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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 18:47

Et pourquoi les magazines féminins seraient-ils

destinés uniquement aux femmes ?

Magazine Nous Deux N°3598 du 14 au 20 juin 2016.

Ne serait-ce pas de la ségrégation ?

Faisant fi du ricanement de certains, et sachant que le ridicule ne tue pas, la preuve, je me suis acheté puis ai offert à ma femme le dernier Nous Deux en date.

Pour des raisons simples qui se nomment littérature et découverte.

En effet les magazines, les périodiques qui proposent des nouvelles inédites et variées sont de plus en plus rares. Plus rares que les vulgaires revues consacrées au voyeurisme ciblé stars et politiciens en mal de publicité et qui font tout pour attirer le regard sur eux.

Donc revenons à Nous Deux que j'ai feuilleté, comme il m'arrive souvent de parcourir des revues dans mon hypermarché, que ce soit musicales, historiques ou politiques, de moins en moins ces dernières puisqu'elles ne reflètent que le bon vouloir de leur financier de patron, donc en feuilletant le Nous Deux en question, j'ai découvert qu'au sommaire figuraient deux nouvelles signées par des figures littéraires qui ne m'étaient pas inconnues : Frédérique Trigodet qui est publiée chez SKA éditeur, et Jean-Marie Palach chez Pavillon Noir et Daphnis et Chloé.

Pour 2,10€, je me suis dit in petto, oui je me parle à moi-même parfois ne craignant pas la contradiction, que pour ce prix-là je pouvais me l'offrir, et qu'éventuellement je l'offrirai à quelqu'un d'autre, femme ça je l'ai déjà dit, filles, belle-sœur, voire pourquoi pas mon médecin afin qu'il renouvelle son stock, en ayant soin au préalable de mettre de côté les textes des deux auteurs cités et hypothétiquement d'autres textes qui me sembleraient intéressants.

Pour une fois, je vais essayer de faire court, ça me changera, dans la présentation de ces deux nouvelles, sachant qu'il y en a quatre au sommaire, plus des romans-photos pour ceux qui s'intéressent à ce genre romanesque.

 

Frédérique Trigodet : Le pavillon d'été, catalogué sentiments.

Avoir un master de Lettres et Communication peut être pénalisant, Coraline s'en rend compte et en est fort marrie. Elle est obligée de rabaisser son niveau d'études afin d'obtenir un emploi, loin de Paris, dans le bassin d'Arcachon. Quatre mois sans emploi, quatre mois de repos forcé, et le loyer à régler, Coraline a accepté le statut d'employée polyvalente pour l'été, pour une famille de la bonne société bordelaise. Elle va loger dans un pavillon d'été, un cabanon de jardin, non loin de la mer et de la villa de ses patrons.

Entre divers petits boulots qui lui prennent son temps, au potager, à la cuisine, au ménage, lecture au maître de maison dont les yeux sont défaillants, Coraline n'a guère le temps à batifoler. Pourtant il lui semble bien que l'un des fils, Antoine, le célibataire, charmant et irritant à la fois, la drague. Mais son ton mielleux l'importune.

Une nouvelle romanesque charmante, pleine de douceur, et le personnage de Coraline est attachant et sympathique. Les autres protagonistes, à vous de voir si leur comportement vous agrée.

 

Jean-Marie Palach : Justice céleste. Suspense.

A quelques semaines de son départ à la retraite, le capitaine Didier Virnois est en planque dans sa voiture banalisée devant un hangar désaffecté face à une cité en banlieue parisienne. C'est son collègue le lieutenant Christophe Coton, un gars taciturne, sérieux, cachant jalousement sa vie privée, qui lui a donné rendez-vous. Ils sont sur la piste du Gang des oiseaux, des malfaiteurs qui détroussent les clients des restaurants et hôtels de luxe de la capitale, attifés de masques de volatiles.

Au dehors, la tempête fait rage, les éclairs illuminent par à-coups le parking, le tonnerre gronde, la pluie ne cesse de tomber et le vent arrache des tôles. En attendant une accalmie, Virnois pense, revoit des épisodes du passé, notamment un de ses collègues qui s'est suicidé, des affaires qui remontent à loin, lorsqu'il était jeune et fringuant.

Un suspense habilement maîtrisé et qui réserve son lot de surprises. Aide-toi, le ciel t-aidera, paraît-il. Jean-Marie Palach a dû imaginer son historiette lors d'un orage.

