Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 12:58
Arthur MALING : Les crocs de l'agneau

L'agneau pascal ? C'est pour bientôt !

Arthur MALING : Les crocs de l'agneau

Carl Rogers, agent immobilier et demi-frère par alliance du narrateur, demande à celui-ci de lui rendre un petit service.

Se retranchant derrière des opérations chirurgicales concernant ses filles, il ne peut se rendre à Mexico porter des documents importants à son patron, Fred Farnham, de l'Internationale Immobilière. Lui-même immobilisé à cause d'une crise de sciatique, et étant momentanément dans la dèche, le narrateur associé dans une entreprise de transports accepte avec réticence ce déplacement. L'idée de changer d'air et de toucher une commission lui ôte ses derniers scrupules.

Dans l'avion le conduisant à Mexico, il fait la connaissance de Betsy invitée au mariage de sa meilleure amie avec le fils de Roberto Mendoza, un mandarin influent auprès du gouvernement mexicain. Notre héros rencontre ses contacts comme prévu mais apparemment il manque quelque chose dans la mallette que Carl lui a confiée.

Le narrateur est enlevé et laissé pour mort aux abords de la ville. Il ne doit son salut qu'à des gosses chasseurs de lézard. A l'hôpital où il est soigné, il réclame à son chevet Betsy et le docteur Mendoza à qui il narre son aventure. Jackson, un représentant du Ministère des Finances des Etats-Unis est également mis dans la confidence.

Carl Rogers devait transmettre un million deux-cent mille dollars à Farnham, connu également sous le nom de Kildare, afin d'acheter un immeuble appartenant à des Egyptiens. Mais l'argent a disparu, subtilisé par Rogers, et le narrateur qui a endossé le patronyme de son demi-frère pour des commodités douanières, est soupçonné d'avoir détourné l'argent à son profit.

De retour à Chicago, notre héros-quidam regagne son appartement. Le-dit appartement a été fouillé et il engage un détective privé-garde du corps. Carl s'est volatilisé dans la nature, en compagnie de sa maîtresse Nora, abandonnant sa femme. Incidemment on apprend qu'il est fiché et recherché par huit nations.

Le voisin du narrateur, confronté à des problèmes sentimentaux, emprunte sa voiture et périt dans l'explosion de celle-ci. Une victime innocente. Quant au détective, il est blessé par balles dans un guet-apens dans lequel devait succomber notre héros. En remontant la filière de la petite amie de Carl, l'indélicat est repéré à Las Vegas, Los Angeles et Acapulco. Le narrateur s'envole pour cette station touristique en compagnie de Jackson et y retrouve Betsy, sa voisine aéronautique de son précédent voyage.

 

On ne s'ennuie nullement à la lecture de ce roman dont le héros, un homme ordinaire, se trouve entraîné à son corps défendant dans une spirale aventureuse, lui qui aspirait à une vie quotidienne exempte de tout dérèglement.

Cependant les ficelles sont parfois un peu grosses, et surtout il trouve des alliés en la personne de Jackson et Mendoza d'une manière presqu'idyllique. En fait de l'état de quidam, il se transforme en baroudeur expérimenté ce qui dans la vie courante, même lorsqu'on est confronté à de sérieux problèmes, ne se traduit pas de façon si spectaculaire.

 

Les Mexicains entendent tellement vanter leurs capacités sexuelles qu'ils finissent par y croire.

 

Curiosité :

Alors que le narrateur reste anonyme, le fils de Mendoza qui dans la première partie de l'histoire se prénommait Luis, s'appelle dans l'épilogue Jorge. Erreur de traduction ou confusion de l'auteur ?

 

Arthur MALING : Les crocs de l'agneau (Decoy - 1969. Traduction de Roger Guerbet). Série Noire N°1380. Parution novembre 1970. 256 pages.

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

  • : Les Lectures de l'Oncle Paul
  • Les Lectures de l'Oncle Paul
  • : Bienvenue dans la petite encyclopédie de la littérature populaire. Chroniques de livres, portraits et entretiens, descriptions de personnages et de collections, de quoi ravir tout amateur curieux de cette forme littéraire parfois délaissée, à tort. Ce tableau a été réalisé par mon ami Roland Sadaune, artiste peintre, romancier, nouvelliste et cinéphile averti. Un grand merci à lui !
  • Contact

Recherche

Sites et bons coins remarquables