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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 13:23
Paul W. FAIRMAN : L'échelle de verre

Il faut une bonne assurance pour grimper à ce genre d'échelle..

Paul W. FAIRMAN : L'échelle de verre

Le meurtre d'un inconnu et dans ses bagages un album empli de coupures de presse font remonter à la surface une histoire vieille de cinq ans.

Un vol de bijoux pour lequel Mike Duryea est actuellement incarcéré au pénitencier de Joliet. Rick Mason, détective privé en contrat avec la Global Indemnity ne travaillait pas encore à l'époque pour la compagnie d'assurances. Cela n'empêche pas Garrity, flic de la Criminelle, de lui rendre visite.

Duryea doit être libéré prochainement et l'émeraude Rajah n'a pas été retrouvée. La Global a dû indemniser la firme de diamantaires pour une somme de 75 000 dollars et comme prévu Rick est chargé de retrouver la pierre précieuse. Il demande à Alma Tate, la petite amie de Duryea, une entrevue mais il se fait rembarrer sèchement. Slézak, le détective de l'hôtel où elle vit, affirme connaître Rick du temps où ils travaillaient tous deux dans la police. Après réflexion Alma décide de recevoir Rick mais l'entretien tourne court, assez long cependant pour que Rick aperçoive un manteau de fourrure. Rick sollicite auprès de la vendeuse quelques renseignements puis apprend qu'Alma vient de déménager : elle réside à la morgue.

Un malfrat attend Rick à la sortie de son bureau et lui propose dans un parc une transaction sur la pierre précieuse. Les flics emmenés par Garrity ont suivi la voiture conduite par Rick et le tueur anonyme est abattu. Garrity soupçonne Rick du meurtre d'Alma mais Slézak le dédouane en affirmant avoir vu la jeune fille sortir après le départ du détective. Le manteau de fourrure a été vendu par une firme du nom de Luther et Matthews, firme qui a encaissé l'argent de l'assurance.

Wava Massey, la fille du garçon de course qui transportait le Rajah le jour du vol lui propose un rendez-vous. Son père a fondé depuis les événements une église et depuis quelques mois il reçoit des lettres anonymes de menaces, lettres qu'il a détruites. Si Luther de la firme Luther et Matthews est parti en Californie, Matthews accepte de recevoir Rick. Il avoue qu'Alma le faisait chanter puis s'enfermant dans un cabinet de toilettes, il se suicide. Arrêté, Rick séjourne en prison. Knute Frain, chef de la Brigade Criminelle, lui impute les deux meurtres et la disparition du manteau de fourrure.

Le tueur du parc a été identifié sous plusieurs pseudonymes. Libéré, Rick rend visite à Massey dans son église. Une homme qui aime les poissons rouges. Un homme serein malgré les menaces qui pleuvent sur lui. Une rencontre insolite dans la rue amène Rick vers Slézak qui avait subtilisé le manteau de fourrure et l'avait offert à une pouffiasse. Il apprend par la même occasion qu'il a bénéficié d'un alibi monté de toutes pièces. Le jour de sa libération Duryea emménage dans une chambre d'hôtel retenue depuis des mois.

 

Un roman au ton humoristique et mené tambour battant. L'action prime et chaque page recèle son lot de rebondissements. Comme tous les privés ou presque, Rick Mason ne se résout pas toujours à partager avec les flics ses découvertes, ce qui l'amène à entretenir parfois avec les représentants des forces de l'ordre des relations tendues.

Ce petit cachotier oublie que s'il se montre quelquefois plus malin qu'eux, ceux-ci possèdent l'avantage du nombre. L'enquête est peut-être plus longue mais aboutit souvent au même résultat.

Autre fait intéressant à signaler, la sensibilité et l'humanisme dont font preuve certains policiers sous des dehors bourrus et caustiques. Ainsi Rick s'était étonné que l'homme qui avait tenté de l'enlever et avait péri sous les balles des policiers ne posséda pas un dollar dans son portefeuille. Il accuse Garrity de vol mais celui-ci explique son geste. Certains de ses collègues sont morts dans l'exercice de leur fonction, et en leur mémoire il détrousse ses victimes et verse l'argent ainsi prélevé à l'Œuvre des Veuves et Orphelins de la Police. Un acte pas très moral mais il a sa conscience pour lui.

Ils paient des impôts pour avoir une police, mais, le jour où ils ont besoin d'un service, ils vont chercher un mec qui ne dispose que d'une seul pistolet et d'une seule paire de jambes. C'est complètement idiot.

Paul W. FAIRMAN : L'échelle de verre (The Glass Lader - 1950. Traduction de Noël Chassériau). Série Noire N°1242. Parution décembre 1968. 256 pages.

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