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22 avril 2018 7 22 /04 /avril /2018 09:06

Le môme Piaf…

Ellis PETERS : Le moineau du sanctuaire

L’une des missions principales des églises et des couvents était d’accueillir les vagabonds et ceux qui, pour une raison ou une autre, étaient pourchassés par la foule et les gens d’arme.

C’est ainsi que le jeune Liliwin, saltimbanque, musicien et jongleur, se réfugie en piteux état au couvent de Shrewsbury, sis entre Angleterre et Pays de Galles. Il est poursuivi par des villageois, Daniel, le fils de l’orfèvre, en tête. Il lui est reproché d’avoir dérobé des pièces et des objets précieux et d’assassinat en la personne de l’artisan.

Blessé, Liliwin se défend comme un beau diable (dans un couvent !) d’avoir perpétré ce qu’on lui reproche. Il avait été engagé pour distraire les invités, lors de la noce de mariage de Daniel. Seulement quelques convives légèrement avinés, ou cervoisés, l’ont bousculé alors qu’il jonglait et un pot de valeur lui a échappé des mains et s’est brisé. Un incident qui a mis l’orfèvre en colère, sa mère la vieille Juliana et d’autres. Liliwin se cache, puis sous la menace s’enfuit et se refugie au couvent. Mais il est bientôt prouvé que l’orfèvre qui soi-disant était décédé se porte comme un charme, ou presque.

Cadfael croit en l’innocence de Liliwin et il demande à son ami, le shérif-adjoint Hugh Beringar, d’enquêter en sa compagnie. Mais tout d’abord il faut récupérer dans un fossé un sac que le troubadour a perdu en se cachant. Il s’agit de son rebec, entre autres objets, instrument retrouvé au lieu dit et que va réparer frère Anselme, le chantre.

Si l’abbé donne son aval à frère Cadfael, le prieur est lui plus réticent, mais il n’a pas voix au chapître. Cadfael débute donc son enquête en fouillant dans les environs, dans la famille de l’orfèvre également. Mais un cadavre est retrouvé flottant dans la Severn, rivière qui passe à Shrewsbury. Il s’agit du serrurier, locataire de maître Walter, et tout laisse supposer qu’il se serait noyé accidentellement. Cadfael n’est pas convaincu, quelques indices laissant supposer qu’il s’agit d’un meurtre.

Chez l’orfèvre, c’est Suzanne, la fille de Walter, qui tient les cordons de la bourse, une prérogative à laquelle elle est particulièrement attachée. Daniel, quoique jeune marié, sort le soir et Marjorie, son épouse devant le Seigneur, doit faire sans. Quant à Rannilt, la petite bonne, elle a été subjuguée par Liliwin, et elle le rejoint dans sa cache sous l’autel. Mais chut… Laissons les amoureux vaquer à des occupations de leur âge !

 

Après un début enlevé, l’histoire s’enlise quelque peu. Ellis Peters prend son temps pour décrire les avatars subis par Liliwin, les différents personnages qui gravitent autour de l’orfèvre, Walter Aurifaber, dans leur quotidien et leurs travers, leurs cachotteries, leurs mensonges ainsi que les recherches de Cadfael et ses entretiens avec tous les protagonistes, sans oublier les rendez-vous qui ne sont pas manqués entre Rannilt, la jeune bonne, et Liliwin, le baladin, et leurs amours cachés.

Mais vers la fin, le récit devient trépidant avec une chute qui n’est pas vraiment inattendue mais fort bien amenée.

 

Première édition mars 1990. Réimpression décembre 2017. 256 pages.

Première édition mars 1990. Réimpression décembre 2017. 256 pages.

Ellis PETERS : Le moineau du sanctuaire (The Sanctuary Sparrox – 1983. Traduction de Nicolas Gilles). Collection Grands détectives N°2087. Editions 10/18. Première édition mars 1990. Réimpression décembre 2017. 256 pages. 7,50€

ISBN : 9782264032980

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commentaires

Alex-Mot-à-Mots 23/04/2018 12:02

Oh chic, l'auteur est réédité ! J'aime bien cette série et je peinais à les trouver.

Oncle Paul 23/04/2018 16:48

Des réimpressions fort bien venues, de même que certains romans d'Anne Perry et de Viviane Moore.

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  • : Les Lectures de l'Oncle Paul
  • : Bienvenue dans la petite revue de la littérature populaire d'avant-hier et d'hier. Chroniques de livres, portraits et entretiens, descriptions de personnages et de collections, de quoi ravir tout amateur curieux de cette forme littéraire parfois délaissée, à tort. Ce tableau a été réalisé par mon ami Roland Sadaune, artiste peintre, romancier, nouvelliste et cinéphile averti. Un grand merci à lui !
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