Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
10 juin 2018 7 10 /06 /juin /2018 07:51

Un Alexandre Dumas éclectique !

Alexandre DUMAS : Blanche de Beaulieu et autres nouvelles.

Alexandre Dumas a beaucoup écrit et pas uniquement des romans ou des pièces de théâtre, je ne vous l’apprendrais pas. Des nouvelles également et des contes, éparpillés un peu partout dans divers supports.

Grâce à la Bibliothèque électronique du Québec, merci les cousins, nous pouvons découvrir certains de ces textes dans un recueil, dans une version Ebook, mais ne nous plaignons pas, nous lecteurs compulsifs, même si nous préférons les éditions papiers.

Au sommaire de ce recueil des nouvelles, ou contes, d’inspiration diverse :

 

Blanche de Beaulieu ou La Vendéenne :

Dans la soirée du 15 décembre 1793, non loin de Clisson, les Blancs et les Bleus se confrontent. Les Républicains, ayant à leur tête le très jeune général Marceau se battent contre les Blancs, les Royalistes. Ses hommes font prisonnier un paysan à l’air stupide et apparemment alcoolisé. Il est enfermé dans une chaumière, mais sans que Marceau et ses hommes y prennent garde, il peut compulser des documents en provenance du Général Westerman, le général en chef des armées républicaines. L’homme essaie de s’enfuit mais il est rapidement repris par l’ami de Marceau, qui n’est autre que le général Alexandre Dumas, le père du narrateur.

Le prisonnier servira de guide. Les troupes s’avancent dans la nuit, une bataille s’engage entre les deux partis, scènes de désordres et de carnages se confondent, un jeune Vendéen désarmé est blessé et demande grâce. Marceau le recueille et bientôt s’aperçoit qu’il est face à une jeune femme, Blanche de Beaulieu, qu’il vêtira d’habits républicains.

Un épisode de la guerre fratricide entre Vendéens et Républicains qui permet à Alexandre Dumas de mettre en scène et en filigrane une aventure de son père, le général Dumas, lequel ne sera jamais reconnu à sa juste valeur, à cause de son origine.

Cette nouvelle est le premier texte publié, en 1826, entre deux pièces de théâtre, et marquait les débuts de l’auteur dans le domaine du roman historique tout en étant un hommage à son père, décédé vingt-ans auparavant, alors que le futur romancier n’avait que quatre ans.

Chasseurs d’ours :

 

Chasseurs d’ours :

Un propriétaire terrien est mécontent, car un ours vient se sustenter nuitamment des poires qu’il cultive dans son verger. Il décide seul d’aller lui faire sa peau, refusant l’aide d’un voisin.

Ce conte nous ramène à la morale de la fable de la Fontaine : il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué.

 

Les enfants de la madone :

Deux gamins dans la forêt près de Naples, des orphelins qui se sont élevés tout seuls comme il est courant de le signaler, des bergers, tuent un jour un malfrat dont la tête est mise à prix. Et cette tête justement, ils la monnaient auprès des autorités locales, recevant une somme d’argent mirifique à leurs yeux et qu’ils s’empressent de dépenser dans les cabarets et maisons de jeux.

 

La main droite du sire de Giac :

En cette année 1425, entre Avranches et Pontorson, non loin de Saint James, le pays des tricots, le connétable Richemont combat les Anglais. Seulement la guerre, surtout celle de Cent ans, coûte cher et l’argent promis par le roi Charles VI ne parvient pas. Il lui faut payer ses troupes et il tente bien de les raisonner. Peine perdue, le siège qu’il avait minutieusement préparé capote. Peu après il se rend auprès du roi afin de lui demander des comptes.

 

Le cocher de cabriolet :

Alors qu’il travaille sur sa pièce de théâtre Antony, Dumas décide en ce 1er janvier 1830 de rendre visite à quelques connaissances afin de leur souhaiter la nouvelle année. Il hèle un cabriolet et en cours de route le cocher, devenu indépendant, lui narre une des aventures qu’il a vécues en compagnie de son ancien patron, prénommé Eugène, écrivain lui aussi. Une histoire qui se rapporte à une mise en Seine.

 

Aventures de Lyderic :

A la fin de l’an 628, Salwart, prince de Dijon, et sa femme Ermengarde reviennent de faire baptiser leur jeune fils Lyderic et traversent la forêt de Sans-Merci accompagnés d’une petite troupe. Ils sont poursuivis par des brigands ayant à leur tête Phinard, le prince de Buck. Ermengarde a juste le temps de déposer le poupon dans un buisson avant d’être capturée. Lyderic n’a que quelques mois et il est nourri par une biche qui lui offre son lait. Ensuite le gamin sera recueilli par un anachorète qui devient son précepteur. L’enfant grandit en force et en sagesse, jusqu’à ses dix-huit ans où il s’émancipe et part à la découverte du monde.

Dumas joue dans ce conte pour enfants et pour adultes aussi, ne boudons pas notre plaisir, avec des faits historiques mais surtout en incorporant des légendes mythologiques et des histoires de ses prédécesseurs. Ainsi la biche nourrissant Lydéric enfant, ou encore lorsque Lydéric devenu un adolescent plein de fougue combat un dragon, puis se baigne dans le sang de l’animal blessé à mort. Seulement, une feuille de tilleul se dépose sur son dos, offrant une partie vulnérable, et l’on pense immédiatement à la mère d’Achille trempant son gamin et le tenant par le talon.

 

Des contes et des nouvelles d’inspiration diverses, historique, romantique, familiale, des textes plus ou moins longs, parfois sous forme de pastiche, éparpillés lors de leur parution dans divers supports et qu’il est bon de découvrir ou redécouvrir, même s’il s’agit d’une version numérique.

A découvrir et télécharger gratuitement en suivant le lien ci-dessous :

D’autres lectures dumasiennes proposées :

Alexandre DUMAS : Blanche de Beaulieu et autres nouvelles. Bibliothèque électronique du Québec. Parution le 2 novembre 2009. 220 pages. Ebook gratuit.

Partager cet article

Repost0

commentaires

Présentation

  • : Les Lectures de l'Oncle Paul
  • : Bienvenue dans la petite revue de la littérature populaire d'avant-hier et d'hier. Chroniques de livres, portraits et entretiens, descriptions de personnages et de collections, de quoi ravir tout amateur curieux de cette forme littéraire parfois délaissée, à tort. Ce tableau a été réalisé par mon ami Roland Sadaune, artiste peintre, romancier, nouvelliste et cinéphile averti. Un grand merci à lui !
  • Contact

Recherche

Sites et bons coins remarquables