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31 juillet 2015 5 31 /07 /juillet /2015 12:06

N'y voyez aucune connotation religieuse !

Franklin JAMES : La môme Casse-burettes

Dans le train qui la conduit du Texas jusqu'à Chicago, Madelon Richards, dite Mickey, pense.

En cette année 1945, elle n'a que vingt-cinq ans et a déjà connu des nombreuses expériences plus ou moins malheureuses. Elle vient de passer un an chez son père à dresser ses chevaux. Et elle se rend à Chicago vérifier la comptabilité et les affaires fiscales du Silver Star, l'affaire dont elle est propriétaire avec Rickey, une sorte de complexe hôtelier avec aérodrome, fournissant également des plats à l'usine d'armement sise non loin.

Mickey pense. A sa mère et à sa fille de six ans, installées en Suisse, à ses deux maris, Victor le premier et père de la fillette de six ans, décédé, et surtout à Rickey, porté disparu à Burma (le nom anglais de la Birmanie) deux ans auparavant.

Un mauvais rêve s'est imposé dans son esprit peu de temps auparavant lors d'une période d'endormissement. Muée en sergent de ville, poursuivie sur la plage de Coney Island par des bucherons, chevauchant des enfants, s'aplatissant dans le sable et entendant l'un des gamins s'écrier : Sa tête est partie.

Heureusement son voisin, un marin, lui fait la causette, lui parlant de jazz et surtout d'un orchestre dirigé par Charlie Carlin.

Elle s'installe au Duchesse de Kent, où elle est accueillie comme une princesse par le directeur qui la connait bien avant se rendre au cabinet d'avoués dont le juge Purnell qui gèrent ses affaires. L'un des associés possède des intérêts dans l'affaire, mais Purnell se demande pourquoi Mickey garde celle-ci. C'est par pur sentimentalisme affirme-t-elle. A ce moment se produit l'intrusion d'Hiram Bolter qui annonce la mort d'Otto Schubert.

Panique à bord car Otto a été retrouvé décapité dans la chambre froide des cuisines où il officiait comme cuisinier hors pair. Le rêve, ou cauchemar de Mickey est concrétisé. Elle connaissait Otto de longue date, car il avait été auparavant employé chez sa mère. Hiram lui est le comptable de la société. Selon lui Otto était net, mais des hommes louches trainaillaient le soir sur le parking du Silver Star.

La police est prévenue, et Mickey, en fouinant dans la chambre froide s'aperçoit que les carcasses de bœufs ne sont pas estampillées. Les restrictions ont cours aux Etats-Unis, à cause de la guerre. Elle se demande donc si un trafic de viande au marché noir n'aurait pas été organisé. Tandis que les flics se demandent eux si Otto n'aurait pas eu des accointances avec un parti nazi américain, ses origines ne plaidant pas pour lui. Il s'était réfugié aux USA un peu avant la guerre fuyant le régime imposé par Hitler.

Mais il faut penser avant tout à satisfaire la clientèle, qui vient se délasser au son de l'orchestre de Charlie Carlin deux fois par semaine, et déguster les petits plats qui seront préparés, suite à la défection inopinée d'Otto, par la femme de Johnson, l'homme de confiance.

 

Policiers municipaux, du comté, le FBI et des représentants du fisc ou encore du Ravitaillement, vont grenouiller entre les jambes de Mickey, extrapolant toutes les suppositions, tandis que des patrons de boites de jeu, des malfrats, des musiciens, des individus peu recommandables et d'autres qui le sont un peu plus s'interposent essayent de s'interposer dans ses affaires.

Mais Mickey, malgré son jeune âge, n'est pas née de la dernière pluie, et elle ne s'en laisse pas conter ni compter. Pour preuve elle balance du 18e étage de la chambre qu'elle occupe un individu peu estimable, et ce sans barguigner. Elle fume et boit de pleins verres de Bourbon whisky et de scotch ainsi que d'autres mixtures qui s'accommodent fort bien avec sa gorge, son estomac et sa faculté de raisonnement.

Un roman un peu fouillis, alambiqué, complexe comme certains des romans de Peter Cheney, dans lequel le rôle des divers protagonistes n'est pas toujours bien défini. Et l'alcool coule à flots.

A noter que Mickey Richards, l'héroïne, est la narratrice et s'exprime à la première personne.

 

Hélène Hécat, a également traduit pour les Editions du Scorpion et la Série Noire des romans de James Hadley Chase, William Peter McGivern et Catherine L[ucille] Moore.

Vous êtes la plus jolie femme du monde mais vous ne cherchez pas à en tirer avantage. J'ai toujours désiré une femme qui serait capable de se comporter en homme... une fois sortie du lit.

Franklin JAMES : La môme Casse-burettes (Killerin the kitchen. Traduction de Hélène Hécat). Collection Les Romans Noirs. Editions du Scorpion. 4ème trimestre 1949.

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Published by Oncle Paul - dans La Malle aux souvenirs
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