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18 avril 2015 6 18 /04 /avril /2015 14:27

Dormez tranquille braves gens, le pape veille...

Mark ZELLWEGER : Panique au Vatican.

Pour Mark Walpen et son oncle Ralf, les vacances de Noël, c'est sacré. Alors même si une affaire se présente, que leurs compétences sont requises, ils ne s'attaqueront au problème qu'une fois les fêtes de fin d'années fêtées dignement.

Mark passe à Zermatt ces quelques jours en compagnie de ses jumeaux, Elliott et Zoe, ce qui lui reste de sa famille avec son père Ralph. Sa femme est morte ainsi que son autre fille dans les attentats du 11 septembre 2001.

Mais peu avant Noël Mark ne perd pas pour autant le Sword de vue. Une réunion de recrutement est programmée justement à Zermatt dans une résidence, le Gornergrat Learning Center, qui lui appartient et aménagée comme un bunker à Zermatt justement. De nouveaux membres vont être recrutés selon des profils bien définis afin de renforcer les Faucons. Mark est assisté de quelques amis fidèles, dont le colonel Paul de Séverac ou encore Rebecca Leibowitz.

Enfin il va pouvoir se consacrer entièrement à ses jumeaux, ou presque. Son amie Anook semble contrariée, mais il ne s'agit que de malentendus vite dissipés après une discussion franche. Et Mark passe beaucoup de temps à s'informer, lire les journaux ou écouter la télévision, chaînes d'infos évidemment.

Deux jours auparavant, Ralph Walpen a reçu dans son bureau à Berne une mère de famille éplorée. Son rôle de diplomate, chargé du réseau Ambassador, l'amène à régler des questions épineuses, et lorsque nécessaire c'est son fils Mark et son service de renseignement non gouvernemental, indépendant et neutre, le Sword, qui prennent le relais en solutionnant les problèmes grâce à une cellule d'actions clandestines, des hommes et des femmes super entraînés provenant de divers services et pays, n'ayant qu'un seul idéal, résoudre les difficultés sans passer par des services officiels qui sèmeraient la pagaille.

Ralph reçoit donc Hannah Parker, avocate, qui arrive directement d'Australie, Sidney très exactement. Sa fille Kathleen, qu'elle n'arrive plus à voir depuis de nombreux mois ou même à joindre par téléphone, est mariée au prince Paolo Spinola, futur grand-duc de la principauté de San Martino della Cima. Le grand-duché fait barrage, et la seule fois où elle a pu communiquer avec elle, Hannah avait trouvé sa fille effrayée et surveillée en permanence. Kathleen et le prince n'ont pas encore eu d'enfant, et elle se rend de temps à autre dans une clinique gynécologique pour des examens. Ralph promet à Hannah de s'occuper de ce cas épineux, mais pas avant le lundi 4 janvier. Il lui offre de séjourner au Matterhorn Palace, son domicile habituel à Berne et dont il est propriétaire, puis de passer Noël à Zermatt en sa compagnie afin d'étudier la question avec son fils Mark.

Mark n'est pas contre cette invitation, du moment que cela n'interfère pas la réunion familiale, de plus cela changera les idées de Ralph qui a perdu sa femme quelques années auparavant.

Noël et le 1er de l'an sont passés, les affaires vont pouvoir reprendre, et c'est chargé.

Plusieurs événements se bousculent, se télescopent, comme autant de comédons, d'éphélides, ou de furoncles sur la face du monde.

Des incidents violents, et des attentats se produisent en Chine et au Tibet et tout naturellement le gouvernement chinois accuse les Tibétains et le Dalaï-lama d'en être à l'origine.

Au Vatican quatre cadavres sont découverts en début d'après-midi dans la résidence personnelle du commandant de la garde. Ce dernier ainsi que sa femme, un caporal et un hallebardier ayant tous succombé à une balle de 9mm. Selon le porte-parole du Vatican, le caporal aurait perpétré ce crime avant de se donner la mort.

Le Pape Anastase V, nouvellement élu et Chinois d'origine, se fait remarquer par ses prises de position nettement plus humaines que ses prédécesseurs. Et il veut faire le grand ménage parmi le clergé et permettre que les prêtres pédophiles soient jugés. En ce début d'année il entreprend un long voyage qui le mène d'Australie jusqu'à Hong-Kong. Seulement arrivé à Hong-Kong, un communiqué précise qu'étant malade, sa tournée est pour le moment ajournée. Le SRAS ou le H1N1, quelque chose dans ce genre l'obligerai à se calfeutrer dans sa chambre d'hôtel. Mais selon quelques sources autorisées, il aurait été enlevé.

Le 5 janvier Ralph Walpen est à Paris et il a un rendez-vous dans un café avec un représentant spécial qui n'est autre que Tenzin Gyatso. C'est à dire le Dalaï-lama en personne qui souhaite que la Task Force dont Ralph Walpen est le représentant, et le Sword dirigé par Mark, enquêtent sur les accusations d'attentats et incidents diplomatiques entre son pays et la Chine. Il est persuadé que les Tibétains n'ont rien à voir dans ces événements tragiques, même si les plus jeunes semblent moins pacifistes que leurs ancêtres.

La cellule de crise du Sword est activée et tandis que neuf membres des Faucons, répartis en trois groupes vont procéder à l'exfiltration de la princesse de la clinique où elle est en résidence surveillée, d'autres vont s'infiltrer au Népal afin de découvrir l'origine des attentats.

