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29 janvier 2018 1 29 /01 /janvier /2018 09:47

Il y aura un CDD à pourvoir pour la fin de l’année !

Pierre VERY : L’assassinat du Père Noël.

Avant d’être un film de Christian-Jacques en 1941, sur un scénario de Charles Spaak, dans une production de la Continental-film, société crée par Joseph Goebbels, avec dans les rôles principaux Harry Baur, Raymond Rouleau, Renée Le Faure, Robert Le Vigan, Bernard Blier ou encore Fernand Ledoux, L’assassinat du Père Noël fut un roman écrit par Pierre Véry et publié en 1934 aux éditions Gallimard dans l’éphémère collection Bleue, après une publication en feuilleton dans le magazine Marianne.

Ce roman, devenu un classique de la littérature policière, et de la littérature en général, est présenté ainsi par l’auteur dans le bulletin de la N.R.F. N°256 en janvier 1935 :

J’ai souhaité un jour que mes livres fussent considérés comme des contes de fées pour grandes personnes…

Et ce roman est l’illustre exemple plongeant le lecteur dans une ambiance de conte de fées parfois surréaliste, mais dont l’intrigue et l’épilogue se révèlent d’une logique implacable mais non dénuées d’humour.

Le village de Mortefond, grosse bourgade située en Meurthe-et-Moselle, fête comme il se doit la Saint Nicolas, en ce jour du 6 décembre, avant les joyeusetés de Noël. Blaise Kappel, qui a endossé l’habit du célèbre saint, est en réalité le sacristain de l’abbé Fuchs. Il prend quelques verres en compagnie des villageois, puis se rend à la sacristie. Malgré sa myopie pourtant corrigée par des lunettes, il aperçoit le brave curé à terre.

Non, le curé n’est pas mort, mais sidéré. Il a aperçu un individu masqué qui se tenait caché dans un placard ouvert et qui vient de s’enfuir. Kappel a beau regarder, chercher, examiner partout, rien. Aucune trace du passage de l’indélicat personnage.

L’abbé Fuchs a reçu une lettre, anonyme bien sûr, l’avertissant qu’une bande d‘indélicats écumaient la région et que quelques années auparavant, le trésor d’une église située à une quarantaine de kilomètres de Mortefond, avait été dérobé. L’abbé Fuchs préfère s’en référer à son supérieur hiérarchique, l’évêque de Nancy, qui saurait prendre les dispositions nécessaires pour régler cette affaire. Une légende affirme que Le Bras d’Or du roi René, qui contient une relique inestimable, serait caché à Mortefond.

A Paris vit Prosper Lepicq dont la plaque de cuivre apposée sur l’immeuble où il exerce déclare qu’il est Avocat à la Cour de Paris. Et même s’il a un secrétaire, il ne croule pas sous les affaires à traiter. C’est là que se rend l’émissaire de l’évêque de Nancy afin de lui expliquer ce qui l’amène.

Peu de temps après, dans le village de Mortefond, se promène un touriste répondant au nom de Marquis de Santa-Claus, prenant une chambre à l’auberge du village et s’intéressant à la vie de la commune et de ses habitants.

Seulement le Père Noël, en réalité le sacristain qui est déguisé, est assassiné. Mais lorsque la houppelande est ôtée, il s’avère qu’il s’agit d’un inconnu. La police est prévenue mais à cause de la neige qui tombe en abondance, les policiers mettent plusieurs jours pour rallier la petite commune.

 

Le village de Mortefond a pour vocation la fabrication de jouets et tous les habitants ou presque s’y adonnent. Mais une particularité distingue Mortefond : les villageois portent un surnom de conte de fée ou de légende. On peut trouver au détour des ruelles la Mère Michel, Cendrillon, le Père Fouettard, le Marchand de sable, le Croquemitaine, le compère Lustucru, l’Homme au sac, et donc la présence du Marquis de Santa Claus ne fait que renforcer cette ambiance de comptine enfantine.

Une amusette, une parodie de roman policier qui entretient le merveilleux, mais à la logique imparable, écrite par Pierre Véry en 1934 mais qui possède toujours ce charme indéfinissable d’un roman destiné aussi bien aux enfants qu’aux adultes, conçu et écrit avec rigueur. Les romans de Pierre Véry ne vieillissent pas même s’ils sont ancrés dans leur époque. Ainsi de nos jours avec les technologies afférentes à la communication, les téléphones portables, les déplacements en véhicules tout terrain, et tout ce qui se traduit par un modernisme effréné auraient permis aux policiers de se rendre immédiatement sur les lieux. Mais l’histoire en aurait perdu de son charme et de sn humour.

Pierre Véry écrivait aussi dans le bulletin déjà cité :

… Il importe de sauver dans l’homme, à mon sens, c’est ce qui reste de l’enfant. Je demande à mes lecteurs d’ouvrir L’Assassin du Père Noël avec une âme d’enfant ; ils seront accueillis avec amitié par des personnages qu’ils ont beaucoup connus autrefois mais qu’ils ont peut-être un peu oubliés.

Un roman très souvent réédité, aussi bien dans les collections dites juvéniles que pour les adultes. A lire également :

 

Réédition : L’intégrale du Masque n°2. Parution Janvier 1994.

Réédition : L’intégrale du Masque n°2. Parution Janvier 1994.

Première édition Gallimard 1934.

Première édition Gallimard 1934.

Un roman très souvent réédité, aussi bien dans les collections dites juvéniles que pour les adultes. A lire également :

Pierre VERY : L’assassinat du Père Noël. Le Livre de Poche policier N°1133. Parution 1964. 248 pages.

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commentaires

Alex-Mot-à-Mots 01/02/2018 17:40

Une petite annonce qui paraît tôt, pour être sûr de choisir le bon candidat.

Oncle Paul 01/02/2018 17:57

Je voulais mettre cette chronique avant Noël mais j'ai été débordé par les événements. Mais il vaut mieux s'y prendre toujours à l'avance.

Présentation

  • : Les Lectures de l'Oncle Paul
  • : Bienvenue dans la petite revue de la littérature populaire d'avant-hier et d'hier. Chroniques de livres, portraits et entretiens, descriptions de personnages et de collections, de quoi ravir tout amateur curieux de cette forme littéraire parfois délaissée, à tort. Ce tableau a été réalisé par mon ami Roland Sadaune, artiste peintre, romancier, nouvelliste et cinéphile averti. Un grand merci à lui !
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