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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 09:57
MARIE ET JOSEPH : La grande arpente des champs d'en bas.

Des champs Elysées non bitumés...

MARIE ET JOSEPH : La grande arpente des champs d'en bas.

Par la faute d'un chauffard, Line, bientôt 18 ans, est morte.

Un ouvrier agricole un peu innocent, le berdin, est en plein désarroi et raconte avec ses mots à Selve, le musicien qui était son amant, combien il aimait Line. Selve est assommé par le père de Line, au cours de la cérémonie mortuaire. Le fermier radin n'appréciait pas que sa fille sorte avec un homme qui de plus avait le double de son âge.

Selve est abordé à la fin d'un bal par Laurence, la meilleure copine d'école de Line. La jeune fille veut lui remettre une valise que la morte lui avait confiée. Un inconnu convoite également cette mallette puisqu'il s'est introduit chez Laurence. Selve le poursuit mais l'homme parvient à lui échapper utilisant un matraque à pile, laissant son butin composé de lettres et de billets de banque sur la chaussée et son arme. Selve, en lisant les bafouilles, apprend qu'il n'était pas seul en lice.

Line sortait avec un de ses professeurs, lequel lui a écrit ces déclarations enflammées. Il rencontre son concurrent chez lui et le moleste. L'enseignant nie avoir fourni de l'argent à sa maîtresse et avoir tenté de récupérer ses missives. Sa femme, qui entre temps est rentrée de promener le chien, remet les pendules à l'heure. Le soir de l'accident elle a surpris une conversation téléphonique de Line qui demandait à son mari de la rejoindre parce qu'elle avait de gros ennuis.

Selve récapitule les faits à Gabor, son ami éducateur, et ils se demandent si une histoire de drogue ne se cacherait pas sous cet accident qui pourrait bien être un assassinat. Les deux hommes se rendent à l'endroit où l'inconnu a faussé compagnie à Selve. Un clodo, qui se prétend le gardien du temple - ils sont dans un cloître en ruine - n'est pas le seul habitant des lieux. Deux quidams ont élu domicile, mais seul Tcharsi y est présent. Marcosias a disparu.

Selve oblige Tcharsi, en employant les grands moyens, de lui révéler les tenants et aboutissants de cet avatar. Line servait de dealer à Marcosias, ayant besoin d'argent pour assouvir ses envies de voyage. Tcharsi avait voulu voler la valise, lui aussi pour partir, se rendre au Népal. Seulement Marcosias a disparu. Entre deux bouffées d'herbe et deux molestages, la mémoire revient à Tcharsi. Ils se sont rendus avec Marcousias dans une ancienne briqueterie non loin de la ferme du père de Line. Tcharsi, Selve et Gabor se rendent sur les lieux. Marcousias ne donnera plus jamais signe de vie : les trois hommes découvrent son corps dans un wagonnet. Alors Tcharsis révèle enfin tout ce qu'il a vu ce soir là : Line est arrivée avouant qu'elle avait de sérieux ennuis.

Prié de s'éloigner il comprend que la jeune fille a du perdre la came. Puis il assiste à une séance de gâteries sexuelles. Mais il n'est pas seul. Un inconnu juché sur le toit est ulcéré par ce qui se passe et leur jette des pierres. Tcharsis prend la tangente et trouve près d'un véhicule la fameuse trique à pile.

 

Loin de Paris et de sa grande truanderie, voici une histoire rurale narrée avec lyrisme par Marie et Joseph.

La province, même la plus reculée n'échappe pas à l'invasion de la drogue, et les jeunes filles désireuses de s'échapper d'un univers qu'elles jugent étouffant ou dont l'avenir reste calqué sur celui étriqué de leurs parents, s'engouffrent dans toutes les propositions dont elles méconnaissent les conséquences. Il en va de même pour les adolescents de sexe masculin.

Marie et Joseph apportent une nouvelle façon d'écrire, de raconter une histoire et de la traiter. Et le blues vous colle à la peau.

 

On dit des accidents fatals ou fataux ? a demandé le journaliste des faits-divers à son collègue dans le bistrot silencieux, mais l'autre ne savait pas trop alors dans leurs demis ils ont remis émois et orthographe, et l'article s'est intitulé "Un accident tragic".

 

Curiosité :

Le dessin de couverture dû à Donald Grant, représente la silhouette d'une femme, un sac à la main, sur un panneau qui ressemble vaguement à celui d'interdiction de s'arrêter ou de stationner.

Ce qui pourrait faire penser à une prostituée. Ce que ne reflète pas tout à fait l'histoire. L'arpente des champs d'en bas étant le nom du lieu-dit où se déroule l'action, le dessinateur se serait-il laisser berner par le titre, assez évocateur, sans avoir lu le livre ?

MARIE ET JOSEPH : La grande arpente des champs d'en bas. Série Noire N°2025. Parution novembre 1985. 192 pages.

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