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17 février 2018 6 17 /02 /février /2018 14:04

Hommage à Ruth Rendell née le 17 février 1930.

Ruth RENDELL : Le goût du risque.

Parce qu’il a dans sa poche un revolver factice confisqué à son fils le matin même, et parce qu’il menace avec cette arme de pacotille deux voleurs dans une banque, Martin, inspecteur de police, trouve la mort. Le signalement des deux truands est approximatif.

Quelques mois plus tard, les policiers découvrent, dans une demeure nichée au cœur de la forêt, trois cadavres : Davina Flory, écrivain ; Harvey, son mari et Naomi, leur fille. Seule la petite-fille, Daisy, dix-huit ans, n’est que grièvement blessée. Wexford et ses hommes interrogent les domestiques : le couple Harrisson, Bib Mews, Gabbitas le garde forestier, ou encore les Griffin et leur fils Andy ne vouaient pas une estime particulière à leurs patrons.

Le vol de bijoux semble être le mobile du crime. Daisy donne un signalement succinct de l’un des cambrioleurs. Joanna Garland, l’associée de Naomi, devait passer le soir du meurtre, mais elle a disparu et Wexford pense qu’elle a été enlevée et est peut-être morte.

Daisy est recueillie chez les Virson et une idylle se noue entre Nicholas, le fils, et elle. Wexford rencontre « Gunner » Jones, le père de Daisy qui n’a pas vu sa fille depuis l’âge de six mois. L’homme ment au policier, aussi bien sur son surnom qu’il doit à sa précision au tir au revolver, que sur ses relations avec Joanna dont il prétend ne pas avoir eu de nouvelles depuis des mois, alors qu’il en a reçu une lettre.

Bib Mews découvre le cadavre d’Andy, pendu, et Wexford interroge le jeune Hogarth qui vit dans un cottage non loin de chez Bib. Un détenu, Hocking, révèle à Wexford qu’il est l’un des auteurs du braquage. Son complice est décédé ; il avait jeté son revolver à terre après avoir tiré sur le policier. Gabbitas retrouve une arme chez lui et tout laisse supposer qu’il s’agit bien de la même arme et qu’un des clients de la banque s’en serait emparé dans la confusion.

Joanna, de retour des Etats-Unis, apprend le drame. Elle confirme les dires de Gunner en ce qui concerne leurs relations. Elle avait simplement écrit au père de la jeune fille afin de l’informer de la décision bizarre prise par Davina : la grand-mère de Daisy, satisfaite par Harvey, avait proposé que celui-ci fasse l’éducation amoureuse de sa petite-fille. De déductions en intuitions, Wexford établit qu’Andy avait revendu le revolver au meurtrier.

 

Dans cette enquête qui traîne un peu en longueur, l’auteur nous décrit un inspecteur qui veut voir plus loin que ce qui se trouve sous son nez et qui s’égare, comme le lecteur, sur de fausses pistes. Mais cela lui semblait trop facile comme raisonnement. Après une période de tâtonnements et deux meurtres supplémentaires, le livre se referme sur une vérité banalement sordide.

 

Réédition Le Livre de Poche avril 1996. 378 pages. 6,10€.

Réédition Le Livre de Poche avril 1996. 378 pages. 6,10€.

Ruth RENDELL : Le goût du risque. (Kissing the gunner’s daughter -1991. Traduction de Julie Damour). Première édition Calmann-Lévy. Parution avril 1994. 364 pages.

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