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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 07:44
Al CONROY : Comme il y va !

Comme il peut, ma brave dame, comme il peut...

Al CONROY : Comme il y va !

Milliardaire, malade, Pannunzio ne peut accepter que la Mafia régisse ses pays d'origine et d'adoption.

Ne pouvant faire le grand balayage intégral, il veut s'attaquer aux parrains locaux, notamment Don Max Vigilante de Philadelphie et Don Aldo Bell de Reading, et les réduire à néant. Pour cela il embauche Johnny Morini, dont il a apprécié les antécédents et lui confie la redoutable mission d'infiltrer les deux bandes pour mieux les annihiler. La jeune femme de Morini, qui est devenu Johnny March, a appris ses antécédents et l'a quitté à la suite d'une fausse couche. Depuis il vit en compagnie de l'alcool. Aussi n'ayant rien d'autre de mieux à faire il accepte et prend l'identité d'un petit truand californien.

A Philadelphie il effectue quelques raids solitaires, volant des camions et refourguant la marchandise au receleur local, Corngold. Il joue les sommes gagnées au poker et accuse certains joueurs de connivence. Ces faits d'armes attire l'attention de Sutro, adjoint de Fava, responsable d'un "régime" de Max Vigilente. Johnny, après avoir déjoué les pièges tendus par Sutro et Fava et ayant prouvé sa valeur, se voit confié par ce dernier la mission de se faire recruter dans la bande à Bell, ce qui arrange ses affaires.

A Reading il se lie avec Franck, l'un des fils Bell mais il est reconnu par Mack, cousin de Lou, l'un des hommes de main du parrain. Mack et Lou surprennent Johnny alors qu'il cambriole pour son compte une grande surface mais Phil Rosen, jeune complice de Morini arrive à temps. Les deux hommes sont éliminés et Rosen, gravement blessé, est confié à un docteur émargeant à l'Organisation. Une opération de grande envergure est montée par Doyle, un truand qui réussit de gros coups mais n'est pas le genre à s'embarrasser de fioritures.

Morini, pressenti pour l'aider dans un cambriolage, refuse mais il peut placer un micro émetteur et connaît ainsi les coordonnées du vol. Des accrochages ont lieu entre les deux bandes rivales et les deux pontes se demandent comment enrayer cette guerre froide qui tourne au vinaigre. Doyle mène à bon terme le cambriolage projeté, avec quelques cadavres sur le terrain, et retrouve Corngold dans une cabane de pêche. Seulement Johnny est lui aussi au rendez-vous et subtilise le butin une mallette remplis de pierres précieuses.

Doyle et un de ses complices le poursuivent dans la forêt. S'ensuit un duel au bout duquel Johnny sort vainqueur. Il propose à Franck Bell un rendez-vous chez Dietrich, autre receleur, et avertit Sutro. Les deux bandes mises en présence se canardent et pratiquement seul Sutro d'un côté, les frères Bell, dont Tony sérieusement blessé, de l'autre échappent au guet-apens.

 

Johnny Morini, s'il veut, sinon démanteler la Mafia mais au moins l'affaiblir comme il est prévu à la fin du roman, aura fort à faire pour réduire cette hydre. Al Conroy, alias Marvin H. Albert, fidèle à lui-même, n'épargne pas les détails dans les scènes d'action en général, et en particulier. Sobre dans les dialogues, il s'exprime avec force dans la description des scènes de violence, et règle les combats avec minutie.

Et la phase romanesque s'efface presque derrière le documentaire, le récit, pour ne pas dire la biographie. Sérieux, Al Conroy ne lâche ses traits d'humour qu'au compte-gouttes, comme involontairement. La fibre sensible existe cependant avec la liaison, brève, entre Morini et une serveuse de bar, divorcée et désabusée.

 

Curiosité:

L'une des scènes, celle de la poursuite dans la forêt, entre deux truands et Morini, possède un grand nombre d'analogies avec une autre scène décrite dans l'épisode précédent, Soldato.

 

Al CONROY : Comme il y va ! (Death grip - 1972. Traduction de A. Vincent-Harmel). Série Noire N°1614. Parution septembre 1973. 192 pages.

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