquelle leur annonce que la veille au soir elle s’est fait dérober une statuette. Selon l’homme qui se tient dans le salon, un certain monsieur Harris, le voleur serait un jeune garçon. Il est le président de la Ligue Végétarienne, et accepte volontiers que les trois garçons enquêtent lorsqu’Hannibal lui remet la carte de visite des Trois détectives. Seulement une remarque anodine de Ted, qui participe à l’entretien, alerte Hannibal qui se promet bien de mettre les choses au clair.

 

Une aventure mouvementée pour nos trois camarades que deux hommes bruns poursuivent, mais ce ne sont pas les seuls à être sur la piste de la statuette et du trésor Chumash. Des statuettes, car en réalité il existe deux objets semblables. Une nouvelle fois ils s’infiltrent dans le parc du domaine Sandow et aperçoivent avec stupeur la fameuse ombre et des nains sans tête. Les dangers sont multiples, mais heureusement Hannibal et ses ceux compagnons ne manquent pas de ressources, ni d’esprit d’initiative, même lorsqu’ils sont enlevés, ou lorsque des individus se lancent à leur trousses dans la nature hostile.

C’est gentillet, intriguant à souhait, mais écrit par un auteur qui maîtrise son sujet, avec de nombreux retournements de situations à la clé. Un roman idéal, qui n’est pas gnangnan, pour les adolescents mais qui, plus élaboré, aurait pu devenir un intéressant livre pour adultes, avec quelques scènes d’action supplémentaires et une analyse plus complète, plus affinée des personnages quadragénaires dans les rôles principaux. Une agence de détectives par exemple ou tout simplement des aventuriers.

Alfred HITCHCOCK : L’ombre qui éclairait tout (The mystery of the lughing shadow – 1969. Traduction de Claude Voilier). Illustrations de Paul et Gaétan Brizzi. Collection Bibliothèque Verte. Editions Hachette. Parution avril 1983. 190 pages.

ISBN : 978-2010088278

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