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13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 09:11

Allez comprendre pourquoi Stan Kurtz, trentenaire et ancien standardiste, est devenu détective privé !

Stan KURTZ : Série B. N°1/6.

En général ce sont d'anciens flics qui briguent cette profession. Du moins c'est ce que pense Miss Boxer en pénétrant dans l'officine du héros narrateur de cette histoire.

Stan Kurtz a beau objecter qu'il ne s'occupe pas de meurtre, d'homicide, d'assassinat, son truc ce sont les divorces, les défauts de pension alimentaire, et autres bagatelles ne prêtant guère à conséquence physiquement, elle n'en a cure.

Miss Boxer a jeté son dévolu sur Kurtz et preuves à l'appui, elle lui tend une enveloppe bourrée de liquide. Mais du liquide solide, je précise, de bons et vrais beaux billets. Cela infléchi la décision de Kurtz qui de toute façon n'a jamais su tenir une promesse, c'est lui-même qui l'avoue.

Bref Miss Boxer en réalité est mariée avec Valentin, le disparu, chanteur sans réel talent et succès dans un cabaret. Disparu ou mort, telle est la question auquel Stan doit répondre. En guise d'indice, Miss Boxer lui remet un disque vinyle sur lequel ont été inscrits une date et un numéro de téléphone. Par contre elle ne possède pas de photo de Valentin, ce qui pour un artiste est plutôt incongru.

Alors que Stan règle son ardoise dans son bar habituel, deux individus pénètrent et le tabassent, lui laissant en dédommagement un bout de papier sur lequel, remis de ses émotions, il peut lire : Abandonnez.

Son indice téléphonique tombe à l'eau car comme le précise la Voix féminine au bout du fil, Il n'y a plus... Vous connaissez la suite. Autant noyer la déception dans un verre de whisky.

Entre deux vodkas, faut bien varier les plaisirs, Stan apprend au Flamingo par Murène, son indic attitré, que Valentin n'était pas du genre à coucher avec une femme et donc n'était pas marié. Pas de corps à se mettre sous la dent, donc pas de mort, subtile déduction, mais quand même, Stan a été payé pour retrouver Valentin et éventuellement sa dépouille. Alors Murène lui conseille de se renseigner auprès de Kathryn, chanteuse susceptible de lui fournir des renseignements puisqu'elle servait d'entremetteuse entre le disparu et de jeunes hommes.

Il rencontre à nouveau les deux gus, dont un se prénomme Gus justement, mais il a présumé de ses capacités pugilistiques, et il se réveille à l'hôpital. Avec une bonne et une mauvaise nouvelle à encaisser. La bonne, c'est qu'il est vivant. Pour le lecteur aussi, c'est une bonne nouvelle, car le bouquin n'est pas terminé. La mauvaise nouvelle réside dans cette annonce : vous avez une tumeur au cerveau et vous devez consulter immédiatement et pas plus tard que tout de suite un cervologue ou quelque chose d'approchant. Et dans ces cas là comment réagit-on ?

Bien, l'histoire continue malgré les nombreuses blessures à soigner.

 

Alors on pourrait décliner ce qui va arriver à Stan d'après les notes prises par notre détective :

Valentin Boxer, Kathryn, le Révérend, Topolski, Gina, Victor et Gus, le Flamingo, course-poursuite, crash en voiture. Raclées. Hôpital. Un quidam bouffé par les rats au fond d'un cargo. Je notai tout. L'impression de remplir mon propre testament.

 

Je sais, écrit comme ça, cela semble un peu fouillis, d'autant que certains épisodes vous ont échappé. Normal, c'est une synthèse. Vous allez vous demander, par exemple, mais qui est Gina ? Tout ce que je peux vous confier, sans trop déflorer l'intrigue, c'est qu'il y a de l'or en Gina...

Débutant comme un roman policier traditionnel, classique, avec un détective au portefeuille dégarni, quelque peu alcoolo, et qui pense trouver le filon avec l'intrusion inopinée d'une belle jeune femme éplorée dans son agence.

Oui, au début, un roman noir franco-américain mais comme il s'agit d'une histoire complètement décalée, le roman d'aventure débridé se profile et bientôt la silhouette d'un savant fou s'impose. Stan Kurtz aura bien du mal à résoudre cette enquête qui lui coutera un bras.

Une succession effrénée d'épisodes rocambolesques, et cet adjectif prend tout son sens, car le roman-feuilleton (une suite est prévue) est digne en tout point de ces grands feuilletonistes et romanciers à rallonge que furent Ponson du Terrail, créateur de Rocambole, Marcel Allain et Pierre Souvestre, Paul Féval, Arnould Galopin ou encore Jean de La Hire.

Stan KURTZ : Série B. N°1/6. Editions Fleur Sauvage. Parution le 4 septembre 2015. 214 pages. 8,00€. Version numérique 3,99€.

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