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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 12:20
Jean AMILA : A qui ai-je l'honneur ?

La question qui tue...

Jean AMILA : A qui ai-je l'honneur ?

Pour avoir tué ou gravement blessé deux malfrats à mains nues, Georges Guillot dit le Gorille de Ville-d'Avray, a passé cinq ans en prison.

Depuis sept ans, il travaille chez Francis, un garagiste de Bercy, et s'est même marié avec Yvette, la fille de son patron. Une vie calme et paisible dont la sérénité est troublée par l'intrusion d'un quidam prénommé Francis, qui lui demande des explications concernant un hold-up exécuté des années auparavant par un de ses anciens compagnons de cellule, Daubrac.

Menacé, Geo se sert de ses poings et laisse Francis pour mort. Rentré chez lui, il répond à un coup de téléphone émanant d'une femme s'inquiétant de Francis et qui lui laisse son numéro, puis il avoue à sa femme et à son beau-père ses antécédents et les événements qui viennent de se dérouler.

Prié de partir il revient quelques heures après pour retrouver son patron amoché, des bons soins organisés par un homme portant rosette de Légion d'Honneur. Quant à sa femme elle a été enlevée par le fameux Francis. Yvette séquestrée dans un manoir normand au bord de la mer profite de l'absence de Francis pour visiter les lieux et découvre à la cave le cadavre mutilé d'une femme macérant dans un jus gélatineux.

Francis est retrouvé décédé des suites des coups portés par Geo et Yvette est surveillée par de nouveaux anges gardiens. Ils réceptionnent au manoir l'homme à la rosette qui est venu de la capitale par hélicoptère. Pendant ce temps Geo demande à Carabi, l'un de ses ex-compagnons, de l'aider. Celui-ci le branche sur Lentraille un officier de police. Grâce au numéro de téléphone noté par Geo, ils localisent une certaine Gisèle qui est de connivence avec les ravisseurs, des barbouzes à la recherche du magot de Daubrac.

Le commissaire Verdier demande à Lentraille de laisser tomber, ce qui est contraire à la déontologie du flic. Lentraille démissionne oralement. Geo, Carabi, Lentraille et Gisèle partent pour Lisieux avec la ferme intention de joindre la femme de Daubrac. Lentraille est obligé d'avaler une nouvelle pilule amère: un certain Milo connaît l'adresse de Daubrac seulement Milo est fiché pour avoir tué un flic. Le périple se prolonge jusque vers Bayeux, Geo et Carabi dans une voiture, Lentraille et Gisèle dans l'autre. Gisèle reconnait dans la nuit ce qu'elle appelle le tank, un véhicule spécialement équipé pour provoquer des accidents de la circulation.

 

Dans ce roman où l'on retrouve en arrière plan le commissaire Verdier, qui une fois de plus plie devant l'intimidation de ses supérieurs, nous assistons à un épisode occulte de la vie des Services Secrets et à une façon originale de pallier une pénurie de fonds. Une trame policière pour impliquer ce qui devient une obsession dans le paysage littéraire de Jean Amila : les Services Secrets et le colonel Foderch.

Le rocambolesque effréné de Terminus Iéna n'est plus de mise et c'est le quotidien qui prend le pas. Une aventure plus terre à terre dans laquelle le simple quidam en marge de la loi pourrait un jour tomber sans devenir un super héros. Etre frustre, Geo est sauvé justement par une certaine naïveté puisqu'il se fie plus à sa force de frappe qu'à ses neurones. Mais qu'en serait-il dans la vie quotidienne ?

 

Stomato quoi ? - Disons dentiste, si vous l'avez mieux en bouche.

Curiosité.

Alors qu'une partie de l'action se passe dans la Manche, il est curieux de trouver un personnage qui se prénomme Milo, diminutif d'Emile, mais n'a rien d'une Vénus.

 

Réédition Carré Noir N°459. Parution le 4 janvier 1983. 224 pages. 3,80€.

Réédition Carré Noir N°459. Parution le 4 janvier 1983. 224 pages. 3,80€.

Jean AMILA : A qui ai-je l'honneur ? Série Noire N°1683. Parution 27 juillet 1974. 192 pages.

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Published by Oncle Paul - dans Spécial Série Noire
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Jérôme Jukal 30/10/2015 17:43

Bonjour Oncle Paul,
Voici un bon souvenir de lecture d'un Amila qui ne dépare pas du reste de son œuvre. Un rythme assez soutenu, une intrigue qui implique un pauvre type rangé des voitures depuis longtemps... Amila savait y faire pour nous distraire tout en décrivant une société qui engrangeait les affaires.
Amitiés.

Oncle Paul 30/10/2015 17:49

Bonjour Jérôme
Effectivement, et s'il vivait encore, Jean Amila aurait encore de quoi écrire. Les temps ont changé mais l'histoire se répète dans ce qu'elle a de plus négatif et de pervers
Amitiés

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