Ralph honore un autre rendez-vous qui lui a été proposé, sinon imposé, à Pékin dans le cadre de ses fonctions de diplomate. Le président chinois Zhang Ying Ye le rencontre en personne et en toute discrétion. Il se défend d'être à l'origine des attentats, et de plus d'avoir eu une discussion fructueuse avec le pape Anastase V, concernant de nombreux points politiques et servant d'entremetteur entre Tenzin Gyatso et lui-même. Et à la tête du gouvernement chinois, les conflits d'intérêt et de personnes ne manquent pas.

 

 

Bien que l'auteur affirme que toute ressemblance avec des personnages ou des événements existants ou ayant existés, ne serait que pure coïncidence, le lecteur ne pourrait s'empêcher de plaquer des noms et des visages sur certains des figurants de cet ouvrage, et se remémorer des événement ayant défrayé la chronique quelques années auparavant. Par exemple l'assassinat au Vatican, le 4 mai 1998, d'Aloïs Estermann, le chef des gardes suisses, nommé la veille, de son épouse et d'un jeune vice-caporal de la garde. Selon l'enquête menée en interne, ce jeune garde, Cédric Tornay, aurait laissé une lettre de suicide adressée à sa mère et justifiant son geste. Mais la mère a toujours refusé d'accepter les faits tels qu'ils ont été supposés se dérouler, mettant en doute l'authenticité de cette lettre.

Quant à la Principauté de San Martino della Cima et la princesse Kathleen Parker, australienne, on n'est pas obligé de les comparer avec une célèbre principauté enclavée de la Côte d'Azur et dont une princesse est d'origine rhodésienne (le Zimbabwe actuel) et ancienne championne de natation sud-africaine. Tout ceci n'est que coïncidences.

 

C'est méthodique, précis, méticuleux, comme assemblé par un horloger helvète minutieux mais c'est également lent et longuet même si c'est calibré à la seconde et au millimètre près. Si le récit en lui-même est intéressant, cela traîne en longueur et perd de sa force, de son intérêt par des dialogues, notamment lors des prises de décision, et des descriptions interminables, à l'instar des diplomates qui expriment en trois heures ce qui pourrait être dit en trois minutes.

Ceci n'est pas destiné à un lecteur boulimique pressé de connaître l'épilogue mais plutôt à un amateur de jeu de stratégie, ou tout doit être pensé, mesuré, analysé, prévu, avec des solutions de rechange en cas de défaillance dans l'accomplissement d'une opération.

Evidemment l'auteur se base sur sa propre expérience et de ses connaissances approfondies de la géopolitique internationale et de sa compréhension des services secrets, puisque, nous l'apprend la quatrième de couverture, il a été conseiller spécial auprès de directions des actions clandestines appartenant à de grands services de renseignements.

 

Mark ZELLWEGER : Panique au Vatican. Thriller. Editions Eaux Troubles. Parution le 26 février 2015. 522 pages. 23,00€.

 

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commentaires

Velidhu - Que Lire ? 27/04/2015 08:21

Bonjour Paul,

Je découvre votre blog avec cette critique publiée sur le groupe FB "Passion Lecture".

Je n'ai pas le même avis que vous car j'ai vraiment dévoré ce livre qui est long, ça j'en conviens. Mais je crois que mon intérêt est justement venu de toutes ces explications et détails sur l'organisation des missions. Il faut dire que je ne lis pas énormément de romans policiers et dans celui-ci, le côté hautement sympathique des personnages m'a aidé à me plonger dans le récit. Pour résumer, je trouve que c'est un roman d'espionnage assez féminin au final. Sur ce, je m'en vais lire quelques-uns de vos articles! Bonne journée. Audrey - Que Lire?

Oncle Paul 27/04/2015 10:13

Bonjour Audrey
Chaque lecteur possède sa sensibilité et ses attentes ne sont pas forcément les mêmes que ceux qui lisent le même ouvrage. Je préfère les ouvrages courts, concis, dans lesquels l'action prédomine. Vous avez raison sur l'intérêt de ce roman, mais il aurait gagné, à mon humble avis comme on dit, à être plus ramassé, perdant dans le délayage de sa force d'évocation. Il s'agit d'un roman à l'américaine où tout est disséqué, trop pour moi. Il en faut pour tous sinon cela servirait à quoi qu'il y ait tant d'auteurs, de collections, de maisons d'édition... A chacun son choix et c'est bien comme ça.
bien à vous et bonne semaine de lectures.

Claude LE NOCHER 20/04/2015 11:31

Salut Paul, Pierre,
Pour raconter les coulisses, j'ai lu ce roman par tranches d'une cinquantaine de pages chaque jour, en parallèle d'autres livres. C'est ainsi que je l'ai trouvé plutôt sympathique, car vouloir le "dévorer" ne me paraissait pas une bonne idée.
Merci pour le lien.
Amitiés.

Oncle Paul 20/04/2015 11:51

Bonjour Claude
C'est ce que j'ai fait à peu près, mais j'aime quand il y a de l'action et moins de parlottes...
Amitiés

Pierre FAVEROLLE 18/04/2015 18:27

Salut Paul, pas convaincu non plus. Trop lent. Je trouve qu'il aurait gagné à resserrer le tout en trois livres de format poche. Mais ce n'est que mon avis. Comme il y eut dans le temps Barrabas ou Mark Hardin. Amitiés

Oncle Paul 18/04/2015 18:41

Bonsoir Pierre
Merci d'abonder en mon sens. Un bon thriller doit être rapide, et ne pas laisser le lecteur souffler entre deux actions.
Mark Hardin, de vieux souvenirs du Fleuve Noir...
Amitiés

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