Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 10:44

Hommage à Paul Gerrard né le 21 février 1908.

Paul GERRARD : La chasse au dahu.

Comme c'est dur d'être une garde d'enfant et de se faire kidnapper à la barbe et au nez le bambin dont on a la charge.

Ainsi mademoiselle Lincke, pour qui le petit Mick est un rayon de soleil dans une vie éprouvée, ne peut empêcher l'enlèvement de celui-ci dans l'immeuble même de ses parents.

A l'origine un couple qui a minuté de façon minutieuse ce rapt qui devrait rapporter beaucoup d'argent. Le père, gros industriel lyonnais, ne se fait pas tirer l'oreille pour le paiement de la rançon.

Au lieu de rendre le bébé, pourquoi ne pas exiger une nouvelle dose d'argent frais ? C'est ce que se disent Vicky et Carlo, les ravisseurs, mais pour cela, il faut brouiller les pistes. A bord d'une 2CV, véhicule banal s'il en est (à l'époque), ils parcourent la Haute-Savoie. Mais ce qui n'était qu'une balade devient vite une cavalcade puis une fuite.

Un autre couple de malfrats, qui ont flairé une occasion d'empocher facilement de l'argent, se lance à leur poursuite. Le drame couve avec pour enjeu le petit Mick.

 

Dans La chasse au dahu, ou encore La javanaise, c'est un enfant qui est au centre du récit, rendant celui-ci bouleversant et au combien toujours d'actualité.

Paul Gerrard décrit des faits réels, ne s'embarrassant pas de fioritures fantaisistes.

Comme l'a si bien écrit Gilles Costaz dans un article consacré à Paul Gerrard, pour celui-ci la vie et les romans policiers sont des jeux d'adultes. Ce sont des textes noirs dont la force tient dans la sobriété du style.

Première édition collection Un Mystère N°526. Presses de la Cité. Parution 1960.

Première édition collection Un Mystère N°526. Presses de la Cité. Parution 1960.

Ayant connu son heure de gloire dans les années 1950/60, aussi bien sous ce nom que celui de Paul Berna, pseudonyme utilisé pour rédiger des livres pour enfants et adolescents, Paul Gerrard était revenu en grâce à la fin des années 1980, grâce à la réédition de ses romans soit en format poche, soit en Intégrales. Aujourd'hui il est à nouveau retombé dans l'oubli, mais un véritable romancier ne meurt jamais, et il est à parier que dans quelques années il reviendra sur les étals des libraires.

 

Paul GERRARD : La chasse au dahu.

Paul GERRARD : La chasse au dahu. Collection le Masque Jaune N°1945. Editions Librairie des Champs Elysées. Parution février 1989. 186 pages.

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Gaspésie 22/02/2016 17:33

Re-bonjour et merci pour cette réponse super rapide !

Je n'ai pas eu l'impression que sa pagination fausse la qualité du texte: tout est dit en 170 pages. Ce n'est que la dichotomie de la construction qui me gêne. Sans ce curieux choix ce roman serait une réussite presque complète.
euh... Sur la photo de la couverture de l'exemplaire "Un mystère" que vous présentez, Gérard est également écrit avec un seul R.

Puisqu'il est 17h32, bonne soirée...

Oncle Paul 22/02/2016 18:20

Désolé, j'avais regardé (vite fait) la couverture du Masque de verre, ce qui évidemment m'avait induit en erreur ! Quant au choix de la construction, faudrait que je me replonge dans le Hard Boiled Dick qui est consacré à Sabran/Gerrard/Berna.... Et bonne soirée également et bonnes lectures...

Gaspésie 22/02/2016 16:38

Bonjour,

J'ai lu ce titre au début du mois sous la signature de Paul Gérard (avec un seul "R") dans la collection "Un Mystère" et l'ai trouvé aussi bouleversant qu'irritant et finalement décevant. L'émotion que suscite la lecture de ce roman tient évidemment au fait qu'il raconte l’enlèvement du petit Mick traité par ses ravisseurs comme une marchandise et un paquet encombrant.L'irritation vient de péripéties que l'auteur aurait pu traiter de façon à ce qu'elles n'apparaissent pas comme de simples coïncidences. La déception résulte de la construction du texte qui enchaîne deux parties trop distinctes, d'abord les faits puis l'enquête, donnant l'impression qu'un roman de procédure policière succède à un "thriller". Sans cette juxtaposition qui m'apparait comme un gros défaut le roman aurait été autrement réussi et les qualités qu'il possède indéniablement, suspense, personnages, situations, rythme, étude du milieu social dans lequel il se déroule aurait été magnifiées.

Bonne journée

Gaspésie 22/02/2016 18:45

Au programme de la soirée ce sera "Un fauteuil en enfer" de Henry Kane un titre que j'espérais trouver depuis longtemps et sur lequel j'ai fini par mettre la main hier. C'est également (et malheureusement) le dernier "Peter Chambers" qui manquait à la collec.

Oncle Paul 22/02/2016 16:53

Bonjour
Pourtant Gerrard sur la couverture de Un mystère (voir la photo) possède bien ses deux RR. Alors s'agit-il d'une réédition ?
Quant au roman lui-même, effectivement il existe une dichotomie. Mais l'auteur ne pourra plus nous en dire plus. Est-ce volontaire ? Une volonté de l'éditeur ? Besoin de respecter la pagination qui fait que l'auteur n'a pu s'exprimer totalement. Je pense qu'aujourd'hui, contrairement aux années 60, ce roman posséderait peut-être le double de pages, et le tout serait dilué dans la construction. Les auteurs peuvent se permettre d'écrire de nos jours des pavés, ou non, mais il leur suffit juste de trouver l'éditeur adéquat. Du moins c'est ce que je pense.
Bonne semaine...

Présentation

  • : Les Lectures de l'Oncle Paul
  • Les Lectures de l'Oncle Paul
  • : Bienvenue dans la petite encyclopédie de la littérature populaire. Chroniques de livres, portraits et entretiens, descriptions de personnages et de collections, de quoi ravir tout amateur curieux de cette forme littéraire parfois délaissée, à tort. Ce tableau a été réalisé par mon ami Roland Sadaune, artiste peintre, romancier, nouvelliste et cinéphile averti. Un grand merci à lui !
  • Contact

Recherche

Sites et bons coins remarquables