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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 14:10

Et pourtant, il parait qu'il vaut mieux avoir de

mauvaises critiques que pas de critique du tout...

Max Allan COLLINS : Un week-end tuant

Un critique, de romans policiers ou autres, cela aide un auteur à se faire connaître du grand public. Nous sommes d'accord. Mais qu'il dénigre systématiquement la production littéraire d'un romancier, cela va bien un certain moment, mais au bout d'un certain temps l'écrivain ainsi incriminé commence à voir rouge.

Et pour Mallory, romancier qui passe à côté de la célébrité à cause d'un tordu du nom de Kirk Rath, cette situation devient vite intolérable.

Ce n'est pas parce qu'il n'est pas le seul à être dans ce cas de figure, que ses confrères eux aussi sont en butte au même genre de sarcasmes, que cela lui met du baume au cœur. Et s'il ne se contrôlait pas, sûr que Kirk Rath passerait un mauvais quart d'heure s'il avait l'occasion de l'avoir en face de lui.

Invité à une murder-party, espèce de jeu de rôle grandeur nature dans lequel les participants à cette réunion sont les suspects, l'assassin et la victime d'un meurtre supposé, Mallory retrouve quelques-uns de ses confrères qui sont également des amis pour la plupart.

La présence de Kirk Rath porte l'atmosphère à son paroxysme. Heureusement celui-ci n'est là que pour quelques heures, ayant été désigné pour figurer la victime. Une hypothèse que beaucoup de personnes présentes aimeraient bien voir tourner à la réalité.

D'ailleurs Mallory, de la fenêtre de sa chambre, croit assister à l'assassinat de l'odieux personnage. Hélas, ce n'était qu'une mise en scène ! Quoi que...

 

Il y a bien longtemps que je ne m'étais autant amusé à la lecture d'un romans policier. L'humour y est présent à tout instant, et personnages fictifs et réels s'entremêlent habilement.

Max Allan Collins, qui nous avait habitué à la reconstitution des années 1930, de la prohibition, et de la grande époque des Dillinger, Al Capone ou Elliott Ness, a écrit avec Un week-end tuant un excellent roman qui aurait mérité d'obtenir le Prix du Roman d'Aventures 1989.

Mais on peut toujours se demander s'il n'existe pas un fond de vérité dans cette intrigue, et si Max Allan Collins ne désirait pas régler quelques comptes, quelques divergences avec un chroniqueur littéraire.

 

Max Allan COLLINS : Un week-end tuant (Nice Weekend for a Murder - 1986. Traduction de Georgia Etienne). Le Masque jaune N°1966. Parution septembre 1989.

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commentaires

Le Papou 18/12/2015 19:39

Un peu d'humour ne peut pas nuire. Le moins drôle sera de le trouver.
Le Papou

Oncle Paul 19/12/2015 15:24

Je compatis avec toi Papou... L'humour est de moins en moins présent dans les romans policiers, et je regrette le bon temps de Charles Exbrayat, Craig Rice et quelques autres...
Amitiés

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  • : Bienvenue dans la petite encyclopédie de la littérature populaire. Chroniques de livres, portraits et entretiens, descriptions de personnages et de collections, de quoi ravir tout amateur curieux de cette forme littéraire parfois délaissée, à tort. Ce tableau a été réalisé par mon ami Roland Sadaune, artiste peintre, romancier, nouvelliste et cinéphile averti. Un grand merci à lui !
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