Une petite rectification toutefois : Le théorème de l'uppercut n'est pas le dernier roman en date de Jean-Marie Palach, comme annoncé en marge de la nouvelle mais Du sang sur le tapis rouge dont vous pouvez découvrir la chronique ci-dessous.

Conclusion : Dorénavant et désormais, toutes les semaines, je surveillerai le sommaire de Nous Deux, en solitaire, afin de découvrir si un nom connu ne s'est pas glissé au sommaire des nouvellistes, et en n'oubliant pas que de nombreux romanciers ont fourni à Nous Deux des nouvelles, ne serait-ce qu'André Caroff et d'autres. Malheureusement, souvent ce fut sous pseudonyme, et il est parfois difficile de traquer qui est qui.

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Published by Oncle Paul - dans Revues Nouvelles
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commentaires

pax 19/03/2017 16:52

Ce qui me plait c'est que les faits contredisent les jugements quelque peu hautains voire méprisants de ceux qui croient détenir la vérité en tout cas se comportent comme tel. Allons un peu d'empathie que diable ! Quand à " gonfler ", une grenouille....

pax 19/03/2017 11:01

C'est la chronique de ce jour du blog de JACQUES BERTHOMEAU qui me fait passer par la.
C'est un plat de fin gourmet de savourer à chaque fois que les élites intellectuelles, bien-pensantes et autres bobos se voient contredits par les faits. Pour moi « Nous Deux » est attaché à ce dessin humoristique à propos des méfaits de la télévision sur lesquels s'appesantissaient ces élites. On voyait un couple dans leur fauteuil face à l'écran, acquiesçant, c'est vrai avec la télévision on ne lit plus; et on voyait à droite une porte ouverte sur un cagibi plein de paquets de "Nous Deux" ficelés année par année. Et toc !

Boris 19/03/2017 16:39

Hé bien moi, j'en ai un peu assez que l'on attribue tous les torts aux "élites"... trop facile. car enfin, avez-vous eu entre les mains parfois un numéro de Nous deux ? certes, des nouvelles dignes de ce nom, mais à côté de ça, quoi ? Le cœur de cible était clairement défini...
On ne lit plus Nous deux affirme le dessin que vous citez mais le lisait-on vraiment ? Les romans photos peut-être mais certainement pas tout. le principe est que la presse est fait pour une lecture rapide. Bien sûr tous les articles ont leur lecteur mais en 1/4 d'heure le magazine est lu.
Je me moque de quoi vous me taxerez mais comme je le dis cette sorte de bien-pensance fustigeant systématiquement les intellectuels qui se monteraient méprisants commence à me gonfler sérieusement.

Boris 20/06/2016 15:11

Pour moi, Nous Deux est associé à mon enfance. Je le trouvais chez ma grand-mère, dans les salons de coiffure... Plus tard, ado, je trouvais ça totalement mièvre, sans intérêt et les romans photos étaient gratinés. Encore plus tard, j'ai utilisé ces même romans photo pour les faire détourner par mes élèves et écrire des vers de Racine ou autre dans les bulles. Maintenant ? j'ignorais même le fait que ce magazine continuait de paraître.

Oncle Paul 20/06/2016 15:27

Comme quoi Doux Nœud a des ressources... Et il faudrait pouvoir posséder la liste des auteurs ayant fait paraître des nouvelles dans ce périodique, nous serions bien étonnés d'apprendre que sous des noms d'emprunt existent des auteurs qui ont fait, et/ou continuent de la faire, leur chemin comme Brice Tarvel alias François Sarkel pour ne citer qu'un auteur vivant...Amitiés

EmmaBovary 19/06/2016 12:45

Et par la même occasion, je découvre André Caroff... :)

Oncle Paul 19/06/2016 13:34

Mais il y en a d'autres. Caroff était le premier nom qui m'était venu à l'esprit. Mais il y a eu également Brice Tarvel qui a signé dans les années 84/88 sous le pseudo de Roseline Joncel, et je crois qu'il y eut également Brice Pelman... Mais il faudrait que madame Nous Deux puisse confirmer. Alors l'avenir est à toi...

EmmaBovary 19/06/2016 12:44

Merci beaucoup pour cette chronique à laquelle j'adhère entièrement ! J'en ai transmis le lien à la responsable de la fiction du magazine. Je pense que cela fera plaisir à l'équipe de Nous Deux.

Oncle Paul 19/06/2016 13:31

N'ayant pas une plume de bois j'écris ce que je ressens...

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